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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Il - Les troubles dissociatifs durables
En pratique clinique, on retrouve fréquemment ce mode de
défense chez de nombreux traumatisés. Les situations rappelant
ou
symbolisant le ou les ET vont « rallumer » l'amygdale et
court-circuiter le cortex créant un état d'anesthésie émotionnelle.
Le dépistage des patients présentant un désordre dissociatif
se fait de façon très simple en utilisant des échelles
validées.
Autres billets sur La victimologie par Gérard Lopez
1/ La
victimologie
2/ Définition de la
victime
3/
Évolution socio-historique : la victime valeur fondatrice de la culture occidentale
4/ La notion de cible
victimale
Les troubles dissociatifs – La dissociation péritraumatique
Le trouble « Personnalité multiple
» ou « trouble dissociatif de
l'identité »
1 - La dissociation péritraumatique
Au moment de l'impact traumatique, un trouble dissociatif permet à la victime de se soustraire à la frayeur qui résulte de la
confrontation avec la mort.
Sur le plan neurophysiologique, la suractivité de l'amygdale produit un court-circuitage des voies nerveuses qui relient le
système limbique et le cortex qui ne peut plus moduler la réponse émotionnelle. Cette disjonction physiologique entre le cortex et le cerveau émotionnel est visible par imagerie médicale.
La dissociation péritraumatique se manifeste cliniquement par l'inhibition anxieuse, l'amnésie des faits, le déni, mais aussi par des symptômes de dépersonnalisation ou de déréalisation. La dépersonnalisation donne une impression de détachement, laquelle transforme l'acteur des faits en une sorte d'automate ou en spectateur.
Autres billets sur La victimologie par Gérard Lopez
1/ La
victimologie
2/ Définition de la
victime
3/
Évolution socio-historique : la victime valeur fondatrice de la culture occidentale
4/ La notion de cible
victimale
Les troubles dissociatifs durables par Gérard Lopez
Le trouble « Personnalité multiple
» ou « trouble dissociatif de
l'identité »
Dr Muriel Salmona, septembre 2008
Définition La mémoire traumatique, trouble de la mémoire implicite émotionnelle, est une conséquence psychotraumatique des violences les plus graves se traduisant par des réminiscences intrusives qui envahissent totalement la conscience (flash-back, illusions sensorielles, cauchemars) et qui font revivre à l’identique tout ou partie du traumatisme, avec la même détresse, la même terreur et les mêmes réactions physiologiques, somatiques et psychologiques que celles vécues lors des violences.
Anhistorique, non-intégrée, hypersensible, elle est déclenchée par des sensations, des affects, des situations qui rappellent, consciemment ou non, les violences ou des éléments de leur contexte, et ce jusqu’à des dizaines d’années après le traumatisme.
Elle est particulièrement fréquente chez les victimes de violences sexuelles, de maltraitance dans l’enfance et d’actes de barbarie et de tortures, et elle est à l’origine des symptômes psychotraumatiques les plus graves, les plus chroniques et les plus invalidants.
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En 1935 ce patient à l'âge de 9 ans est renversé par un cycliste et est blessé à la tête.
Pour conséquences, il a des crises d'épilepsies qu'on ne pouvait calmer à cette époque.
Les crises au fil des années se faisaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes. On a vu que les structures impliquées se situaient dans le lobe temporal médian (où il y a l'amygdale et l'hippocampe).
A l'âge de 27 ans, il arrivait à une crise majeure par semaine et cela devenait ingérable, les médecins ont décidé d'intervenir chirurgicalement et enlever la partie cérébrale, foyer de l'épilepsie ils ont enlevés le lobe temporal médian et de l'hippocampe des deux côtés.
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Bernard Lechevalier Francis Eustache Fausto Viader Collectif
Paru le : 19/12/2008
Editeur : De Boeck
Collection : neurosciences & cognition
ISBN : 978-2-8041-5678-7
EAN : 9782804156787
Nb. de pages : 1016 pages
Poids : 1,77 kg
Dimensions : 17,5cm x 24cm x 5,5cm
La neuropsychologie peut être définie comme la discipline qui étudie les liens entre le fonctionnement du cerveau et le
comportement.
Elle est née, il y a plus d'un siècle, au chevet des patients atteints d'une lésion focale du cerveau provoquant un syndrome
spécifique : un trouble du langage (aphasie) ou d'autres déficits des fonctions dites supérieures (agnosie, apraxie, etc.). Le présent traité est un témoin de l'état de cette discipline à l'heure
actuelle. Cet ouvrage de référence offre une présentation exhaustive de l'ensemble du champ de la neuropsychologie clinique.
Bénéficiant des contributions des plus grands noms des neurosciences, il est structuré en trois parties et trente chapitres.
Destiné aux neurologues, neuropsychologues, neurophysiologistes, médecins, orthophonistes, il s'adresse également à tout lecteur intéressé par les Sciences humaines.
Autres billets sur Traité de neuropsychologie clinique
2/ L'amnésie psychogène ou dissociative définit selon les
critères américains du DSM IV
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