Partager l'article ! 18/ Il s'avère que c'est l'ingestion d'un médicament – l'amobarbital –, qui peut induire sous hypnose la construction des faux souvenirs, et ...
|
Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
|
Page 225
Quant à l'hypnose, Freud l'a utilisée certes, mais il l'a vite abandonnée pour de multiples raisons.
Aujourd'hui l'hypnose thérapeutique implique la recréation de l'espace transitionnel 1 comme support de toute réparation psychique.
En 1998, à l'époque où fleurissent les articles sur les « faux souvenirs » retrouvés soi-disant sous hypnose, j'ai moi-même pris contact avec Didier Michaux, professeur de psychologie à Nanterre et directeur de l'Institut français d'hypnose où j'ai effectué deux ans de formation initiale.
La formation continue dans ce domaine reste la plus passionnante qui soit en raison de la rencontre des pratiques et des praticiens qui explorent des zones encore inconnues du psychisme humain.
J'y ai notamment appris que l'on ne retrouve jamais sous hypnose d'autres souvenirs que ceux que le psychisme a déjà métabolisés et auxquels on peut avoir accès différemment ! Il s'avère que c'est l'ingestion d'un médicament – l'amobarbital –, qui peut induire sous hypnose la construction des faux souvenirs, et non pas l'hypnose seule.
1. L'espace de sécurité permet de garder un lien sécurisant avec la mère : au départ, il est créé par l'imaginaire, en complément de l'objet transitionnel – la tétine, le pouce et le doudou.
Autres billets sur l'affaire d'Outreau
2/ Outreau, la vérité abusée. 12
enfants reconnus victimes
3/ Outreau :
Les lettres de Kevin Delay au juge Burgaud
4/ 24 février 2011 – La parole de l'enfant après la
mystification d'Outreau
5/ Outreau : la télédépendance de l'opinion – « télécratie 4 » – « procès- téléréalité
»
6/ Des troubles du comportement
7/ Saint-Omer - juin 2004 :
Les enfants présumés victimes sont placés dans le box des accusés !
8/ Saint-Omer – Selon M. Monier, une telle configuration des lieux a eu un effet négatif sur le procès,
personne n'étant à sa place
9/ Saint-Omer – Mercredi 2 juin 2004 – Le procès bascule le jour des rétractations provisoires
de Myriam
Badaoui
10/ La victime envahie par le souvenir traumatique ne marque aucune pause « pour réfléchir
»
11/ Le test du Rorschach
expliqué
12/ Militantisme
association
13/ Les points de
défaillance au procès de Saint-Omer
14/ Florence Aubenas : le danger de la victime
résiliente mêlée à toutes les causes
15/ Un éclairage sur les
rétractations et les contaminations
16/ Outreau : presse &
justice – Florence Aubenas : je consulte le dossier d'instruction
17/ À propos des aveux de
l'un des accusés acquittés d'Outreau
Derniers Commentaires