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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Le 22/07/07 20:33, « Georg… » <georg@….de> a écrit :
> Ma chère Camille
> tu m'écris : il manquait des lettres dans le livre. Mon relecteur les veut. J'étais incapable de les relire. Je t'envoie celle-là insérée dans mon livre parce que je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé entre nous…"
> Je ne veux pas que tu cite mes lettres ou mon nom dans ton livre ou quoi que soit que fasse référence a mon identité.
> J'ai un droit a ma vie privée. Et malgré le grand amour qui nous a lié dans le passée (et que je n'ai pas oublié) j'avais et j'ai le droit a choisir une autre vie. Excuse moi le Français très mauvais, mais je croix que tu me comprends au moins par rapport a ce désir.
> Georg.
Freud évoque le rôle joué dans la honte par le passage du privé au public. « un auto-reproche se transforme en honte si quelqu'un d'autre vient à l'entendre ».
Berlin, 27 janvier 2006
De : Georg@Yahoo.com
Objet : Pensées
Date : 27 janvier 2006 20:39:47 GMT+01:00
À : Camille@club‑internet.fr
Ma chère Camille,
Je pense souvent à notre histoire et je me sens responsable pour tout ce qui s’est passé.
Je n’ai pourtant pas la même énergie que toi et je suis toujours impliqué beaucoup dans mon boulot. Alors, il
faut, je crois, continuer avec un peu de patience pour nos caractères et vies très différents. Entre temps, je te souhaite de tout mon cœur un peu de félicité avec ta famille ce week-end et moi
je vais la chercher aussi avec ma famille.
A très bientôt,
Georg.
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