Partager l'article ! 3/ Les idées reçues sur l'inceste par Susan Forward: Page 159 Lorsque j'ai commencé à attirer l'attention publique ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Page 159
Lorsque j'ai commencé à attirer l'attention publique sur les proportions épidémiques de l'inceste, je me suis heurtée à une forte résistance.
l y a dans l'inceste quelque
chose de particulièrement laid et répugnant qui empêche
tout bonnement les gens d'admettre son
existence. Au
cours de ces dernières années, la négation a fini par reculer devant l'évidence accablante et l'inceste est devenu un
sujet reconnu – bien que encore gênant – de discussion
publique.
Mais il reste encore un obstacle : les idées reçues sur
l'inceste. Ce sont autant d'articles de foi dans notre
conscience
collective, situés à un niveau que le doute n'atteint pas. Mais elles ne sont pas vraies et ne l'ont jamais
été.
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