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  • : Autofiction Inceste Résilience
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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 00:55
De l'emprise à la résiliencePage 51
Le langage d'injonction correspond à un message à sens unique. Son contenu impératif ne tient aucun compte de l'accord volontaire et libre de celui qui le reçoit. Il y a de la part de l'instigateur une « volonté d'obtenir un résultat prédéterminé, en dehors du dialogue, des échanges de points de vue ».
Contrairement à un ordre, l'injonction ne mentionne pas clairement la notion de hiérarchie. Elle ne permet pas à la victime de s'y opposer ou de la refuser ; elle ne laisse pas de place à la révolte. « L'injonction ne laisse pas le choix, même si elle laisse un doute chez le destinataire quant à la pertinence de l'action accomplie. » (Perrone et Nannini, 1997.)
• Injonction de culpabilité et injonction de conformité
L'injonction peut véhiculer deux types de message : conformité et culpabilité. « L'injonction de conformité » donne à la victime l'impression que la relation, telle qu'elle est définie par l'instigateur, est normale et qu'il n'a pas d'autre choix que de l'accepter. La victime doit se soumettre au système de croyance de l'instigateur. La victime ne peut pas proposer d'alternative à cette réalité imposée, sa conviction qu'elle ne peut pas changer la situation est « confortée par des réflexions sur son anormalité, incapacité ou pathologie ».
Les capacités critiques de la victime sont débordées. Le pédophile dira par exemple à l'enfant qu'il abuse : « Tous les adultes font comme ça… Il n'y a rien de mal à faire cela… ». Où l'homme violent annoncera après une altercation avec des violences sur sa femme : « Dans tous les couples, c'est comme ça… fait pas chier, il faut pas dramatiser ! »
« L'injonction de culpabilité » entraîne chez la victime un profond sentiment de malaise, car en remettant en cause la relation, il menace le lien qui l'unit à l'instigateur voire l'instigateur lui-même. Toujours dans le cas d'un pédophile à sa victime : « La famille va se détruire à cause de toi… Tu ne voudrais pas qu'il m'arrive des malheurs… » Dans le cas du sujet violent : « Tu veux appeler la police pour une claque, vas-y, envoie moi en taule… et comment tu vas élever les quatre mômes ? » La victime retourne contre elle-même la critique et s'abstient de toute condamnation de l'instigateur de la violence pour préserver la relation. « Les Allemands sont corrects. On n'a rien à leur reprocher. S'il n'y avait pas ces terroristes (la Résistance) qui les poussent à bout, il n'y aurait pas de représaillesl. » (Michel, 1975.) Cette remarque d'un cheminot français, à propos d'un convoi de résistants partant en déportation, montre chez celui-ci l'appropriation du message de l'occupant oppresseur, à l'échelle d'une politique totalitaire enjoignant conformité et culpabilité.
« L'injonction se réalise à travers les règles d'obéissance, ne pas penser pour soi- même, ne pas critiquer, accepter les principes établis par le maître, faire encore plus pour mériter, accepter les critiques sans douter, faire partie de l'élite, accepter que le maître sache mieux ce qui convient à chacun… » (Perrone et Nannini, 1997.)
1. Jean Michel, Dora, J .-C. Lattès, Paris, 1975.

Autres billets sur le livre de Jean-Pierre Vouche
1/ De l'emprise à la résilience
2/ Rupture des registres communicationnels
4/ Les violences intrafamiliales et les violences sexuelles dans les familles
5/ C’est hors de l'emprise du père que les révélations peuvent se faire
6/ L'espoir de la résilience tient au fait que la parole va arriver à poindre hors de l'emprise
7/ Animation du groupe de parole SPIP 

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Published by Jean-Pierre Vouche - dans Victime
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commentaires

Outreau en V.O. 17/04/2010 10:23



Les verdicts des procès d' Outreau concernant les enfants n' ont pas été médiatisés pourquoi ?


Au procès de St Omer : 15 enfants ont été reconnus victimes de viols, agressions sexuelles , proxénétisme et corruptions de mineurs. Au procès en appel à Paris ils n' étaient plus que 12 après
l'interrogatoire brutal-selon les témoins- des avocats de la défense. Pour plus de lucidité et d' objectivité sur cette affaire lire :


"Outreau la vérité abusées" chez Hugo et cie 


Marie-Christine Gryson-Dejehansart



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