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  • : Autofiction Inceste Résilience
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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 07:25
A Mme Pau-Langevin, M. Blisko, Mme Filippetti et M. Raimbourg, députés siégeant à la commission des lois le 8 avril 2009
par Jeanne Colin

A Mme Filippetti

Vos objections reposent essentiellement sur ce que vous pensez être le ressenti des victimes et votre analyse rapide du tabou social. Rien de tangible et de concret là dedans, il ne s'agit que de vos propres croyances. Il est regrettable qu'en tant que député, vos réticences face à un projet de loi ne trouvent pas d'autres fondements.

Commentant l'analyse de Mme Fort, vous avancez:
"Vous écrivez également, dans l’exposé des motifs, que l’inceste est un « déterminant majeur » des tentatives de suicide, de l’anorexie, des addictions aux stupéfiants et à l’alcool et de l’échec scolaire. Ce faisant, vous allez culpabiliser les victimes. Elles souffrent toutes, mais sans être nécessairement affligées par tous ces maux : comme l’a montré Boris Cyrulnik, il existe des phénomènes de « résilience »."
Alors parce que certaines victimes "arrivent" à faire en sorte que leurs souffrance soient plus discrètes, c'est à dire moins embarrassantes et moins coûteuses pour la société, il faudrait éviter de considérer les maux des autres? Vous estimez que le fait de dire et prendre en compte la réalité (effectivement, l'inceste est un déterminant majeur des symptômes cités) risque de culpabiliser les victimes que vous classez résilientes. Qu'en savez-vous? Avez-vous seulement conscience que vous ne faites là que ressortir une des nombreuses injonctions au silence qui, au choix, enferment des milliers de victimes dans la censure de leurs souffrances, ou les incitent à courir après une "résilience" qui ne sera jamais qu'un déni de leur douleur, déni alimenté par les attentes d'une société qui ne veut rien en savoir?

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