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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 15:18

Quelques mots sur Van Der Weele :

Teo Ven Der Weele est thérapeute missionnaire en Asie et en Europe depuis une trentaine d'années. Actuellement, il est aumônier du personnel de l'hôpital psychiatrique chrétien hollandais subventionné par le gouvernement. Il a enseigné dans de nombreuses écoles de Jeunesse en Mission et il est impliqué dans la formation de conseillers laïcs



Téo développe la notion du pardon de cette manière :

Le conseiller doit être parfaitement au clair avec cette notion du pardon. Il ne s’agit pas de faire pression sur l’abusé pour qu’il laisse son passé derrière lui. L’abuseur peut lui-même avoir utilisé ce terme pour prouver à sa victime à quel point cette dernière est “mauvaise” car elle ne pardonne pas…

Non. Pardonner, dans le Nouveau Testament, a la même racine que “délier, libérer”. Si l’on est sans cesse obnubilé par son abuseur, c’est qu’on est encore lié à lui (on se souvient des relations sexuelles qui font effet de colle). Pour Téo, “se libérer, c’est se concentrer sur l’avenir, sur nos propres choix, même si notre abuseur refuse d’admettre ce qu’il a fait ou minimise l’ampleur de ce qui est arrivé. Les concepts fondamentaux liés au pardon sont la repentance et la confession.” (p. 100)

Toujours pour Téo, “le sujet du pardon ne peut être dissocié de l’enseignement biblique sur la justice.” Un des piliers de cette justice est que toute personne responsable de ses actes doit subir les conséquences de son comportement. Si ce n’est pas le cas, il y a injustice, ce que les abusés supportent très mal lorsqu’ils en sont victimes. Leur ardent désir de justice s’associe avec celui de vengeance, ce qui est un besoin normal. Pour Téo,” la rage est une réaction justifiable face à l’injustice.

Les survivants d’abus doivent apprendre à se mettre en colère mais sans pécher” (Ephésiens 4.6) (p.  104)


Selon Téo il y a deux étapes pour vivre le pardon :

1. Vouloir se venger après un abus grave est naturel et biblique et le nier c’est nier la souffrance et la gravité de l’acte abusif. Alors que faire ? Nous avons un autre moyen d’exprimer ce désir de vengeance - que la vengeance elle-même : C’est l’apporter - sans la nier - à Dieu qui fera justice mieux que nous.  Il réglera lui-même ses comptes avec celui qui nous a offensés. (Romains 12.19) (p. 105) Cet acte de s’en remettre à Dieu va libérer le survivant non seulement de son désir de vengeance mais aussi de son offenseur car le désir de vengeance lie l’offensé à l’offenseur.

 

2. Le pardon inclut « le concept de se détourner de ses offenseurs. C’est un aspect important pour entrer dans la guérison du passé. » (p. 105) Il semble que « le problème ne soit pas ce qu’on nous a fait, ni même qui nous l’a fait, mais ce que nous avons ressenti ». (Selon des notes de séminaires) (p. 105)

 

“Pardonner, dit Téo, c’est choisir avec bon sens de se concentrer sur sa guérison, et non sur la personne qui nous a blessés” (p. 105). Téo précise qu’il est normal d’éprouver de la difficulté à pardonner car seul Dieu peut pardonner. Pour l’homme, « pardonner est surhumain, mais Dieu veut nous transmettre le pouvoir d’apprendre à le faire. La grâce précède l’obéissance ».  (p. 105) En d’autres termes, “quand Christ vit en nous, Il peut faire couler son esprit de pardon.” Pour Téo, “apprendre à pardonner est un processus qui commence lorsque nous prions : Dieu, apprends-moi à pardonner.” Selon l’expérience de Téo, les survivants d’abus pour qui ces notions de vengeance, justice et de pardon sont acquises détourneront plus facilement leur attention de l’abuseur et ainsi seront libérés du lien qui les rattachaient à lui.

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Published by E.T. - dans Pardon
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commentaires

Mistral 26/08/2009 17:08

Tu sais j'ai participé à un séminaire sur les Emotions, cela se déroule en 2 week end. Et j'ai vu des choses se passer en profondeur pour toutes les blessures que nous transportons..... des personnes formées en relation d 'aide sont là aussi pour accompagner lors de partages plus personnels afin de nous aider à sortir de nos situations traumatisantes. Si cela t'intéresse je te donnerai les coordonnées. J'y suis allée avec plusieurs amies de mes connaissances et pas une seule ne l'a regretté. Ce sont des séminaires très demandées....qu'ils refont d'années en années !

Mistral 26/08/2009 12:29

"1. Vouloir se venger après un abus grave est naturel et biblique et le nier c’est nier la souffrance et la gravité de l’acte abusif. Alors que faire ? Nous avons un autre moyen d’exprimer ce désir de vengeance - que la vengeance elle-même : C’est l’apporter - sans la nier - à Dieu qui fera justice mieux que nous. Il réglera lui-même ses comptes avec celui qui nous a offensés. (Romains 12.19) (p. 105) Cet acte de s’en remettre à Dieu va libérer le survivant non seulement de son désir de vengeance mais aussi de son offenseur car le désir de vengeance lie l’offensé à l’offenseur."

C'est ce que l'on nomme le "lâcher prise", j'y ai fait plusieurs fois référence sur mon blog.

E.T. 26/08/2009 14:20



En revoyant mon père, j'ai compris combien le personnage était fruste, l'esprit de vengeance s'est envolé : pauvre couillon, t'as bien sûr rien compris à ce qu'il
nous est arrivé, à ta responsabilité et aux conséquences !
Mais le grand Amour, à qui j'avais confié le secret, m'a abandonnée et depuis vingt ans je déprime. C'est pourquoi j'écris les Interdits ordinaires. Le livre pourra-t-il intercéder pour
régler mes comptes avec celui qui m'a offensée ? Mon dernier billet : Ecrire pour lâcher prise.



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