Partager l'article ! °°°/ Forme de pardon par Niki de Saint-Phalle: Dans un entretien avec Patricia Brambilla, à la question Est-ce un livre en forme de pardo ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Dans u
n
entretien avec Patricia Brambilla, à la question Est-ce un livre en forme de pardon ? l'artiste répond :
Non, parce que je ne l'ai pas écrit dans ce but-là. C'est un livre en forme de roman policier, comme ceux d'Agatha Christie avec Hercule Poirot : je suis partie à la découverte de mon enfance. Je voulais seulement reconstituer les choses. Je n'ai pas décidé le pardon, il est venu à la fin1.
1. Construire, n°21, 25 mai 1999
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