Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Autofiction Inceste Résilience
  • Autofiction Inceste Résilience
  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
  • Contact

Wikio - Top des blogs

Wikio - Top des blogs - Divers

Recherche

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Auteure anonyme sur Hellocoton
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 08:04
Pages 228-229

Dans le « Notre Père », on prie : « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Or, les crimes abominables, incestes et viols ne sont pas des offenses, mais bien plus graves, et donc difficiles, voire impossibles à pardonner ; ils se transmettent souvent sur de nombreuses générations, même si l'ennemi héréditaire a parfois changé de camp dans les méandres de l'Histoire. Par exemple, la « perfide Albion » est devenue « notre courageuse alliée », mais pour de nombreuses personnes l'histoire de Jeanne d'Arc et de son bûcher est encore présente. Autre exemple, celui des hordes barbares dont parlait déjà Jules César .. Sans parler de toutes les haines, rancœurs et rancunes de voisinage qui perdurent souvent depuis des siècles chez certains.

J'ai donc un peu transformé la phrase, qui devient : « Pardonner sans oublier, et ne pas faire comme si de rien n'était. »

Pardonner n'est pas oublier, mais cesser de « se ronger les sangs » sur ses propres malheurs et arriver à renoncer à la fois au désir de vengeance (destructeur pour soi) ou à exiger des excuses qui peuvent ne jamais arriver.

Dans cette acception, pardonner, c'est déposer le fardeau qui vous ronge et recommencer à respirer. Alors, on peut réapprendre

à vivre - petit à petit. Personne ne vous demande d'oublier, ni de revoir ceux qui vous ont fait du mal comme si rien ne s'était passé.

Constatons que malgré tout et selon les lois du karma et des conséquences en série de toute chose, il y a souvent un coup de manivelle en retour et que la vie se charge de la punition de l'offenseur ou du criminel.

Les faits ont existé, c'est indéniable, même s'ils sont parfois autant la conséquence des circonstances que de la faute des gens. Il est important de bien distinguer le « fait)} de la « faute »

Pour s'en libérer réellement, il y a aussi en préalable de pouvoir en parler, de s'autoriser à en parler, voire de demander de l'aide professionnelle pour pouvoir être soutenu et encouragé à en pleurer, à en crier, à en parler, suffisamment pour débrider la plaie.

Les faits sont les faits, et les faits sont têtus.

On ne peut pas les oublier, et on ne peut pas refaire le passé. Mais on peut réapprendre à respirer et ne pas continuer à se punir soi-même en se privant des plaisirs de la vie


Autres billets sur Le plaisir de vivre
Le plaisir de vivre


Partager cet article

Repost 0
Published by E.T. - dans Pardon
commenter cet article

commentaires

Cliquez sur les images pour accéder aux sources et références