Partager l'article ! 50 ans de Victimologie au Québec - Editorial par Jo-Anne Wemmers: JIDV 27 (Tome 9, numéro 3 - Hiver 2011) Rédactrice en chef du Jour ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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JIDV 27 (Tome 9, numéro 3 - Hiver 2011)
Rédactrice en chef du Journal International de Victimologie, Département de Criminologie, Université de
Montréal, Québec, Canada
Bien que la victimologie constitue un champ de recherche relativement nouveau, son historique est plutôt ancien au Québec. En
effet, nous avons célébré cette année 50 ans de victimologie au Québec avec le 50e anniversaire de l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Il faut mentionner le rôle
particulier joué par l’École de criminologie dans l’évolution de la victimologie.
Après avoir fondé l’École en 1960, Denis Szabo a engagé Henri Ellenberger comme professeur. Comme bon nombre de ses
contemporains, Ellenberger ne se souciait pas des victimes et des répercussions de la criminalité sur celles-ci ; les victimes constituaient plutôt un sujet d’étude dont le but était
de mieux comprendre la criminalité et les criminels.
Le professeur Ellenberger a orienté bon nombre des premiers diplômés de l’École, notamment Ezzat Fattah qui a subséquemment
produit de nombreux livres et articles de victimologie. À l’instar de son mentor, Ezzat Fattah s’intéressait essentiellement à la victimologie théorique et rejetait ouvertement le militantisme
qui, selon lui, n’avait pas sa place en science.
Au cours des années 1980, on observe un changement d’orientation. Micheline Baril, étudiante puis professeure à l’École de
Criminologie, a joué un rôle important dans le développement de la recherche victimologique et des services offerts aux victimes au Québec.
Afin de célébrer 50 ans de victimologie, un colloque a été organisé par le Groupe de recherche sur la Victimologie et justice
réparatrice du Centre international de criminologie comparée le 15 avril 2011 à l’Université de Montréal. Subventionné par le Fonds victimes du ministère de la Justice du Canada, le
colloque a attiré environ 200 personnes. Les conférences ont été données par les professeurs Ezzat Fattah, Stéphane Guay, Marie-Marthe Cousineau et Jo-Anne Wemmers, ainsi que des étudiants des
études supérieures comme Amissi Manirabona et Natasha Dugal. En plus des universitaires, nous avons aussi eu la participation de membres de la société civile comme monsieur Callixte
Kabayiza, directeur du PAGE Rwanda.
Ce numéro spécial donne un aperçu de quelques conférences du 15 avril et nous permet de partager ces idées avec une plus grande
audience dans les domaines du droit, de la sociologie, de la psychologie, de la criminologie et de la victimologie.
Pour avoir accès à la revue, cliquez sur le logo du Journal international de
victimologie
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