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  • : Autofiction Inceste Résilience
  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 06:59

Cyrulnik Je me souviensPage 63
Le professeur Parens, de Philadelphie, qui lui-même, enfant, s'est évadé à·l'âge de onze ans, se souvient qu'il était gai, très gai, au moment de son évasion. Cette gaieté traduit certainement un style relationnel.

Mais au-delà, ce qui explique le déclenchement du processus résilient, c'est l'insoumission.

À l'opposé, les enfants qui se sont laissés enfermer et qui sont morts en déportation, sont ceux qui ont accepté de se soumettre à une loi absurde. Henry Parens dit très justement que c'est sa mère qui l'a sauvé en lui demandant de s'évader, alors que les autres enfants restaient près de leur mère et mourraient avec elle. Parens a cependant eu la « force » de quitter sa mère – à sa demande – parce qu'elle lui avait donné cette énergie.


Autres billets tirés du livre De chair et d'âme
2) Epistémologie de la ratatouille

Autres billets à propos de Je me souviens
Autres billets critique du concept de résilience
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commentaires

NinaD'abord, merci de me lire. Mes poésies sont du "moi" exacérbé, paré de beaux atours, harmonieux... Elles sont vitales à mon allant. Bien qu'il m'arrive, tout comme vous, de me dire, en soupirant : "vivement la mort que je me repose" - tant cette vie est stupide. Mais bon... 20/07/2010 17:55



D'abord, merci de me lire.
Mes poésies sont du "moi" exacérbé, paré de beaux atours, harmonieux...
Elles sont vitales à mon allant.
Bien qu'il m'arrive, tout comme vous, de me dire, en soupirant : "vivement la mort que je me repose" - tant cette vie est stupide.
Mais bon... Un point commun : la SEP est devenue une copine à qui je dis "la ferme !" quand elle se réveille en me malmenant.
Et je passe à autre chose.
Et vous avez raison : vive Internet !



E.T. Documentaliste 20/07/2010 19:00



Je vous embrasse très fort.


Juste pour vous, je viens de mettre sur mon blog un écrit de E.T.


C'est mon histoire avec la SEP. Nos écrits relèvent la beauté et non la noirceur de la vie.


http://resilience-autofiction.over-blog.fr/article-sur-le-nom-de-famille-dans-interdits-ordinaires-54205601.html


 



Nina 20/07/2010 13:21



Vous avez eu un cancer ? J'en suis profondément peinée pour vous. Ce doit être très difficile à gérer.
J'ai une sclérose en plaques depuis presque 20 ans. Au début, j'étais un peu abattue, certes, c'est compréhensible. "Tout" s'effondrait autour de moi : projets, rêves, etc…
Mais toute de suite après (3 jours), j'ai relevé la tête. Mais ça ne va pas se passer comme ça, scrogneugneu !
A l'hôpital, on m'a fait rencontrer une psy. Ah…
Je l'ai renvoyée : pas la peine. Et il n'y a pas de "mais…" qui tienne.
Wonder Woman ? Peut-être pas. Mais, comme on dit, au Brésil, je tue un lion par jour, pour survivre dans ce monde déboussolé.
Et, à chaque fois que surgit un problème, je m'attache à le résoudre.
Pour employer une expression très triviale et inélégante : j'ai "des couilles".
Mon blog ? J'y publie mes poésies. Mes "hémorragies mentales".
Écrire, pour moi, est salutaire, vital, nécessaire.
Ceux qui me lisent postent des compliments.
Cela masse mon ego.
Voilà mon exutoire.
Y êtes-vous allée faire un tour ?
Vous comprendrez ma personnalité, mon univers…
J'ai d'ailleurs écrit un texte intitulé "Ma résilience"…
A vous lire !




E.T. Documentaliste 20/07/2010 14:28



C'est en allant sur Les chaises de Nina que je vous ai rencontrée.


Je fais partie de vos lecteurs, mais ceux invisibles qui ne savent pas quoi dire sur la poésie. C'est très suggestif, et quand on est dans l'autofiction, on a un peu de mal à s'exprimer
là-dessus. C'est une bouffée d'air pur que l'on aspire de temps à autres.


Je savais pour votre maladie et je comprends tout à fait votre vie avec la résilience. C'est très beau dans ce cas là, et c'est le sens de la vie.


Le cancer pour moi - au risque de vous choquer - a été mon copain. Il a mis à jour, ce que je m'évertuais à cacher. Il m'a donné la permission de ne plus courrir dans tous les sens, sans sens, de
me reposer, même si c'était à l'hôpital, de dire stop, ne m'en demandez plus tant.


Comme j'étais et je suis encore du genre à me dire : vivement que ça finisse cette vie trop dure, il m'a donné un espoir vers la sortie et me donne la saveur de me dire que je n'en ai plus pour
très longtemps et que je dois faire tout ce que j'ai à faire avant de partir.


Bon c'est certain, nous n'avons pas du tout la même conception des choses de la vie et c'est ce qui est intéressant. Je pense que la magie des blogs nous permet de nous rencontrer.


 



Nina 20/07/2010 12:44



Personnellement, je ne suis pas très "copine" avec la gent "psy".
Tout ce qui a explosé dans mon coeur et dans ma tête, je l'ai toujours reconstruit toute seule.
J'ai cette force, en moi, cette capacité.
Face à l'adversité : je fais front.



E.T. Documentaliste 20/07/2010 12:57



Rassurez-vous, moi non plus je ne suis pas très copine avec la gent "psy". J'ai arrêté avec la mienne il y a quelques semaines parce que c'était toujours la personnalité sympa et sociable de moi
qui s'asseyait dans son fauteuil, pendant que l'autre continue ses crises d'angoisses et n'est jamais allée chez la psy.


Mais si vous avez un  blog et si vous communiquez avec les autres, je pense que les autres vous sont utiles pour répondre à vos questions. On ne peut pas jouer à Wonder woman toute sa vie.
Le cancer me l'a bien fait comprendre.



Nina 20/07/2010 09:17



J'ai toujours préféré rebelle à belle... Lol !



E.T. Documentaliste 20/07/2010 09:43



L'un n'e'mpêche pas l'autre.


Je me demande si la rébélion n'est pas nécessaire à la survie et difficile à gérer pour la résilience. Je considère qu'une "victime résiliente" (terme que je récuse) est une personne qui arrive à
s'intégrer dans la société. Il y a certainement un dilemme de ce côté là puisque le but ultime dans la psy est de faire en sorte que nous trouvions un emploi, comme tout le monde, une famille
comme tout le monde et tout comme tout le monde.


La première question de l'analyste m'avait choquée : "Vous vous sentez différente des autres ?" Bien évidememnt que pour éviter la culpabilité, j'ai répondu non, pas du tout. Mais quand vous vous
relevez du passage d'un rouleau compresseur et que vous vous êtes rebellé, bien sur que vous vous sentez différent des autres.


Pourquoi nous demande t-on d'être rebelle pour survivre, mouton pour vivre, moche pour ne pas aguicher les violeurs et belle pour prouver que l'on peut résilier et que la vie est belle ?



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