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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 17:25
De l'emprise à la résiliencePage 297
Conclusion

« L’échec de l'emprise vient se briser sur le roc de l'inassimilé. » Liliane Daligand, présidente de VIFF-SOS Femmes (Association d'accueil et d'hébergement pour femmes avec enfants victimes de violences à Villeurbanne) parle du « reste » inassimilé et inassimilable qui est de l'ordre de la vie, ou mieux, de l'esprit, autrement dit de la parole. Or l'être violent s'efforce de réduire l'autre au silence, à sa mort psychique. Il peut momentanément rendre en effet le corps muet, pliant sous les coups, anesthésié par cette violence. L'espoir de la résilience tient au fait que la parole, la pensée, vont arriver à poindre, petit à petit, hors de l'emprise, en ayant desserré l'étau.
À se rebeller, à refuser le statut d'objet consommable, pour ne plus être le sujet invisible. Cette dépossession de l'autre sur soi est un long chemin de croix. C'est une reconstruction. Elle nécessite surtout des êtres humains qu'ils nous tendent la perche pour ressusciter, pour vivifier le potentiel, les ressources résilientes. C'est un travail lent de recomposition, de réordonnancement de ses constituants personnels. Edgar Morin1 parle de refus de la résignation à la fatalité du malheur, pour ce concept de résilience.
La vie, c'est cette résilience irréductible qui rendra en poussières la lutte de l'agresseur, ivre de colère, pour détruire le soi-disant « amour de sa vie ». La femme, bien plus souvent victime que l'homme dans ces interactions violentes du couple, est source de vie. Cela joue dans l'inconscient de l'homme violent, qui va jusqu'à anéantir l'être qui offre la vie. Lui est dans l'envie totalitaire du contrôle de la vie et de la mort. On observe d'ailleurs des violences sur la femme enceinte, l'homme attaque le ventre donnant la vie.
Notre tentative de transformer du lien amoureux violent passe par la réintroduction de la parole ; pour que l'autre s'engage à égalité sur l'échange, et qu'ils dépassent la rivalité, la fusion, pour accéder à une dimension créatrice du couple basée sur le respect de l'autre. À l'origine de ces couples, l'attrait n'était que de l'ordre du lien, du respect de l'altérité.
Dans ce deuxième acte, l'échange va induire les notions d'écoute, de prise en compte des différences de l'autre, de respect de sa personne.
1. Edgar Morin in Le monde de l'éducation, 2003, à propos de Boris Cyrulnik, qu'il sacre « le fournisseur officiel de bien-être ».

Autres billets sur le livre de Jean-Pierre Vouche
1/ De l'emprise à la résilience
2/ Rupture des registres communicationnels
3/ Langage d'injonction en matière d’emprise
4/ Les violences intrafamiliales et les violences sexuelles dans les familles
5/ C’est hors de l'emprise du père que les révélations peuvent se faire
7/ Animation du groupe de parole SPIP 

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Published by Jean-Pierre Vouche - dans Emprise
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