Partager l'article ! 6/ Pour Semprun, l'écriture et la mémoire sont indissociables par Nayla Chidiac: Page 21 Pour Semprun, l'écriture et la mémoire son ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Pour Semprun, l'écriture et la mémoire sont indissociables, amies et
ennemies pourrions-nous
ajouter. L'écriture a pour lui un effet double
et contradictoire sur la mémoire : d'un côté, elle a un effet structurant
de la mémoire, donc elle est apaisante ; c'est ce que nous appelons le
cadre contenant de l'écriture. Mais d'un autre côté réside le danger de
la reviviscence provoquée par l'écriture. D'où l'importance du cadre
théorique comme contenant, en
atelier.
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