Partager l'article ! 7/ Dans le cadre d'un atelier à visée thérapeutique, l'écriture permet de ressentir un plaisir par Nayla Chidiac: Page 25 Il existe ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Il existe depuis longtemps différentes formes d'ateliers d'écriture. Dans
le cadre d'un atelier à visée thérapeutique, l'écriture permet de ressentir
un plaisir et d'exprimer une
souffrance.
Penser qu'un atelier d'écriture permet l'expression de la souffrance
et la libération de certaines angoisses, soit à travers des images poétiques, soit à travers tout autre forme littéraire, est
un facteur, certes
important, mais insuffisant pour rendre compte de ce qui s'y passe.
De par la manière dont se déroulent les ateliers, qui est propre au
thérapeute et à l'interaction entre le thérapeute et le groupe, vont être
renforcées les motivations à l'écriture. Ce qui est
écrit est lu et repris, le
plus souvent sans interprétation, et est la source éventuelle de questionnements. C'est par la capacité d'écrire du participant, sous des formes diverses, que va peu à
peu se mettre en place un cadre permettant
un travail d'« assouplissement psychique" et l'expression de ce qui,
jusqu'alors, était impensable.
Chez certains participants se manifeste
d'emblée un plaisir évident. Pour d'autres, ce n'est que lors d'un second
temps, après une catharsis, que peut s'apaiser une souffrance et naître
un plaisir. Dès lors, penser avec plaisir pourra mener à
penser le plaisir.
Arriver à écrire avec plaisir est pour la plupart des participants une
étape importante dans leur évolution personnelle.
Pour tous, trouver un espace psychique dans un cadre spatio-temporel consacré à l'expression de ses pensées, de son imagination, de
ses craintes, de ses peurs et de ses désirs, est souvent
source de plaisir.
En effet, le plus souvent, ce plaisir survient après un « apprivoisement "
de la pensée et une adaptation aux autres membres du groupe.
Une fois la confiance en soi et en autrui installée, l'écriture devient
pour tous (chacun ayant son propre rythme) une voie ouverte à l'imaginaire. Cependant, le thérapeute est toujours présent
pour cadrer, stimuler et rassurer.
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thérapeutiques
1/ Chidiac Nayla – Ateliers d’écriture thérapeutique
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