Partager l'article ! Août 1989 – Il n’y a plus de nous dans ce qu’il dit, il y a je et il y a tu dans les interdits ordinaires: Le 22/07/07 20:33, « Geor ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Le 22/07/07 20:33, « Georg… » <georg@….de> a écrit :
> Ma chère Camille,
> tu m'écris : "il manquait des lettres dans le livre. Mon relecteur les veut. J'étais incapable de les relire. Je t'envoie celle-là insérée dans mon livre parce que je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé entre nous…"
> Je ne veux pas que tu cite mes lettres ou mon nom dans ton livre ou quoi que soit que fasse référence a mon identité.
> J'ai un droit a ma vie privée. Et malgré le grand amour qui nous a lié dans le passée (et que je n'ai pas oublié) j'avais et j'ai le droit a choisir une autre vie. Excuse moi le Français très mauvais, mais je croix que tu me comprends au moins par rapport a ce désir.
> Georg.
Freud évoque le rôle joué dans la honte par le passage du privé au public. « un auto-reproche se transforme en honte si quelqu'un d'autre vient à l'entendre ».
Paris, août 1989
J’ai été très content d’avoir passé ces jours avec toi et de t’avoir retrouvée. J’ai regardé ta broderie et je pense que tu peux mettre le grand fil.
Je suis heureux de pouvoir te revoir dans très peu de temps. Mais le temps jusqu’à septembre m’est très utile pour réfléchir sur tout ce qui s’est passé. J’ai repris l’espoir de pouvoir recommencer avec toi, mais cela prendra encore un peu de temps et un peu de patience. Tu es très impatiente et tu as le droit de l’être. Tous les deux, on a le droit au bonheur. Quand même, ce n’est pas pour ça qu’on puisse le forcer. Il faut aller doucement, même si c’est dur quelquefois. Dans notre cas, il faut rechercher lentement un chemin commun, avec toutes les mesures de précaution. Moi, je vais dans le prochain temps travailler sur mon bout de chemin commun. À très bientôt.
Je t’aime très fort,
Georg.
Autres lettres des Interdits ordinaires
20 février 1986 – La première lettre
21 février 1986 – deuxième lettre et Georg parle d'argent
23 février 1986 – Va trouver les
Français où le destin t’appelle
11 mars 1986 – Tu verras, on peut très bien vivre ensemble
ici
12 juin 1986 – Boston, lettre manuscrite de
Camille
6 décembre 1990 — "C’était trop
pour moi et c’est toujours trop"
20 février 1990 – Tortionnaire !
28 juillet 1991 — Lettre syndrome d'anniversaire
27 juillet 2005 – Renouer des liens – syndrome
d'anniversaire
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