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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 12:17
Logo-CNPF.jpgMichel Manciaux
Professeur émérite de pédiatrie sociale et de santé publique, Université Henri Poincaré, Nancy, France.

Bientraitance et résilience
Parlons d’abord brièvement de la résilience (Résilience. Enfance Majuscule. Boulogne, France, 2 rue des longs prés, 2003, n°72-73.), qui résulte de la même "positivation" des attitudes et des comportements. On peut la définir comme la capacité de certains individus (enfants, adolescents, adultes …) ou de groupes (par exemple des familles) à résister à des traumatismes sérieux, à des situations difficiles, déstructurantes et à se construire une vie qui vaut d’être vécue, là où d’autres, beaucoup d’autres, perdent pied et sombrent. Capacité extraordinaire ?
Non, les résilients sont des personnes comme les autres, mais qui ont su mobiliser des ressources personnelles et environnementales souvent insoupçonnées pour résister et se construire, double mouvement qui caractérise la résilience.
La littérature est pleine d’exemples d’enfants résilients : Poil de Carotte, Rémy (Sans famille), la petite Cosette et Gavroche de Victor Hugo (Les misérables), David Copperfield (Oliver Twist) de Charles Dickens … En fait nous connaissons tous des enfants, des jeunes, des parents, des familles qui, placés dans des conditions difficiles, parfois même dans des situations gravissimes, parviennent à assumer et, souvent, à fonctionner ensuite à un niveau qu’ils n’auraient peut-être pas atteint sans l’épreuve.
Mais on n’est pas résilient tout seul.
Il y faut d’abord des qualités personnelles, intrinsèques, souvent latentes, mais révélées par le traumatisme : capacité à créer des relations, à donner du sens aux événements, au vécu, à anticiper, estime de soi, humour etc.
Le sujet devient résilient grâce aussi à une ou à plusieurs personnes : de son entourage proche, de son voisinage, de sa communauté, des services fréquentés. Boris Cyrulnick qualifie ces personnes, en qui l’enfant a confiance et qui lui font confiance, de tuteurs de résilience. Il y faut aussi du soutien social, et la résilience se tricote, dit-il, en interaction permanente avec l’environnement.


Précisons encore que cette capacité n’est pas forcément définitive, acquise une fois pour toutes ; qu’elle ne supprime pas les traumatismes subis, mais qu’elle aide à les métaboliser ; qu’elle a un coût psychique, résultat à la fois des séquelles de l’événement fondateur et d’une adaptation pas toujours adéquate : réactions de repli, orgueil, arrogance …

Equilibre subtil et évolutif entre facteurs de protection et facteurs de risque, elle résulte d’un processus complexe et encore incomplètement connu. Et si la réalité de la résilience est empiriquement prouvée, le concept lui-même reste encore à développer dans une perspective psychodynamique. De fait, la résilience ne constitue pas une nouvelle technique éducative ou thérapeutique. Mais elle invite à porter un regard nouveau sur les personnes et sur ce qu’elles vivent, en vue d’un meilleur usage des stratégies d’intervention.
Ce regard cherche, au-delà des symptômes et des comportements, à détecter et à mobiliser les ressources des personnes, de leur entourage, de la communauté. Il conduit à abandonner tout déterminisme fataliste, toute idée de reproduction transgénérationnelle automatique et tout perfectionnisme, afin que la personne et la famille cherchent, dégagent et se construisent elles-mêmes un chemin de vie. Ce changement dans la façon de voir les autres nécessite, de la part des professionnels – et par seulement d’eux – une remise en question permanente.
Pour lire l'article complet, cliquer sur le logo du CNPF – Commission nationale des parents francophones

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