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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 11:12

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Mercredi 31 mars 2010

« Ecrire intérieurement sa vie, chacun le fait sans cesse, le névrosé le fait en hiéroglyphes et le psychotique sur un écran qui ne prend pas l’encre »

Paul Claude RACAMIER

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Comprendre et analyser le lien qui existe entre l’écriture et la psychose dans le cadre thérapeutique institutionnel, tel a été l’objet de notre réflexion. L’écriture étant utilisée comme médiation au sein d’ateliers d’expression.

Notre questionnement s’est articulé autour du livre de Bernard CADOUX (Ecriture de la psychose). Selon lui, l’écriture permet de reconstituer un dedans mal constitué dans l’enfance, et « de faire barrage à l’effondrement psychotique ».

À l’origine, l’enfant confronté à des parents peu présents et peu contenants ne parvient pas à naître psychiquement. En conséquence de ce blanc psychique originaire, le psychotique se réinvente un monde à lui. C’est dans l’écriture que celui-ci pourra trouver refuge et repère, dans la trace qu’il dépose et qu’il regarde ensuite comme lui-même dans un miroir. L’écriture reconstruirait l’individu psychotique qui s’est éparpillé en morceaux, elle permettrait un rassemblement des différentes parties de soi-même qui n’ont pas été suffisamment intégrées pendant l’enfance.

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Quel rôle joue l’écriture dans le cadre d’un atelier d’écriture en institution ? En nous appuyant sur la conception de Freud, énoncée dans Névrose et Psychose, selon laquelle « le délire est trouvé comme une pièce appliquée là où originellement était apparue une déchirure dans la relation du moi au monde extérieur. » (p. 5), nous imaginons que l’écriture aurait :

- soit une fonction réorganisatrice, fonction de pansement, pour pallier au délire que le patient s’est construit à la place d’une réalité qu’il nie. (La mise à distance du délire, et des mouvements internes, à travers l’écriture permettant de pouvoir se décentrer de soi et de prendre conscience de ce qu’il y a à l’intérieur de ce soi)

- soit une fonction désorganisatrice à travers justement ce décentrage opéré par l’écriture qui place le sujet face à une mise en lumière d’un désastre psychique dont il n’avait pas conscience. L’écriture pourrait donc encore plus destructurer l’individu.

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Nous nous sommes également demandé si l’écriture permettait de vérifier sa propre existence et sa permanence à travers les traces laissées qui se gravent quelque part en garantissant l’identité du patient.

Tout d’abord, l’écriture sollicite de la liberté chez Mr C. comme il le dit lui-même à plusieurs reprises ; il se sent libre de s’exprimer. Or, dire ce que l’on a en soi, c’est en quelque sorte exister, se positionner en tant qu’être individué face aux autres. Ce patient nous fait part de ses difficultés à communiquer avec les gens qui l’entourent dans sa vie parce qu’ils n’ont pas les mêmes idées que lui ; alors il s’efface et ne se sent plus être. Comme il le dit lui-même à propos de ce que lui apporte l’atelier d’écriture : « J’ai reçu des coups très douloureux et très durs quand j’ai voulu m’exprimer. Ici je me sens en confiance et je dis ce que je ressens, mes préoccupations ma vision de moi et du monde. Cela m’était interdit jusqu’à présent, pouvoir m’exprimer est vraiment libérateur. La chape de plomb s’est soulevée ». Le cadre lui permet de s’appuyer sur quelque chose de solide comme un équivalent du corps maternel qui sert à l’enfant de support et d’appui pour se forger sa propre identité et sa propre représentation du monde selon Cadoux. L’écriture et le groupe viendraient donc remplacer chez Mr. C un réceptacle dont il n’a pas joui avant son arrivée dans l’atelier d’écriture. Il peut enfin « se mettre au monde » (Cadoux, 1991).

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commentaires

Nina 27/07/2010 12:11



Hum... Il est vrai que l'écriture m'aide beaucoup à ne pas sombrer dans la neurasthénie...



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