Partager l'article ! Est-il dangereux d'écrire ? par Laurent Combres: Equipe de Recherche Clinique. Université Toulouse le Mirail Laurent Combres ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Equipe de
Recherche Clinique.
Université Toulouse le Mirail
Laurent Combres Psychologue Clinicien, Doctorant, Équipe de Recherche
Clinique (ERC), Toulouse-II, Chargé de cours université Toulouse-II le Mirail/université Paul-Valéry Montpellier-III, 2, rue Édith Piaf 31100 Toulouse,
France
Atelier d'écriture d'un ordre du langage
Une question, bien sûr se pose, à savoir celle d'une nécessité d'en passer par l'écrit. Est-ce tout autant systématique ? Est-ce un choix ? Est-ce la seule alternative qui se présente à un sujet désireux de faire autre son sort ?
Bernard Noël avance dans son ouvrage "treize cases du je", que l'écriture est ce qui lui permet d'être autre que celui qu'il serait s'il n'écrivait pas. Paul Auster soulignait aussi dans "l'invention de la solitude", que l'auteur de Pinocchio, Collodi, reconnaissait s'être défait de la marionnette qu'il était, par le biais de l'écrit.
Lacan dans son travail d'analyste, approfondit à maintes reprises son questionnement sur l'écriture, mais visiblement sans faire de l'écrit ce qui s'en tient à de l'encre posée sur du papier. Ce serait pourtant conclure un peu rapidement que d'avancer que la vie est en soi écriture, cela va sans dire. Mais le rapport au langage, s'il existe comme outil, communication, nécessite au moins d'être perçu par un autre qui écoute et qui parle.
Dans la psychose c'est cela qui est en jeu. Aussi ce travail a-t-il été possible depuis les travaux de Freud et de Lacan, travaux réellement emplis de pertinence dès lors que l'on s'intéresse au langage. Ils furent à la base du questionnement et du dispositif qui fut ainsi mis en place. Aussi encouragerais-je quiconque désirerait engager un tel travail, à jeter un oeil dans ces textes.
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