Partager l'article ! • L’indemnisation = argent « sale » rarement utilisée à des fins constructives en cas d'inceste par Gérard Lopez: Enfin, un autre point ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Enfin, un autre point très particulier, concernant la
situation actuelle de quelques usagers, est celui d'une éventuelle indemnisation déterminée au terme d'une procédure judiciaire. L’indemnisation pécuniaire des
préjudices subis par un enfant maltraité ou abusé, est la somme d’argent destinée à réparer ce préjudice.
Pour les mineurs, cet argent est généralement confié à un tiers (tuteur ou administrateur ad hoc) jusqu’à la majorité de la victime. Mais l’indemnisation pécuniaire des préjudices subis n’est pas systématique en cas de maltraitance sur enfants. Ce qui est peut-être plus spécifique, c’est que cette indemnisation pécuniaire sera versée à une personne qui, au moment de sa perception n’aura souvent pas encore expérimenté un rapport à l’argent via une activité professionnelle entreprise par sa propre force de travail.
La question se pose donc de la manière suivante :
comment ce jeune adulte « indemnisé » va vivre cette situation-là ?
uel impact « réparateur » aura la réception d’une telle somme d’argent ?
Selon certains auteurs, dont Gérard Lopez, il s’agit de bien distinguer deux notions : « La réparation et l’indemnisation » [Note 1].
Il s’agit d’un processus complexe qui fait intervenir de multiples facteurs et de nombreux acteurs. La réparation - on pourrait dire la reconstruction - ne doit en aucun cas être confondue, comme on le fait encore trop souvent, avec l’indemnisation des préjudices. En fait, la réparation passe par la reconnaissance sociale, les soins, sans oublier la prévention des récidives.
À la lumière de notre expérience avec les adolescents qui ont été indemnisés, nous avons pu observer des situations concrètes, telle celle de Frédéric qui a reçu la somme de 60 000 frs pour inceste subi durant 10 ans. Frédéric a fugué de notre dispositif pendant un mois et demi dès réception de la somme. À son retour, il avait dépensé la totalité au jeu. Ou, au contraire, l’exemple de José qui a assisté au meurtre de sa mère par son père et pour lequel il perçut une indemnité de 90 000 frs, à laquelle il refusera de toucher. Dans tous les cas, notre expérience nous montre que l’utilisation de cet argent « sale » est rarement faite à des fins constructives.
Note 1 • LOPEZ, Gérard. Les violences sexuelles sur les enfants, Paris, PUF, QSJ, 1999, page 94
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une des armes qu'utilisent préférentiellement les pères incestueux par Gérard Lopez
2/ Définition de la victime
3/ Les
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