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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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Alain Malafosse
Nader Perroud
Ariane Giacobino
Actualités Média
La maltraitance dans l'enfance modifie la régulation des gènes impliqués dans la gestion du stress.
Chez l’homme, la maltraitance dans l’enfance, en entraînant une dérégulation du gène récepteur des
glucocorticoïdes (NR3C1) observée dans les cellules sanguines, perturbe la gestion du stress à l’âge adulte, ce qui peut déclencher le développement de psychopathologies. C’est la conclusion
d’une étude menée par une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université de Genève (UNIGE) et des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), qui a fait l’objet d’une publication
dans la revue Translational Psychiatry.
La maltraitance dans l’enfance est souvent associée à des troubles de nature psychiatrique à l’âge adulte. Le groupe de recherche du professeur Alain Malafosse, au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’UNIGE, en collaboration avec le Département de médecine génétique et de développement, travaille sur les interactions entre des facteurs génétiques et environnementaux et le rôle que celles-ci peuvent jouer dans l’origine et l'évolution des troubles psychiatriques. L’équipe genevoise a démontré que, chez l’homme, l’association entre la maltraitance infantile et certaines psychopathologies adultes résultait d’une modification des mécanismes de régulation des gènes (modification épigénétique) impliqués dans la gestion du stress.
Pour lire l'article, cliquez sur le logo de l'Université de Genève
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