Partager l'article ! La nation œuvre d'art par rêveurs équitables: La liberté la plus grande de toutes consiste à réformer son existence, condition préalab ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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La liberté la plus grande de toutes consiste à réformer son
existence, condition préalable à toute réforme de la société.
A partir de cet a priori, on pourrait définir le rêveur équitable du XXIe siècle de la façon suivante ;
un rêveur équitable, ce serait toute personne qui prend la décision de prendre soin du rêve d'une autre personne qu'importe sa
race, sa langue, sa religion et cela, sans intérêt personnel caché.
En ce sens, ce serait la masse critique des vies privées oeuvre d'art (une vie oeuvre d'art au XXIe siècle, ce serait toute
personne qui utilise son passé comme un coffre d'outil pour sculpter son rêve équitable au service du bien commun) qui permettra un jour le surgissement d'un concept nation que j'appelle :
la nation œuvre d'art.
Pierrot ermite des routes
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