Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Autofiction Inceste Résilience
  • Autofiction Inceste Résilience
  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
  • Contact

Wikio - Top des blogs

Wikio - Top des blogs - Divers

Recherche

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Auteure anonyme sur Hellocoton
9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 15:02

André Bellon | Mercredi 9 Avril 2008

Par André Bellon, essayiste, qui voit dans la célébration tous azimuts des victimes un geste réactionnaire, empreint de moralisme religieux.

Le concept de résilience est d’abord introduit en 1969 par Fritz Redl. Dans les années 80 plusieurs ouvrages consacrés à la résilience ont paru puis des études furent conduites aux États-Unis dans les années 90 sous l’influence de Emmy Werner et John Bowlby .

Aujourd’hui on compte des instituts de résilience en Hollande, des universités de résilience en Allemagne. Au Québec le chef de file des études sur la résilience est le docteur Michel Lemay et en France, à partir de ses recherches sur le comportement animal et humain et disciple de John Bowlby, Boris Cyrulnik s’impose comme spécialiste en la matière. Il pense la résilience en termes de série d’attitudes de protection et comme potentialité créatrice, développement de certaines facultés qui permettent la transformation psychique de la souffrance humaine 

Si le terme de résilience est employé couramment, ses significations s’appliquent à de nombreux domaines. On parle ainsi de résilience morale, résilience physique, résilience sociale, résilience culturelle…

Quelques définitions :

• Du latin rescindere : action d’annuler ou résilier une convention, un acte

• Sens juridique : renoncer, se dédire

• En métallurgie : capacité des matériaux à retrouver leur état initial à la suite d’un choc ou d’une pression continue

• Trad. dic. anglo-saxon : ressort moral, qualité de quelqu’un qui ne se laisse pas abattre

• Informatique : qualité d’un système lui permettant de continuer à fonctionner en dépit de défaut de l’un ou plusieurs éléments constitutifs.

• Écologie : capacité de récupération ou régénération d’un organisme ou d’une population.

• Socio-économie : capacité intrinsèque des entreprises, organisations, communautés à retrouver un équilibre

• Anthropologie : possibilité pour certaines ethnies, sociétés, langues ou systèmes de croyance de conserver des traces de leur patrimoine

• Médecine : relation avec la résistance physique, les phénomènes de guérison spontanée et de récupération soudaine

• Psychologie, victimologie, criminologie : solidifier les aptitudes à rétablir un équilibre émotionnel par une meilleure compréhension du ressort psychique

• Psychopathologie : aptitude des individus et des systèmes à vaincre l’adversité ou une situation de risque

En psychologie, la résilience est la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité.

La notion de traumatisme psychique est assez récente et depuis la seconde guerre mondiale la vie s’est organisée autour de l’élimination des risques. Si une partie du monde est exempte des atrocités et des catastrophes naturelles, la notion de traumatisme inclue également la maltraitance, les violences éducatives, les violences sexuelles, agression… La menace guette aussi à travers le discours social car pour qu’il y ait traumatisme il faut que la personne aie vécu la blessure mais également qu’elle se perçoive comme victime. Le regard des autres, par une tendance systématique à victimiser la personne qui a vécu une expérience traumatique le condamnent à rester une victime toute sa vie : ces adultes sont victimes du regard social qui génère le sentiment de honte, du genre : " tu as été violée, tu es souillée et du coup tu vaux moins que les autres ", cette souffrance interne de honte, ce sont les autres qui la provoquent(B. Cyrulnik).

Pour que la personne blessée mette en place des mécanismes de défenses psychologiques et comportementales qui lui seront bénéfiques et utilise ses ressources internes, il est nécessaire de poser d’abord le constat que l’on peut se sortir de situations désespérées. Un traumatisme est réparable même s’il n’est pas réversible et il existe chez l’être humain des stratégies adaptatives qui visent à moins souffrir.

Partager cet article

Repost 0
Published by André Bellon - dans Victime
commenter cet article

commentaires

Cliquez sur les images pour accéder aux sources et références