Partager l'article ! Les médias peuvent-ils altérer le fonctionnement de la justice ?: 20 avril 2011 La date tant attendue est arrivée, c’est l’ouver ...
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Alors que Rousseau revendiquait l’originalité
de son projet et le caractère unique de sa personne, le sujet de l’autofiction se façonne dans la parole de l’Autre et s’inscrit dans le sillage de ses prédécesseurs. Le sujet, en plus
d’être virtuel, se fait textuel. Il est à l’image du genre qui l’expose : monstrueux et hybride. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en nous, il multiplie les
strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. L’autofiction, plus qu’un nouveau genre littéraire, est en fait le moyen qu’a trouvé le sujet
pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Arnaud
Genon
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La date tant attendue est arrivée, c’est l’ouverture du procès.
Le casting a eu lieu, les acteurs sont en piste.
Dans le tribunal, chacun joue son rôle. Sur le parvis, un avocat attend que les caméras se rassemblent autour de lui, que les
micros se soient agglutinés sous son menton ; quelques secondes plus tard seulement, il entamera son effet de manche pour les éditions de la journée.
Cette scène vous dit quelque chose ?
Quoi qu’il en soit, la course est lancée. Les débats suivront leur cours dans deux univers, celui de la justice et celui des
médias. Lequel va l’emporter ?
Un fait d’actualité fait la une.
Le 4 avril dernier, sur le blog, de Laurent MUCCHIELLI (insecurite.blog.lemonde.fr), lui-même et Marwan MOHAMMED évoquent dans un article « Rosny-sous-Bois : le fait divers et l’incendie médiatique » ce drame survenu à la gare RER de Noisy-le Sec et impliquant un groupe de jeunes de Rosny-sous-Bois.
Nombreux appels de journalistes qui ont tous exactement les mêmes infos issues d’une même dépêche de l’AFP du 3 avril « proposant une hypothèse interprétative à cette agression collective ». Pour tous ceux qui ont ce jour là regardé la télé ou écouté la radio, les éléments semblent assez clairs et peu douteux puisque – semble-t-il – toutes les sources disent la même chose, et les auteurs de conclure : « Quel jeu dangereux les rédactions en chef des médias jouent-elles ? Et pourquoi chacun s’empresse t-il de faire aussi mal que les autres au lieu d’essayer de se distinguer un peu par davantage d’ampleur, de rigueur et de qualité d’information ? Nous n’avons pas la réponse. »
C’est cette réponse que j’ai voulu chercher.
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