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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 14:03

La-douleur-invisible-de-l-enfant.jpgBroché: 247 pages

Editeur : Erès (15 avril 1997)

Collection : Relations

Langue :  Français

ISBN-10: 2865864723

ISBN-13: 978-2865864720

Jorge Barudy est d'origine chilienne, il quitte son pays en 1973 après une expérience personnelle de la prison et des violences dues à la dictature militaire.

Il exerce en tant que psychiatre et thérapeute familial à Bruxelles. Il a créé et dirigé un centre médico-psychosocial pour les exilés victimes des dictatures militaires latino-américaines. Depuis plus de 20 ans, il a développé une compétence clinique auprès des victimes de violence organisée et des victimes de violence familiale.
Pour l'auteur, le moteur de l'intervention médicale ou psychosociale, c'est l'engagement éthique du thérapeute.
L'intervention thérapeutique de J. Barudy associe l'épistémologie systémique et l'application d'un modèle de réseau.

Pour que ces violences puissent se mettre en place, J. Barudy identifie trois groupes :

• les tortionnaires,

• les victimes et

• les tiers qui sont complices ne faisant rien pour que la situation change.

Les violences intra-familiales traduisent un dysfonctionnement de la famille, mais également des systèmes institutionnels et sociaux qui l'entourent.
J. Barudy évoque un cycle transgénérationnel de la violence. Un enfant maltraité peut devenir plus facilement un parent maltraitant. Sans une verbalisation des comportements maltraitants et de l'idéologie qui les sous-tendent, il y a production de patterns de comportement, de connaissance et de croyance. Il existe une interrelation entre les différents types de maltraitance. La maltraitance résulte de la défaillance ou de l'échec de : "la possibilité d'attachement et de la parole".
L'auteur définit les mauvais traitements à partir du degré de dommage et de souffrance qu'il en résulte plutôt que par la fréquence, l'intensité ou/et l'intentionnalité.
Il classe les violences physiques et les abus sexuels dans les maltraitances actives et la négligence dans les maltraitances passives.
La famille présente une structure tridimensionnelle : biologique, sociale et langagière.
Du point de vue biologique, la famille est un système vivant qui possède une organisation autopoïétique.
Au niveau culturel et langagier, la position thérapeutique de J. Barudy est de ne pas se voir en possession d'un pouvoir pouvant changer, soigner, aider, prendre en charge quelqu'un mais comme une personne capable de se coupler à d'autres et provoquer à partir de la créativité une quantité de perturbations destinées à élargir le choix des réponses possibles chez les autres et lui-même.
Amener des personnes à parler de leurs familles permet qu'elles se sentent enracinées dans une histoire. Cela permet d'établir des liens avec les ancêtres et d'envisager le futur avec des projets et des dialogues vers les descendants.
J. Barudy note que les situations de violences latentes ou manifestes naissent de l'existence et de l'entretien d'inégalités socio-économiques. Le processus d'urbanisation contribue à la nucléarisation et à l'isolement de la famille. Les facteurs socio-culturels favorisent un processus de déritualisation cependant ce sont les rituels qui assurent les liens intra-familiaux et sociaux et il n'existe pas de proposition de nouveaux rituels.
La société industrielle a introduit au sein des systèmes familiaux et sociaux la notion d'espace privé et d'espace public. Chacun appartient à des logiques opposées et indépendantes. L'espace privé est attribué à la femme, il est axé sur l'affectivité. L'espace public se fonde sur la rationalité, l'intelligence, l'agressivité, il est attribué à l'homme.
Naissent également les termes d'individualité et d'individualisme. Les grands principes moraux ou religieux sont remis en question. Les fonctions du mariage et de la famille changent. "La société délègue à la famille le pouvoir de gérer en privé l'agressivité, les soins et la sexualité."
Ceci à pour conséquence d'enfermer les familles dans leurs croyances, de générer des transmissions transgénérationnelles et d'empêcher l'intervention du champ social voir de favoriser la "non ingérence" et la résistance des acteurs de l'espace public. Cette non-ingérence étant justifiée par le respect de l'espace privé.

Dans les familles perturbées sur plusieurs générations c'est le système de croyance qui sous-tend les interactions violentes. La violence est alors vécue comme unité homéostatique du système.
Il n'existe pas de modèle type de familles maltraitantes, cependant l'étude clinique a permis à J. Barudy de distinguer plusieurs configurations interactionnelles qui se répètent dans les familles maltraitantes.
Avec cet ouvrage J. Barudy nous incite à la réflexion, ainsi qu'à l'instauration d'un dialogue et au respect de la différence qu'il existe entre la logique clinique et la logique judiciaire.

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