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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 09:59

Le-Monde-logo.jpgLEMONDE.FR | 30.04.10

InternetActu

Par Rémi Sussan

A l'heure où les humanités deviennent de plus en plus numériques, comment les neurosciences peuvent-elles permettre de mieux comprendre l'évolution de notre culture ? La création littéraire et artistique peut-elle être éclairée par les sciences cognitives ?

Récemment, Patricia Cohen pour le New York Times s'est essayé à faire le point sur comment les dernières théories de la recherche sur le cerveau, de la psychologie évolutionniste, voire des neurosciences, tentent de comprendre les mécanismes de la fiction littéraire.

 

La littérature complexe développe nos capacités d'abstractions


La première chercheuse que nous présente le New York Times se nomme Liza Zunshine, professeur d'anglais à l'université du Kentucky. Sa spécialité, c'est la "théorie de l'esprit".

Ce terme désigne le processus par lequel nous attribuons correctement des états mentaux à nos partenaires.

"Ils savent que nous savons qu'ils savent" est un exemple des édifices complexes élaboré par la théorie de l'esprit. En moyenne, notre "théorie de l'esprit" nous permettrait d'aller jusqu'à 4 "niveaux d'intentionnalité" : il sait (1) que je sais (2) qu'elle sait (3) qu'il sait (4).

Selon le New York Times, à partir du cinquième niveau, la compréhension d'une situation descend de 60 %. Or, selon Liza Zunshine, un auteur comme Virginia Woolf est capable, dans ses romans, de jongler avec 6 niveaux ! Et ce alors que le lecteur auquel elle s'adresse est un individu moyen, pas un philosophe ou un psychologue habitué aux introspections les plus complexes…


La littérature permettrait donc à chacun de nous de monter dans de hauts niveaux d'abstraction, de pousser notre esprit dans ses limites. Sans doute est-ce ce qui a poussé Liza Zunshine a rejoindre un groupe de chercheurs dirigé par Michael Holquist, professeur de littérature comparée à Yale, désireux aujourd'hui d'analyser l'effet que les grands chefs d'oeuvres ont sur nos cellules grises. L'expérience devrait commencer prochainement. Elle devrait consister à prendre douze sujets, les faire passer sous IRM, et leur faire lire des textes de plus en plus complexes pour observer leurs réactions.


"Nous partons du principe qu'il y a une différence entre la lecture d'auteurs comme Marcel Proust ou Henri James et celle d'un journal, qu'il existe un bénéfice cognitif à lire de la littérature complexe", explique Michel Holquist.


Le New York Times ne parle pas d'une autre expérience récente sur la complexité littéraire, qui elle, a déjà eu lieu : celle réalisée par une équipe de l'université de Colombie-Britannique sur la valeur cognitive des textes complexes, non linéaires ou franchement bizarres.

On a fait lire à un groupe de sujets une nouvelle très "avant gardiste" de Kafka, "Le médecin de campagne", tandis que d'autres cobayes se voyaient proposée une version "expurgée" et "facile" de la même histoire. On a ensuite demandé aux deux groupes de rechercher des modèles cachées dans des séries de caractères. Les lecteurs de la version originale ont bien mieux réussi le test que leurs partenaires.


Pourquoi l'être humain possède-t-il une théorie de l'esprit aussi sophistiquée ? Peut-être, se demande Liza Sunshine, cela a-t-il un rapport avec les complexités des stratégies sexuelles mises en oeuvre par les êtres humains, notamment celle liée au classique "triangle amoureux". Ce genre d'argumentation, qui cherche à associer une fonction de l'esprit aux nécessités de la survie, est propre à une discipline en forte expansion (mais contestée) la "psychologie évolutionniste". C'est l'autre grand sujet abordé par le New York Times, qui met en vedette un autre spécialiste de la littérature anglaise, Jonathan Gottschall.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo du Monde.

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Published by Rémi Sussan - dans Autofiction
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