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Livres autofiction

Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 10:15

L'écriture ou la vie de Jorge Semprunpage 175
Je m'interromps de nouveau, elle attend la suite.
– Il y a des obstacles de toute sorte à l'écriture. Purement littéraires, certains. Car je ne veux pas d'un simple témoignage. 
D'emblée, je veux éviter, m'éviter, l'énumération des souffrances et des horreurs. D'autres s'y essaieront, de toute façon...

D'un autre côté, je suis incapable, aujourd'hui,  « j'imagine une structure romanesque, à la troisième personne. Je ne souhaite même pas m'engager dans cette voie. Il me faut donc un « je » de la narration, nourri de mon expérience mais la dépassant, capable d'y insérer de l'imaginaire, de la fiction...

Une fiction qui serait aussi éclairante que la vérité, certes. Qui aiderait la réalité à paraître réelle, la vérité à être vraisemblable. Cet obstacle-là, je parviendrai à le surmonter, un jour ou l'autre. Soudain, dans l'un de mes brouillons, le ton juste va éclater, la distance ajustée s'établira, j'en suis certain.


Autres billets sur L'écriture ou la vie
1/ L'écriture ou la vie de Jorge Semprun
2/ Le doute sur la possibilité de raconter 
3/ Réécrire pour approcher la vérité L'évanouissement repris dans L'écriture ou la vie
4/ À la fin de sa vie, dans Le miroir des limbes, Malraux a repris certains fragments du roman inachevé pour les intégrer dans ses écritures autobiographiques
5/ Comme si j'avais dit une inconvenance
6/ Le Mal est l'un des projets possibles de la liberté constitutive de l'humanité de l'homme... De la liberté où s'enracinent à la fois l'humanité et l'inhumanité de l'être humain...
7/ Comment il faudra raconter pour qu'on nous comprenne ?
8/ Les uns & les autres face au récit de l'indicible
9/ Le bonheur de vivre m'était fragile
10/ Mais qui aura été disponible à une écoute inlassable et mortelle
11/ l'individu transforme et assimile ses souvenirs douloureux, en même temps qu'il se construit sa personnalité

Par Jorge Semprun - Publié dans : Livres autofiction - Communauté : Autofiction
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 21:35
François Logo-la-vie-des-idees.jpgDubet [30-10-2009]
À partir de l’analyse de romans français contemporains représentatifs de l’écriture d’un moi situé comme en apesanteur des contraintes sociales, Anne Barrère et Danilo Martuccelli soutiennent que cette production romanesque réputée narcissique nous en apprend plus sur la subjectivité contemporaine et sa perception du social que ne le feraient des œuvres de fiction plus classiques. Une thèse à nuancer.
Recensé : Anne Barrère, Danilo Martuccelli, Le roman comme laboratoire. De le connaissance littéraire à l’imagination sociologique, Lilles, Presses Universitaires du Septentrion, 2009, 373 p., 25 euros.
Anne Barrère et Danilo Martuccelli consacrent un gros livre aux romans d’une vingtaine d’écrivains français contemporains. Et pas à n’importe quels auteurs puisque, à l’exception d’Annie Ernaux peut-être, ils ont choisi les romans les moins sociologiques qui soient : pas de héros et de personnages sociaux, pas de milieux précis et finement décrits, pas de thèses sociales, pas ou peu d’indignations morales… [1] Au contraire même, ces romans intimistes et méticuleux paraissent socialement peu situés. Ils sont aux antipodes de la grande tradition romanesque qui, de Balzac à Simenon, a pu être tenue pour une des sources de la sociologie [2], aux antipodes aussi des romans publiés au Nord et au Sud de l’Amérique donnant à la vie sociale un poids et une densité qui en font parfois une meilleure sociologie que celle des sociologues. Tout le pari de ce livre est d’essayer de nous convaincre que cette production romanesque a priori si « narcissique » nous en apprend plus sur la subjectivité sociale contemporaine et sa perception du social que ne le feraient des œuvres de fiction plus classiques et si manifestement « sociologiques ».

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de la vie des idées.fr
Par E.T. Documentaliste au chômage en fin de droits - Publié dans : Livres autofiction - Communauté : Autofiction
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 12:57
Logo France cultureEmission du samedi 30 janvier 2010
Bernard Lahire.  Professeur de sociologie à l'Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines et et directeur du Groupe de recherche sur la socialisation (CNRS).
La Découverte – 4 février 2010
Présentation de l'éditeur
Bernard Lahire s’est confronté à un monument de l’histoire littéraire. Considéré comme l'un des grands représentants mondiaux de la littérature d'avant-garde, Franz Kafka a laissé une œuvre jugée le plus souvent énigmatique et formellement inventive. Il y avait donc un véritable défi scientifique à montrer ce dont la sociologie est capable sur un terrain qui ne lui est, a priori, pas favorable.
Pourquoi Franz Kafka écrit-il ce qu'il écrit comme il l'écrit ?
Pour répondre à cette question, Bernard Lahire examine, grâce aux outils de la biographie sociologique, la fabrication sociale de l’auteur du Procès, depuis les primes expériences familiales jusqu'aux épreuves les plus tardives. En entrant dans les logiques mentales et comportementales de Kafka, il saisit non seulement les raisons qui le conduisent à être attiré par la littérature, mais il se donne les moyens de comprendre autant les propriétés formelles de son œuvre que la na-ture des intrigues qu’il déploie en faisant travailler une série de questions qui composent sa problématique existentielle.
Dans ce livre magistral qui, au-delà du cas de Kafka, pose les fondements d’une théorie de la création littéraire, les œuvres apparaissent comme autre chose que des solutions esthétiques à des problèmes formels ou que des manières de jouer des coups dans un champ littéraire. Les œuvres sont aussi des points de vue sur le monde, des manières formellement spécifiques de parler du monde mises en œuvre par des créateurs aux expériences sociales singulières. « La naissance du lecteur doit se payer de la mort de l'
auteur », écrivait Roland Barthes. Pour sa part, la lecture sociologique (ou historique), en tant que lecture scBernard-Lahire---Franz-Kafka.jpgientifique, doit au contraire faire renaître l'auteur – un auteur socialisé et non sacralisé – pour rendre raison de ses textes.
Pour
Auteur : Bernard Lahire
Editeur : La Deco
uverte
Date de parution : 04/02/2010
EAN13 : 9782707159410

Genre : ESSAIS DE SOCIOLOGIE
Langue : français
Format : 241x157x41


Autres billets sur Bernard Lahire, Franz Kafka. Eléments pour une théorie de la création littéraire
2/ Bernard Lahire, Franz Kafka. Eléments pour une théorie de la création littéraire par Arnauld Welfringer
3/ Franz Kafka de Bernard Lahire par Pierre Assouline
Par Bernard Lahire - Publié dans : Livres autofiction - Communauté : Autofiction
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 12:52

Notre avis :

Thèse exemplaire, "L’autofiction dans l’œuvre de Colette" offre un éclairage nouveau et éminemment contemporain sur la production romanesque d’une femme ô combien fascinante. Doit-on mener une lecture autobiographique ou autofictionnelle de ses romans ? Soupesant ces deux types d’approche, Stéphanie Michineau fournit dans ces pages une réflexion riche, pertinente mais aussi polémique, l’amenant à dégager toute la modernité et le génie d’une romancière aujourd’hui entrée au panthéon des Lettres françaises.
Résumé :
Depuis l’apparition du terme "autofiction" dans les années 1970, les débats font rage autour de cette nouvelle stratégie de narration, dont les frontières avec l’autobiographie sont encore mal délimitées et incertaines. S’inscrivant dans cette réflexion générique, Stéphanie Michineau interroge aujourd’hui l’œuvre de Colette et l’oscillation de son écriture entre ces deux pôles. Tout en faisant de la romancière un précurseur dans l’avènement de ce qu’on hésite encore à qualifier de "genre littéraire", la critique met ainsi en évidence l’originalité de la sulfureuse auteur des "Claudine" qui, tout en refusant l’écriture autobiographique, a su injecter assez d’elle-même et de sa vie dans ses œuvres pour se dire de manière biaisée, et forger dans le même temps, consciemment ou non, l’image qu’elle laisserait à la postérité.
A propos de l'auteur :
Née en 1972, Stéphanie Michineau, professeur de littérature française en Vendée, est à l’origine de cette thèse soutenue à l’Université du Maine en 2007 et qui a obtenu la Mention très honorable. Un article du même nom tiré de la thèse paraîtra dans les Cahiers Colette (n°20) à l’automne 2008. Stéphanie Michineau interviendra lors d’une communication dans le cadre d’un colloque international “Colette – complexités et modernités” prévu les 13-14 mars 2009 à l’Abbaye d’Ardenne (Caen).

Autres billets sur le livre l'Autofiction dans l'œuvre de Colette
2/ L'autofication par Marc Weitzmann
3/ L'autofiction, l'écriture des minorités
Autres billets sur Colette
I/ Les œuvres de Colette analysées par Julia Kristeva critique d'Eva Domeneghini
Autres billets sur les écrits de Staphanie Michineau
Les rôles inversés ou l’écriture salvatrice par Stephanie Michineau dans "Construction de l'image maternelle chez Colette de 1922 à 1936"
Autofiction : entre transgression et innovation par Stéphanie Michineau



Par Stéphanie Michineau - Publié dans : Livres autofiction - Communauté : Autofiction
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Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 18:43

Broché

Paru le : 01/11/2008

Editeur : Publibook
Collection : Lettres & Langues
ISBN : 978-2-7483-4344-1
EAN : 978274834344
Université du Maine - U. F. R. de LETTRES
Thèse
Pour l’obtention du doctorat de littérature française
Présentée par Stéphanie Michineau
 le 22 juin 2007
 L’Autofiction dans l’œuvre de Colette
 Directeur de thèse : Madame Michèle Raclot
Jury :
Directeur de thèse : Madame Michèle Raclot 
Président : Monsieur Jean-Pierre Goldenstein
Autres membres : 
Madame Daniela Fabiani
Monsieur Pierre Masson

Table des matières 

Introduction

Première Partie : L’Autofiction, des points de repère

I) Une notion à éclaircir

1)  L’autofiction proche du roman

2) Ou proche de l’autobiographie ?

 

II) Une implantation historique contestée

1) Un phénomène ancien

2) Ou datant du siècle dernier ?

 

III) L’autofiction, un genre nouveau ?

1) L’origine de l’autofiction

–  l’inconscient

–  l’écriture des minorités

2) L’émergence de l’autofiction

– l’origine du mot

– dire l’indicible

 

Deuxième partie : Autobiographie et fiction dans l’œuvre de Colette

I) Les romans de Colette : une gradation vers l’autofiction

1) Un arrière-plan autobiographique

2) Les doubles de l’auteur

 

II) L’apparition de l’auteur : une autobiographie problématique

1)  Des Vrilles de la vigne au triptyque

2)  Vers un arrière-plan fictionnel

 

III) Un pacte autofictionnel [83-144]

1) Les romans  à l’arrière-plan autobiographique

2) Les « autobiographies » romancées


Autres billets sur Colette
I/ Les œuvres de Colette analysées par Julia Kristeva critique d'Eva Domeneghini
Les rôles inversés ou l’écriture salvatrice par Stephanie Michineau dans "Construction de l'image maternelle chez Colette de 1922 à 1936"

Autres billets sur le livre l'Autofiction dans l'œuvre de Colette
1 – L'autofiction dans l'œuvre de Colette par Stéphanie Michineau 

2/ L'autofication par Marc Weitzmann

 

Par Stéphanie Michineau - Publié dans : Livres autofiction - Communauté : Autofiction
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Cliquez sur les images pour accéder aux sources et références

  • Casalis l'aide aux femmes victimes de viols
  • L'inceste de Odyssey Barot 1883
  • Outreau Gryson

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