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Victimologie

Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 16:51

Logo journal international de victimologieJIDV 27 (Tome 9, numéro 3 - Hiver 2011) 
Rédactrice en chef du Journal International de Victimologie, Département de Criminologie, Université de Montréal, Québec, Canada
Bien que la victimologie constitue un champ de recherche relativement nouveau, son historique est plutôt ancien au Québec. En effet, nous avons célébré cette année 50 ans de victimologie au Québec avec le 50e anniversaire de l’École de criminologie de l’Université de Montréal.  Il faut mentionner le rôle particulier joué par l’École de criminologie dans l’évolution de la victimologie.
Après avoir fondé l’École en 1960, Denis Szabo a engagé Henri Ellenberger comme professeur. Comme bon nombre de ses contemporains,  Ellenberger ne se souciait pas des victimes et des répercussions de la criminalité sur celles-ci ; les victimes constituaient plutôt un sujet d’étude dont le but était de mieux comprendre la criminalité et les criminels.
Le professeur Ellenberger a orienté bon nombre des premiers diplômés de l’École, notamment Ezzat Fattah qui a subséquemment produit de nombreux livres et articles de victimologie. À l’instar de son mentor, Ezzat Fattah s’intéressait essentiellement à la victimologie théorique et rejetait ouvertement le militantisme qui, selon lui, n’avait pas sa place en science.
Au cours des années 1980, on observe un changement d’orientation. Micheline Baril, étudiante puis professeure à l’École de Criminologie, a joué un rôle important dans le développement de la recherche victimologique et des services offerts aux victimes au Québec.
Afin de célébrer 50 ans de victimologie, un colloque a été organisé par le Groupe de recherche sur la Victimologie et justice réparatrice du Centre international de criminologie comparée le 15 avril 2011 à l’Université de Montréal.  Subventionné par le Fonds victimes du ministère de la Justice du Canada, le colloque a attiré environ 200 personnes. Les conférences ont été données par les professeurs Ezzat Fattah, Stéphane Guay, Marie-Marthe Cousineau et Jo-Anne Wemmers, ainsi que des étudiants des études supérieures comme Amissi Manirabona et  Natasha Dugal. En plus des universitaires, nous avons aussi eu la participation de membres de la société civile comme monsieur Callixte Kabayiza, directeur du PAGE Rwanda.
Ce numéro spécial donne un aperçu de quelques conférences du 15 avril et nous permet de partager ces idées avec une plus grande audience dans les domaines du droit, de la sociologie, de la psychologie, de la criminologie et de la victimologie.

Pour avoir accès à la revue, cliquez sur le logo du Journal international de victimologie

Par E.T. Documentaliste - Publié dans : Victimologie
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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 10:57

Logo-journal-international-de-victimologie.jpgJIDV 15 (Tome 5, numéro 3 - Juillet 2007)     

Evelyne Josse

Psychologue clinicienne, hypnose éricksonnienne, EMDR, thérapie brève. Psychothérapie en consultation privée, psychologue du programme ASAB, expert en hypnose judiciaire, consultante en psychologie humanitaire evelynejosse@yahoo.frCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. 

Les différents types de traumatisme

Les traumatismes de type I, II, III et IV

1. Les traumatismes de type I

C’est à Lenore Terr que l’on doit la première catégorisation des traumatismes en deux types.

Elle entend par traumatisme de type I un événement traumatique unique présentant un commencement net et une fin clairs. Ce type de traumatisme est induit par un agent stressant aigu, non abusif.

Exemples : une agression, un incendie, une catastrophe naturelle.

Notons qu’un traumatisme de type I peut avoir des conséquences à long terme, elles-mêmes à l’origine d’une souffrance psychique, voire traumatique. Ainsi, une personne blessée lors d’une agression peut garder un handicap physique ; une famille déplacée pour cause de destruction de son logement par un tremblement de terre souffrira probablement des conditions de vie précaires dans un camp.

 

2. Les traumatismes de type II

Lenore Terr parle de traumatisme de type II lorsque l’événement s’est répété, lorsqu’il a été présent constamment ou qu’il a menacé de se reproduire à tout instant durant une longue période de temps. Il est induit par un agent stressant chronique ou abusif.

Exemples : la violence intrafamiliale, les abus sexuels, la violence politique, les faits de guerre, etc.

Tout traumatisme est, au départ, de type I. Les réactions présentées par les victimes sont identiques à celles faisant suite à un agent stressant de type I mais lentement, avec le développement d’un type II, se manifestent des mécanismes d’adaptation de plus en plus pathologiques.

Il est important de ne pas confondre une personne dont la vie est émaillée de nombreux traumatismes de type I (par exemple, perdre ses biens dans un incendie puis, quelques années plus tard, être délestée de son argent lors d’une agression, être témoin d’un accident grave, échapper à la mort dans un carambolage, etc.) avec celle qui souffre de traumatisme de type II.

Les traumatismes induits par une agression sexuelle ou par la torture doivent être assimilés aux traumatismes de type II, voire aux traumatismes de type III (voir infra), même si l’agent stressant ne s’est présenté qu’une seule fois dans la vie de la personne.

 

3. Les traumatismes de type III

Solomon E.P. and Heide K.M. ont différencié une troisième catégorie de traumatisme. Ils parlent de traumatisme de type III pour désigner des événements multiples, envahissants et violents présents durant une longue période de temps. Ils sont induits par un agent stressant chronique ou abusif.

Exemples : les camps de prisonniers de guerre et de concentration, la torture, l’exploitation sexuelle forcée, la violence et les agressions sexuelles intrafamiliales, etc.

 

4. Les traumatismes de type IV

Nous proposons une quatrième catégorie pour désigner les traumatismes en cours. Ce qui les différencie des traumatismes de type I, II ou III, c’est qu’ils se poursuivent dans le présent.

Exemples : une équipe confrontée au kidnapping ou à la prise d’otage en cours d’un des leurs (humanitaires, journalistes, etc.), les faits de guerre, les épidémies mortelles (choléra, SARS, Marburg, etc.), la violence et les agressions sexuelles intrafamiliales .

Pour lire l'article en entier, cliquez sur le logo du Journal international de victimologie


 

Autres billets par Evelyne Josse
La signification du terme « victime »

Par Evelyne Josse - Publié dans : Victimologie - Communauté : viols par inceste
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 07:22

Logo-Villerbu-crimino.jpgProfessseur Loick M. VILLERBU

L’impulsion donnée aux études sur la criminalité, la chaine pénale, les dispositifs de soin et d’accompagnement en détention ou pour les auteurs d’infractions, mineurs ou relevant du droit commun… les concepts opératoires de responsabilité et de culpabilité, de sanction et de peine s’accompagnent de création de dispositifs pédagogiques universitaires et hors universités : 1990, considérant le manque de présence clinique des étudiants en psychologie  déjà trop focalisés sur les dispositifs restant au plus près des patients hospitalisés en psychiatrie, un module Actualités Cliniques  construit une interrogation sur les pratiques de soi et d’autrui déviantes ou infractionnelles, concernant la mort, la sexualité, le désir d’enfant, le désir d’être parent….

Module qui se transformera en DU Criminologie et Troubles du comportement ; il cessera d’exister lorsque les responsable universitaires considéreront qu’il fait double emploi avec la création d’un DESS de Cliniques Criminologiques en 1999, renommé Cliniques Criminologiques et Victimologies quelques années plus tard, devenu Master de Cliniques Criminologiques et Victimologie au moment de l’application, accrédité officiellement par les ministères comme donnant le titre de Psychologue en 2007, re transformé en option d’un Master plus généraliste dans la réforme LMD, effaçant de fait les distinctions recherches et professionnalisation, ce qui état un bien mais plus grave occultant la dimension spécifique d’un tel enseignement à visée professionalisante non généraliste.

Défaisant dans les faits ce qui avait été organisé pour plus de rationalité opératoire, éthique et clinique dans le marché du travail et le besoin de spécialisation, détricotage dont le caractère mortifère s’offre à l’analyse sur l’axe : à qui cela profite-t-il ?

L’option psycho-criminologie, terme emprunté à Ferenczi, au carrefour des références ordonnées sur la Subjectivité et le Droit (dans un nouage axiologique) est, depuis son émergence historique  dans les propositions d’une clinique institutionnelle et subjectale commencée il y a quelque 20 ans, désormais installée dans le paysage d’une criminologie rennaise et internationale pour laquelle il reste à penser une psychologie juridique afin de ne pas assujettir au pénal, en tant que droit et procédure, la pertinence et la consistance d’un objet qui se dessine peu à peu dans les effets  contemporains du droit positif.

Relations scientifiques et professionnelles privilégiées : les avocats, les personnels de l’administration pénitentiaire, magistrats, psychiatres… police et gendarmerie France, Algérie. Les Universités qui en France développent des enseignements dans le rare (!) même axe disciplinaire : Pau, Poitiers, Nantes, Paris V et à l’étranger, Portugal (Lisbonne, ISPA, enseignant associé), Belgique (Louvain la Neuve, Liège), Argentine (Rosario), Italie (Turin), Québec (Montréal).

Les travaux se publient et font le point : Dangerosité du lien sectaire, Dangerosité et Vulnérabilité en  psycho-criminologie, Identification et analyse sérielle en psycho-criminologie, Temps psychique et Temps judiciaire. D’autres sont en attente de publication : Femmes, Féminin et Criminalité, Meurtre d’enfant, Enfants meurtriers, dans l’objectif de suivre en les formulant d’un double  point de vue scientifique et professionnel, les déplacements des grandes figures de la mise à mal du lien social, en ne se centrant pas de façon exclusive sur la pathologie.

Par E.T. Documentaliste - Publié dans : Victimologie
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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 08:27

Logo café Le Dire & Agir

Pour écouter l'enregistrement de la conférence :

Victimologie & Criminologie
par l'Association SanViolentine/Lorraine

Pour écouter l'enregistrement

20 octobre 2010

Quatrième Café-débat « Le Dire & Agir »   Le viol, Criminologie et Victimologie. 

Avec le commandant de police Thierry Toutin et Denise William, chargée de mission auprès du Maire de Metz.  Nous voici arrivés à notre quatrième café-débat et aucun début de routine à l’horizon ! Comme à chaque fois, c’est une excitation particulière qui nous envahit, un savant mélange de stress…

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo du Dire & Agir

Par SanViolentine - Publié dans : Victimologie - Communauté : "Psychologie interdite"
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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 09:22

 

 

La-victimologie-de-Gerard-Lopez.jpg1e édition
Broché
Paru le : 25/08/2010
Editeur : Dalloz-Sirey
Collection : connaissance du droit
ISBN : 978-2-247-08832-4
EAN : 9782247088324
Nb. de pages : 191 pages
Poids :175 g
Dimensions : 11,5cm x 17cm x 1,2cm

Trop souvent confondue à tort avec la psychotraumatologie (discipline médicale), la victimologie n'est pour certains qu'une branche de la criminologie.
Pour d'autres, elle est une transdiscipline qui aborde le phénomène victimaire à l'interface de quatre disciplines principales : droit, criminologie, psychotraumatologie et action humanitaire. Mais la compréhension des représentions victimaires, qui fondent la société occidentale et déterminent notre compréhension de la victimologie, nécessite une approche historique, sociologique, psychologique, économique, politique et au-delà, philosophique.
Les grandes lignes de ces disciplines sont retracées dans cet ouvrage. Ce livre est destiné aux étudiants des différents diplômes universitaires et masters de criminologie et de victimologie. Mais il s'adresse, aussi, à tous ceux qui s'intéressent à la problématique des victimes. Il complète le très pratique Les droits des victimes : droit, auditions, expertise, clinique publié chez Dalloz.


Autres billets sur La victimologie par Gérard Lopez
2/ Définition de la victime
3/ Évolution socio-historique : la victime valeur fondatrice de la culture occidentale
4/ La notion de cible victimale


Les troubles dissociatifs – La dissociation péritraumatique
Les troubles dissociatifs durables

 

Par Decitre - Publié dans : Victimologie - Communauté : "Psychologie interdite"
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Cliquez sur les images pour accéder aux sources et références

  • Casalis l'aide aux femmes victimes de viols
  • L'inceste de Odyssey Barot 1883
  • Outreau Gryson

Documents autofiction

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