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  • : Autofiction Inceste Résilience
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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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Retrouvez Auteure anonyme sur Hellocoton
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 19:50

Logo-Centre-Popincourt.jpgL'atelier est un espace-temps partagé en groupe, facilitant l'échange et la communication autour du matériau artistique. Le travail en atelier est centré sur l'avènement de l'expression émotionnelle et psychique par les moyens des médiations artistiques.
Ce travail – en même temps jeu et plaisir –, en lien avec l'équipe thérapeutique du centre, appartient avant tout à la personne elle-même, invitée à y trouver une source d'énergie et de mieux être, dans le plus grand respect de son autonomie et de sa liberté d'expression et de création.
ÉCRITURE
Jamileh TALEBIZADEH

Dans une ambiance récréative, cet atelier de découverte sollicite votre imagination en privilégiant le jeu avec les métaphores, images. L’ambition de cet atelier serait l’accueil du dit et dire de chaque sujet pour lui permettre de tracer sa route du soi tissé de sens et de silence(s)
A partir d’un poème/bribes d’un texte littéraire proposé, chaque participant(e) sera convié(e) à proposer sa création : poème, texte poétique, scénario...

Méthodologie :
Après la première rencontre avec le groupe, une réflexion sera portée sur la façon de déroulement de l’atelier : association libre, collage jeux, texte/image...

Support(s) technique(s) :
Textes et brouillons d’écrivains et d’artistes (nouvelles, roman, pièce de théâtre, poème,
correspondance, autobiographie, cinéma, peintures...)

Pour accéder au site du Centre Popincourt, cliquez sur le logo

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Published by E.T. Documentaliste - dans Arts thérapie
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 17:22

Francois-Emmanuel.jpgApproches et séductions mutuelles.

Entre les artistes et les « psy » on observe depuis toujours une très grande fascination. Pareille attirance mutuelle se comprend aisément.

Les artistes se sentent trop souvent fragilisés, débordés par leur propre sensibilité, au point qu’ils vont volontiers consulter les psychanalystes, dont le savoir supposé distille çà et là de puissantes séductions.

Ce mouvement d’appel n’est pas chez eux sans réticence, appréhension imaginaire, crainte, parfois légitime, de voir se tarir la source de leur création.

Les  psychanalystes de leur côté voient dans toute forme d’art une expression paradigmatique de ce qu’ils tentent de saisir. A l’appui de leur théorie, ils convoquent certains grands textes mythologiques mais aussi de plus récentes oeuvres littéraires et picturales, avec pour projet d’accorder à leurs développements une espèce de noblesse, d’universalité, de les doter, selon la formule herméneutique, d’une « lumière sombre ».

Et les uns et les autres de partager un peu le même territoire, cet arrière-pays nocturne que l’on nomme, à défaut d’autre mot, l’inconscient, cette forêt incertaine qu’ici l’on défriche méthodiquement, là on reboise avec inconstance, où les premiers s’évertuent à tracer quelques routes, où les seconds s’entêtent à se perdre, et d’où s’originent aussi bien les rêves, les lapsus, les trébuchements de la vie, les symptômes, que les tableaux, les romans, les poèmes, les chants.

 

L’art-thérapie

Un certain climat de convergences et d’opportunités a par ailleurs récemment œuvré dans le sens d’un certain chevauchement des champs artistiques et thérapeutiques. L’esprit du temps étant  volontiers éclectique, l’apparente efficacité thérapeutique de certaines propositions artistiques rend soudain légitime de mettre l’art au service du projet thérapeutique. S’est ouvert un vaste terrain flou nommé art-thérapie où maintes pratiques se cotoient, de la pédagogie à la psychanalyse appliquée, sans qu’il y ait une réflexion de base sur la nature de l’acte ou du processus créateur. Il faut ajouter que cette nouvelle discipline ouvre pour beaucoup un « créneau » porteur, du psychothérapeute qui souhaite mêler à son métier sa passion artistique, à l’artiste qui recherche un ancrage social ou à l’ergothérapeute auquel l’étiquette d’art-thérapeute va redonner une légitimité nouvelle.  

 

La diversité des pratiques de l’art-thérapie décourage cependant la critique plus qu’elle ne l’attise. Ce qui est regroupé sous ce double vocable est d’une infinie variété et un vague consensus finit par valider bien des démarches différentes.

Ici l’approche est simpliste, à l’anglo-saxone (« il faut s’exprimer, cela ne peut faire que du bien »), ailleurs l’art est utilisé comme élément provocateur d’une parole qui fera l’objet d’interprétations psychanalytiques. La part laissée au processus artistique (pour autant qu’il y ait processus) et à la parole (mais quelle type de parole attendue ?) variera selon les propositions.

Mais au-delà de ses deux déterminations minimales, l’art-thérapie peine quelque peu à se définir. « Un mot valise contenant un ensemble de clefs aux serrures polysémiques en permanente mouvance » écrit Jean-Luc Sudres (2). Et le même auteur de préciser d’abord ce que l’art-thérapie n’est pas (« elle n’est pas de l’art, elle n’est pas un enseignement artistique, elle n’est pas de l’art psychopathologique, elle n’est pas une ergothérapie, elle n’est pas une rééducation psychomotrice, elle n’est pas une thérapie verbale ou corporelle ») avant de préciser ce qu’elle est (« dans le trait d’union, dans la médiation... ») et ce qu’elle pourrait être (« une ouverture hors des mailles de la psychiatrie, une structure associative et interactionnelle intégrative et éclectique »...)

Jean Pierre Klein de son côté, dresse dans la collection Que sais-je ?(3) un panorama assez complet de toutes les pratiques art-thérapeutiques. Le livre tient de l’inventaire mais consacre une part de ses pages à tenter de saisir, voire de théoriser, l’objet commun de ces pratiques.

J’isole un fragment significatif : « En art-thérapie, le thérapeute introduit une distance et propose de passer d’un discours en /je/ à une production en /il/ dans le langage verbal (invention de fictions) ou dans d’autres langages, plastique, sonore, gestuels, etc. A l’intérieur de ce cadre thérapeutique, la personne crée des productions complexes comme bornes plus ou moins énigmatiques de son cheminement personnel qu’elle examinera comme des façons de figurer ses conflits, ses peurs et ses aspirations. Cela lui occasionne éventuellement des prises de conscience surgissant dans le déroulement du processus qui d’abord n’a l’air que de vouloir obtenir des formes de plus en plus fortes et satisfaisantes esthétiquement. Le rôle du thérapeute est d’accompagner le parcours symbolique d’une production à une autre, de pousser une forme (mouvement graphique, gestualité spontanée qui se répète...) qui s’y trouve en potentialité, intervenant avec grande prudence, dans le langage proposé... » (p.43)

On voit dans ce texte se déployer le concept central de support ou d’objet médiateur (« masque, ambiguïté, détour, distance, passage du /je au /il/ ») On reconnaît que la médiation artistique ouvre en effet tout le champ de l’ellipse et de la métaphore (qui ne sont d’ailleurs pas absentes des thérapies verbales). Puis s’affiche l’ambition thérapeutique en terme de « parcours symbolique à accompagner », accompagner au sens de « pousser une forme qui se trouve en potentialité ». Cette formulation, toute prudente qu’elle soit, prend donc acte indirectement que quelqu’un (soit un art-thérapeute) peut influer sur le processus créateur chez l’autre (le patient), dans une direction où l’avènement des formes créées constituerait autant de « bornes énigmatiques » qui lui serait loisible d’examiner et constituerait bon an mal an les étapes d’une prise de conscience. Voilà une hypothèse qu’il faudrait revisiter à la lumière de ce que l’on peut dire sur le processus créateur, en interrogeant d’abord les artistes qui ont tenté d’en préciser la nature.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le portrait de François Emmanuel

______________________
2) Jean-Luc Sudres, L’adolescent en art-thérapie, Paris, Dunod, 1998
3) Jean-Pierre Klein, L’art-thérapie, Paris, P.U.F,  collection « Que sais-je ? », 1ère édition : 1997.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:53

Woolf-L-ecriture-refuge-contre-la-folie.jpg

Page 55
15 septembre 1926
Me suis réveillée vers trois heures à peu près. Oh ! la voilà qui commence à s'approcher… cette horreur… L'effet physique est celui d'une vague douloureuse s'enflant dans la région du cœur; elle me ballotte. Je suis malheureuse, malheureuse ! Arrière ! Mon Dieu, je voudrais être morte ! Pause.
Mais pourquoi donc ressentir cela ? Laissez-moi regarder comment la vague 
se soulève. Je regarde. Vanessa. Des enfants. L'échec. Oui, je distingue 
cela. L'échec, l'échec ! (La vague se dresse.)
Oh, ils se sont moqués de mon goût pour la peinture verte ! (La vague se brise) Je voudrais être 
morte ! J'espère que je n'ai plus que quelques années à vivre ! Je ne peux plus affronter cette horreur ! (C'est la vague qui déferle sur moi.)

Cela se répète ; plusieurs fois, avec des variations dans l'horreur. Puis au moment critique, la souffrance, au lieu de conserver sa violence, s'estompe [NdA : devient vague]. Je somnole, Je me réveille en sursaut…
 Encore la vague ! la souffrance irrationnelle. Le sentiment d'échec… 
En général, quelque incident précis, par exemple, mon goût pour la peinture verte, ou l'achat d'une robe neuve, ou le fait d'avoir invité Daddie pour la fin de semaine, est mis en cause.
Enfin, regardant la vague avec autant de détachement que possible, je me dis : « Voyons, fais un effort sur toi même. Cela suffit comme ça. 
Je me raisonne. [ ... ] Je me dis que c'est sans importance. Que rien n'a d'importance. Je me raidis sur place ; je me redresse, et je m'endors ; me réveille à demi ; sens que la vague recommence, observe la lumière qui blanchit et me demande comment, cette fois, le petit-déjeuner et le plein jour auront raison d'elle. Et puis j'entends L. dans le couloir, et je fais semblant, pour moi-même autant que pour lui, d'être de belle humeur ; et en général, je le suis vraiment quand s'achève le petit-déjeuner. Est-ce que tout le monde connaît cet état d'esprit ?
Pourquoi ai-je si peu d'empire sur moi-même ? Cela n'est pas à mon honneur ; ni sympathique. C'est la cause de beaucoup de gâchis et de souffrance dans ma vie.
_________________
1. Virginia Woolf, Journal, traduit de l'anglais par Colette-Marie Huet, Paris, Stock, 1980, vol. 5, pp. 325-326

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Autres billets sur l'écriture refuge contre la folie

 2/ Virginia Woolf et le plaisir suprême de l'écriture

4/ Virginia Woolf par Nicolas Pierre Boileau

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 17:25

Woolf-L-ecriture-refuge-contre-la-folie.jpg

Page 31

Pour moi le plaisir suprême reste le moment où les idées jaillissent 
dans ma tête. Oui je me moque éperdument de savoir si Rachel va avoir 
un enfant ou pas. Je vis dans le monde des idées. De toute façon je trouve 
l'époque bien mal choisie pour mettre les enfants au monde.
_________________
1. Virginia Woolf, Journal intégral, 1915-1941, (1977) trad. Colette-Marie Huet et Marie-Ange Dutartre, 
1981, Stock, Paris, 2008, p. 1369.

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Autres billets sur L'écriture refuge contre la folie

3/ Reviviscences par Virginia Woolf

4/ Virginia Woolf par Nicolas Pierre Boileau

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Published by Virginia Woolf - dans Virginia Woolf
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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 18:03

Vigan-de-Delphine---Nuit.jpgPage 59

Dans les dîners et les soirées, il faisait rire et 
continuait de capter l'attention. La parole était l'expression de son pouvoir, de sa puissance. Georges avait le 
verbe haut, précis, académique. Il fustigeait chez les 
autres les accords malencontreux, les fautes de syntaxe, 
les approximations sémantiques. Georges maîtrisait la 
grammaire française à la perfection et n'ignorait aucun 
mot d'argot. Des relents d'amertume l'assaillaient parfois, au détour d'une soirée, d'une conversation ou d'un 
mauvais film, et bientôt se formerait dans sa gorge une 
boule de colère qui ne cesserait d'enfler.

Un jour qu'il regardait dans le vide depuis plusieurs 
minutes, étranger au bruit qui l'entourait, Lisbeth, 
inquiète, avait rejoint sa mère dans la cuisine.
– Ce n'est pas papa qui est là.
– Comment ça ?
– C'est un homme qui a mis un masque qui ressemble à papa. Mais j'en suis sûre: ce n'est pas lui.  
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Autres billets sur Rien ne s'oppose à la nuit
1/ Rien ne s'oppose à la nuit
2/ Le regard du père sur sa fille 

5/ L'enfant ressemblait à son père

 

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Published by Delphine de Vigan - dans Dissociation
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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 15:41

Vigan-de-Delphine---Nuit.jpgPage 47

La douleur de Lucile a fait partie de notre enfance 
et plus tard de notre vie d'adulte, la douleur de Lucile 
sans doute nous constitue, ma sœur et moi. Pourtant, 
toute tentative d'explication est vouée à l'échec. Ainsi 
devrai-je me contenter d'en écrire des bribes, des fragments, des hypothèses.
L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle 
de poser les questions et d'interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a 
suscité tout au long de son histoire nombreux commentaires et hypothèses. Les gens que j'ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l'ai 
souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille 
incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, 
comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

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Autres billets sur Rien ne s'oppose à la nuit

1/ Rien ne s'oppose à la nuit
2/ Le regard du père sur sa fille 

4/ Georges un grand-père dissocié

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Published by Delphine de Vigan - dans Transgénérationnel
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 07:50

Logo Porteuse d'eauOn parle beaucoup de la compassion, de ce sentiment qui peut vous prendre dans le ventre quand on rencontre quelqu'un qui est dans un certain dénuement. On parle de la compassion, de la pitié de Dieu pour son peuple.
La compassion est un des maîtres mots du bouddhisme. Et parfois au lieu de se centrer sur un individu on peut élargir à tous ces frères qui souffrent des mêmes maux, et ainsi sortir aussi de soi-même.
Mais la compassion, si noble soit elle n'est pas l'amour. Elle est fondamentale car elle nous permet de regarder les autres avec du respect, d'être proche de lui, de faire ce qui est possible pour alléger la souffrance, mais elle n'incite pas à donner de sa vie (je ne dis pas donner sa vie).
En effet, je me suis rendue compte que si je peux agir, faire des choses pour les personnes que je dis aimer, (avoir de la compassion) au fond de moi, je ne donnerai ma vie pour elles. Outre le fait que matériellement il est impossible de donner sa vie pour quelqu'un que l'on aime (combien de parents auraient voulu donner leur vie pour que leur enfant malade aient une durée de vie normale, qu'il ne soit pas fauché à l'aube de sa vie) cette attitude là nous ne l'avons finalement que pour des personnes qui sont de notre sang, de notre lignée, de notre famille.
Les autres, on les aime bien, les siens on les aime. La compassion, la pitié c'est une chose, l'amour c'est autre chose. La compassion il est important de la cultiver. L'amour, celui dont parle Jésus "donner sa vie pour ceux que l'on aime" c'est autre chose.
La mort de Jésus pour nous, même si elle ne nous sauve pas de la mort physique, de la maladie, des difficultés, nous ouvre à une autre vie, nous donne un autre souffle.  Sa mort nous donne la Vie. La mort de Celui-là, montre à quel point un Dieu, notre Dieu a aimé sa créature, puisqu'Il a perdu son souffle(mort)  pour que à nouveau Son souffle soit en nous (Esprit saint). C'est pour cela qu'Il est devenu un Père.

Pour lire le billet, cliquez sur le logo de la Porteuse d'eau

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Published by La Porteuse d'eau - dans Ethique
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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 09:36

L'incestuel est un état incestueux dans lequel vivent des personnes qui ne passent pas à l'acte.
Pierre Molinier
Nous disposons d’une excellente étude de Pierre Petit (Écrivain) – Bordeaux :

http://stigma.site.free.fr/?p=197

« Molinier et l’inceste : du fantasme à la réalité »
Oh !... Marie, mère de Dieu (1965) [1].
Marie.jpgQue voit-on sur ce tableau ? Un Christ en croix, androgyne, aux seins parfaits et au pénis en érection, qui subit doublement les faveurs d'une femme : fellation et sodomie par godemiché. Si le visage de la fellatrice correspond à celui d'Emmanuelle Arsan, l'amante idéale des années 60, le titre du tableau Oh !... Marie, mère de Dieu laisse supposer que l'image de la mère se trouve bien en arrière-plan. A cela s'ajoute le fait que le crucifié et sa croix surgissent d'une saisissante représentation des trompes de Fallope, symbole maternel par excellence, et d'une forme de parturition. Ce Christ incestué, évidemment, c'est Molinier : même tête, même seins pincés, mêmes jambes que sur les peintures, les gravures et les photos où il se met lui-même en scène.
Ce tableau serait-il la réalisation du fantasme de l'inceste non consommé dans l'enfance ? « Véritable clé de voûte de la théorie du complexe d'Oedipe, l'inceste mère-fils, contrairement à l'inceste père-fils, est rarement réel [...], restant en général plus volontiers au niveau fantasmatique. [2] » Pourrait-il être lu comme une vengeance contre des femmes qui représentent la castration par féminisation tant redoutée par un homme qui revendique haut et fort la possession et l'usage de son phallus, aussi bien du point de vue physique qu'artistique ? Ou bien faudrait-il y voir l'attraction amoureuse du fils envers la mère par opposition à la rivalité qui existe chez Molinier avec un père autoritaire (cf. la punition infligée lors de l'embrassade des jambes de Julienne) mais dévalorisé ?


[1] Entretien Pierre Molinier/Pierre Petit, 7 juin 1973.
[2] T. et K. Albernhe, « L'inceste », in : Criminologie et psychiatrie, Éditions Ellipses, 1997 et in : Actes du Colloque « Délinquance sexuelle », Centre national d'études et de formation de la Police nationale, 17-18 mars 2004, p. 33. [3] Cf. Marcel Eck, « Inceste », in : Encyclopédie de la sexualité, Paris : Éditions universitaires, 1973, p. 367.

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Published by Pierre Petit - dans Tableaux peintures
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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 15:33
page 15
Comment symboliser face à la circularité post-traumatique due comme le dit le psychanalyste 
R. Roussillon à l'impossibilité de se représenter 
l'objet. « C'est (.…) la transformation du rapport 
du sujet à la trace mnésique des expériences 
antérieures qui rend possible le passage de la 
présentation hallucinatoire à la représentation 
symbolique (…)
» 1 Pour cela la psyché doit passer par un transfert dans des objets animés et 
inanimés pour « prendre forme » . Il en donne pour 
exemple le médium-malléable que constitue la 
pâte à modeler, objet utilisé pour le jeu et jeu utilisé comme un objet de plaisir.
1. R. Roussillon, Le processus de symbolisation et ses 
étapes, in B. Chou vier (ed), Matière à symbolisation, CH 
1027 Lonay, Delachaux et Niestlé, 2000

Trou-noir-brode.jpg
Trou noir brodé en perles argentées sur pull en cachemir noir par L'Ateure obligatoirement anonyme en 1986
________________________
Autres billets sur le livre de Jean-Pierre Klein : Violences sexuelles faites à enfants
1/ Violences sexuelles faites à enfants - Une nouvelle clinique
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Published by Jean-Pierre Klein - dans Arts thérapie
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 20:57

Ateliers d'écriture thérapeutiquesPage 25
Il existe depuis longtemps différentes formes d'ateliers d'écriture. Dans 
le cadre d'un atelier à visée thérapeutique, l'écriture permet de ressentir 
un plaisir et d'exprimer une souffrance.
Penser qu'un atelier d'écriture permet l'expression de la souffrance 
et la libération de certaines angoisses, soit à travers des images poétiques, soit à travers tout autre forme littéraire, est un facteur, certes 
important, mais insuffisant pour rendre compte de ce qui s'y passe.
De par la manière dont se déroulent les ateliers, qui est propre au 
thérapeute et à l'interaction entre le thérapeute et le groupe, vont être 
renforcées les motivations à l'écriture. Ce qui est écrit est lu et repris, le 
plus souvent sans interprétation, et est la source éventuelle de questionnements. C'est par la capacité d'écrire du participant, sous des formes diverses, que va peu à peu se mettre en place un cadre permettant 
un travail d'« assouplissement psychique" et l'expression de ce qui, 
jusqu'alors, était impensable.

Chez certains participants se manifeste 
d'emblée un plaisir évident. Pour d'autres, ce n'est que lors d'un second 
temps, après une catharsis, que peut s'apaiser une souffrance et naître 
un plaisir. Dès lors, penser avec plaisir pourra mener à penser le plaisir. 
Arriver à écrire avec plaisir est pour la plupart des participants une 
étape importante dans leur évolution personnelle.
Pour tous, trouver un espace psychique dans un cadre spatio-temporel consacré à l'expression de ses pensées, de son imagination, de 
ses craintes, de ses peurs et de ses désirs, est souvent source de plaisir. 
En effet, le plus souvent, ce plaisir survient après un « apprivoisement " 
de la pensée et une adaptation aux autres membres du groupe.
Une fois la confiance en soi et en autrui installée, l'écriture devient 
pour tous (chacun ayant son propre rythme) une voie ouverte à l'imaginaire. Cependant, le thérapeute est toujours présent pour cadrer, stimuler et rassurer.


Autres billets sur le livre de Nayla Chidiac – Ateliers d'écriture thérapeutiques
1/ Chidiac Nayla – Ateliers d’écriture thérapeutique
2/ La médiation écriture
3/ Que permet l'écriture en psychothérapie à médiation artistique ?
4/ L'écriture cathartique
5/ L'autofiction
6/ Pour Semprun, l'écriture et la mémoire sont indissociables
7/ Dans 
le cadre d'un atelier à visée thérapeutique, l'écriture permet de ressentir 
un plaisir
8/ Un travail de lien par l'écriture thérapeutique
9/ Vignette clinique – Virginia W

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