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  • : Autofiction Inceste Résilience
  • Autofiction Inceste Résilience
  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 06:49

Vigan-de-Delphine---Nuit.jpgBroché
Paru le : 17 août 2011
Editeur : JC Lattès
ISBN : 978-2-7096-3579-0
EAN : 9782709635790
Nb. de pages : 436 pages
Poids : 450 g
Dimensions : 13cm x 20cm x 3,1cm

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre.
Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

_________________________

Autres billets sur Rien ne s'oppose à la nuit
2/ Le regard du père sur sa fille
3/ L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle 
de poser les questions et d'interroger la mémoire
4/ Georges un grand-père dissocié
5/ L'enfant ressemblait à son père

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 07:26

Logo-L-Express.fr.jpgPar Tiphaine De Rocquigny (LEXPRESS.fr), publié le 28/07/2011

L'ecrivaine hongroise s'est éteinte chez elle en Suisse, de longues années après avoir quitté son pays et s'être réfugiée dans l'écriture.

Portrait.

Elle ne voulait plus lire, encore moins écrire. Agota Kristof avait fait le deuil de cet "acte suicidaire" qu'est l'écriture. La romancière hongroise, controversée, s'est éteinte mercredi, en Suisse, à l'âge de 75 ans. Elle qui reniait son roman autobiographique L'Analphabète, paru en 2005, s'est rendu célèbre avec la "trilogie des jumeaux", écrite d'une seule traite il y a vingt ans. Lorsque Le Grand Cahier est publié, en 1987, le bloc de l'Est est au bord de l'implosion. Agota Kristof est donc d'abord perçue comme une écrivain hongroise, ce pays au coeur de la rivalité est-ouest. C'est pourtant la langue française qu'elle choisit pour raconter ce monde d'hier. 

…/…

"L'écriture me détruira"

Chez Agota Kristof, l'écriture est ce qui reste quand tout s'est envolé. La littérature représente l'espoir de réinventer le réel, de raconter les choses comme elles auraient dû se passer. S'il n'y avait pas eu la guerre, si les Russes n'avaient pas occupé la Hongrie, si elle n'avait pas quitté son pays. Mais le défi de la langue est là, immense, insurmontable, cette "langue ennemie", le français, qui fait d'elle un écrivain apatride, éternellement déchirée entre sa terre d'origine et son pays d'adoption. 

L'écriture la sauve et la ronge en même temps. Elle fait dire à Sandor Tobias dans Hier: "Je pense que l'écriture me détruira." Si le mensonge l'a longtemps protégé, il finit toujours par resurgir de l'oubli. Dans Le Troisième Mensonge, on comprend que les jumeaux n'ont jamais vécu leur enfance ensemble, que ce "nous" désignait en fait... un "je". Les mots de Lucas détruisent le fondement du récit du Grand Cahier: "Tout cela n'est qu'un mensonge. Je sais très bien que dans cette ville, chez Grand-Mère, j'étais déjà seul, que même à cette époque, j'imaginais seulement que nous étions deux, mon frère et moi, pour supporter l'insupportable solitude." 

Pour lire l'aticle, cliquez sur le logo de l'Express.fr

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Published by Tiphaine De Rocquigny - dans Autobiographie
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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 07:44

Ateliers d'écriture thérapeutiquesPage 21

Pour Semprun, l'écriture et la mémoire sont indissociables, amies et 
ennemies pourrions-nous ajouter. L'écriture a pour lui un effet double 
et contradictoire sur la mémoire : d'un côté, elle a un effet structurant 
de la mémoire, donc elle est apaisante ; c'est ce que nous appelons le 
cadre contenant de l'écriture. Mais d'un autre côté réside le danger de 
la reviviscence provoquée par l'écriture. D'où l'importance du cadre 
théorique comme contenant, en atelier.


Autres billets sur le livre de Nayla Chidiac – Ateliers d'écriture thérapeutiques
1/ Chidiac Nayla – Ateliers d’écriture thérapeutique
2/ La médiation écriture
3/ Que permet l'écriture en psychothérapie à médiation artistique ?
4/ L'écriture cathartique
5/ L'autofiction
7/ Dans 
le cadre d'un atelier à visée thérapeutique, l'écriture permet de ressentir 
un plaisir
8/ Un travail de lien par l'écriture thérapeutique
9/ Vignette clinique – Virginia W

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 09:00

David-Servan-Schreiber.jpgPsychologies Magazine
février 2000
Chroniques

 

Votre médecin vous a-t-il demandé d’écrire l’histoire de vos malheurs ? Probablement pas.

Pourtant, le très sérieux “Journal of the American Medical Association” a récemment publié une... étude montrant que l’écriture pouvait avoir une influence profonde sur la souffrance physique. Des patients atteints d’asthme ou d’arthrite ont eu à décrire le moment le plus difficile de leur vie. D’autres, simplement leur plan pour la journée. Quatre mois plus tard, ceux qui avaient planché sur leurs difficultés durant trois jours consécutifs, à raison de vingt minutes par jour, se sentaient mieux, prenaient moins de médicaments pour soulager leurs symptômes et avaient moins vu leur médecin ! S’il existait une pilule qui, en trois prises, avait un tel effet, pas un médecin ne manquerait de la prescrire.

Ces résultats stupéfiants restent à confirmer. Mais les romanciers n’ont-ils pas toujours rendu hommage aux vertus thérapeutiques de l’écriture ? « Un roman est toujours autobiographique », rappelle Madeleine Chapsal, et l’exercice est libérateur. L’auteur a souvent parlé de la façon dont elle s’est guérie de la blessure quasi mortelle assenée par l’homme qui la quittait La Maison de Jade. Mais il n’est pas nécessaire d’écrire un roman – ni d’avoir du succès – pour que nos propres mots nous soignent. Il n’est même pas nécessaire d’être lu par un autre. La prescription d’un essai narratif dans un but médical est une pratique reconnue depuis longtemps pour le traitement des syndromes de stress post-traumatique ou des états de deuil dépressif. Les patients ont pour tâche de décrire le détail de ce qu’ils ont vécu et qui les hantent encore. Le simple fait de mettre les mots sur le papier apporte souvent une sensation de soulagement. « Comme une énorme pierre que je n’ai plus à porter », me disait un médecin kosovar qui venait de terminer dix pages sur son exode.
Les études fonctionnelles cérébrales confirment l’étrange rapport des mots aux marques neurologiques des traumatismes émotionnels. Dans le cerveau de patients qui souffrent d’ un syndrome de stress post-traumatique, le souvenir de l’événement s’accompagne d’une activation du cortex visuel (« l’image inoubliable »), et des noyaux limbiques responsables des émotions et de leurs manifestations dans le corps. Simultanément, le centre de l’expression du langage – l’aire dite de Broca – est désactivé. Tout se passe comme si la nature physique des souvenirs traumatiques dans le cerveau était incompatible avec les mots (« Il n’y a pas de mots pour dire ce que j’ai vécu… »). L’écriture modifie peut-être l’équilibre entre les différentes aires de représentation qui s’activent pour un souvenir donné. Redonner naissance aux mots semble aider les émotions bloquées à se diffuser et libérer les énergies intérieures.

Pour lire la suite de la chronique, cliquez sur le portrait de David Servan-Schreiber

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Published by David-Serva&n-Schreiber - dans Arts thérapie
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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 17:44

Corinne-Van-Loey-EMDR.jpgParu le : 23/11/2009
Editeur : Dangles
ISBN : 978-2-7033-0796-9
EAN : 9782703307969
Nb. de pages : 207 pages
Poids : 280 g
Dimensions : 15cm x 21cm x 1,5cm

Tsunami, 11 Septembre, AZF, crash aérien ou naufrage s'associent aisément dans nos esprits à la notion de traumatisme.
En revanche, il n'en va pas de même pour des événements que nous rencontrons tous : propos ou actes d'un enseignant, d'un médecin, d'un parent ou d'un ami, quelque chose que l'on a retenu au-delà du temps. Souvenirs présents mais évités, car encore chargés d'émoi ou de colère... À l'aulne de nous-même, ils font empreinte et, osons le mot, ils sont trauma. En effet, leur impact dévastateur conditionne souvent notre vie, parfois même à notre insu.
Passés et lointains, parfois anodins, voire ridicules, ces " micro-traumatismes " sont présents comme s'ils venaient d'arriver. Douloureusement et insidieusement, ils influent sur notre physique et notre psychisme. Comment vivre avec eux ? D'autant que face à la peur, aux évitements, aux cauchemars ou aux angoisses, l'arsenal " courage-effort-volonté " reste lettre morte. Comment sortir de cet enfer ? Est-ce possible ? Et avec qui ? Devenue au fil des ans " traqueur de trauma " Corinne Van Loey partage avec tous une expérience et une réflexion, et propose des réponses concrètes.
Que vous soyez médecin, psychologue, soignant, employé, cadre, directeur, enseignant, retraité, adolescent, bien-portant ou malade, vous trouverez ici une information, un nouveau regard, un abord simple de nouvelles techniques, des exemples et l'évidence que rien ne se fait sans l'alliance corps-esprit. Cet ouvrage permettra à chacun de trouver l'amorce d'une réponse et de se convaincre qu'il n'y a pas de fatalité.
Aller mieux est dans le domaine du possible sans pour autant devoir s'engager dans un long cheminement thérapeutique.

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Published by Decitre - dans Soins
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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 08:48

Logo Maître MôMercredi 14 octobre 2009

…/…

Ce soir, d’ailleurs, elle en a marre de ce goût dégueulasse, elle ne sait toujours pas ce que c’est, alors elle décide de tricher : elle soulève un coin du foulard qui lui bande les yeux pour regarder. Et elle voit. Elle voit son visage à  lui, Paul, qui est un peu rouge, bizarre, il ne dit rien mais on dirait qu’il retient sa respiration ; et elle voit que ce n’est pas son doigt qu’il a mis dans sa bouche, c’est son zizi.
Elle recrache ce soir-là  le sexe de Paul, elle se met à  pleurer parce qu’elle ne comprend pas, elle lui dit d’arrêter, elle ne sait pas ce qui se passe, elle trouve ça dégoutant, elle comprend maintenant que ça puait la pisse, elle ne sait pas pourquoi il fait ça mais elle sent que ce n’est pas normal, que ça ne se fait pas. Il arrête, et il lui dit qu’il ne faut rien dire, à  personne, que c’est leur secret, qu’il ne faut pas le dire à  maman, surtout, sinon il lui racontera aussi les bêtises que Jade et son frère font parfois le soir, et que lui ne punit pas, et il s’en va, cette fois là.
Jade essuie ses larmes, elle a envie de vomir mais n’ose pas sortir de sa chambre. Elle est affolée, mais ne sait pas du tout quoi faire, et elle a peur, pas tant des menaces de dénonciation à  sa mère, mais de l’homme lui-même, il avait un regard très dur, tout à  l’heure, un regard méchant, elle sent bien que ça ira très mal si elle parle…
Elle reste longtemps allongée dans son lit, dans le noir, et puis finit par se relever sans faire de bruit, allume sa petite lampe de chevet rose, et va chercher son Journal, dans lequel elle écrit ce qui s’est passé tout à  l’heure, qu’elle intitule « Se soir il ma fé sa« .
A partir de ce soir là, beaucoup de choses changent, pendant les quatre mois où Paul habitera encore chez eux.

…/…

Pour lire la suite, cliquez sur le logo de Maître Mô


Autres billets de L'histoire de Jade en petits morceaux par Maître Mö
1/ L'histoire de Jade en petits morceaux

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Published by Maître Mô - dans Autofiction
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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 06:57

Logo-Chapitre.com.jpgEditeur : Intereditions
Date de parution : 05/10/2011
Langue : Français
ISBN-13 : 9782729611835

Premier livre à associer étroitement et efficacement témoignage et commentaire clinique, cet ouvrage sera infiniment précieux pour les victimes et leur entourage mais aussi pour les praticiens en leur démontrant la pertinence de l'analyse transgénérationnelle. "Tout en un" didactique, ce livre offre
a) un récit familial et sa lecture transgénérationnelle ;
b) des données et commentaires statistiques historiques et médicaux ;
c) 20 (géno-) sociogrammes pour permettre au lecteur de commencer à entrer lui-même dans son propre royaume transgénérationnel.
Un vrai grand livre aussi utile pour comprendre que pour soigner et prévenir.

Logo-Le-Dreau-communication.jpg

Le secret dévoilé
parution octobre 2011 chez InterEditions

PREFACE de la Dr MURIEL SALMONA,
Psychiatre - psychotraumatologue,
Médecin-coordinateur Victimologue Responsable de l’Antenne 92,
Présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie
http://memoiretraumatique.org/

Lorsque l’enfant paraît, c’est avec lui l’histoire de plusieurs générations d’une famille paternelle et d’une famille maternelle qui prennent corps et se prolongent en lui.
Aboutissement de 12 ans de travail, ce témoignage, récit documenté, traverse les deux siècles passés, et bouscule les idées reçues, apporte un autre regard sur les programmations de l’inceste.
éclaire le sens d’une démarche analytique psychogénéalogique ouvrant la voie vers une résilience.

Votre lecture a plusieurs clés d’entrée :

  • une lecture transgénérationnelle d’une Saga familiale et ses fresques
  • des légions de secrets de famille apparemment inoffensifs,
  • des sources transgénérationnelles de l’inceste et de l’incestuel jusque dans le vécu d’une famille dans le contemporain,
  • les toutes dernières statistiques et lois au sujet de l’inceste
  • des définitions et décodages psychogénéalogiques,
  • des "bons tuyaux" et adresses généalogiques
  • 20 génogrammes ou génosociogrammes, vous donnant les clés pour entrer vous aussi dans votre royaume transgénérationnel

Auteur : Noëlle Le Dréau

***
"J’ai toujours pensé que, moi aussi, j’avais à répondre
à des questions que le destin avait déjà posées à mes ancêtres,
mais auxquelles on avait encore trouvé aucune réponse,
ou bien que je devais terminer ou tout simplement poursuivre
des problèmes que les époques antérieures laissèrent en suspens
Jung (1875-1961)
"Ma vie, souvenirs, rêves et pensées"
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Published by Le Dréau Communication - dans Soins
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 08:14

Inserm---Adolecents-enquete-nationale.jpgAuteur : Choquet
Editeur :Inserm
Date de parution : 04/09/2003
EAN13 : 9782855986111
Genre : Adolescents
Langue : français

Résumé de "Adolescents Enquete nationale"
En mai 1993, un échantillon national d'élèves du second degré, tirés au sort (taux de réponse de 92 %), a participé à une enquête épidémiologique portant sur la santé physique, psychologique et sociale.
• La première partie de l'ouvrage est consacrée à la description des adolescents ;
• la deuxième partie aborde les troubles de la conduite, le mal-être psychologique, les violences.
Ces différents thèmes ont été étudiés en fonction de l'académie, du sexe, de l'âge et du type d'enseignement suivi.
Quelles différences entre jeunes de banlieue et adolescents en zone rurale ?
Peut-on identifier des diversités régionales ?
Existe-t-il des spécificités masculines et féminines ?
La famille joue-t-elle un rôle important ? L'école influence-t-elle les comportements ?
Que penser des actions de prévention ?
Autant de questions abordées dans la troisième partie de ce livre, à partir des réponses de 12 391 adolescents à un questionnaire.
Cet ouvrage est destiné aux professionnels de la santé, de l'éducation, du secteur social et de la formation, à l'ensemble des adultes qui ont une activité professionnelle auprès des jeunes dans d'autres cadres institutionnels (justice, police, armée...) ou associatifs, et à tous les parents.

En matière de viol, les buts de l’étude étaient :
1/ mesurer la prévalence du viol parmi les adolescents français.
2/ analyser les problèmes de santé et de comportement associés.
3/ évaluer l'utilisation du système de santé par les victimes de viol.
L’étude établit que sur 465 adolescents étudiés qui ont subi une agression sexuelle, il y a 121 garçons, 344 filles.
Dans une étude sur les différents symptômes selon les genres masculin ou féminin, les auteurs insiste sur la non équivalence devant un viol unique à l’âge de trente ans, et celle de l’inceste commis par son propre père tous les jours de six à seize ans. De ce point de vue, les différences entre les garçons et les filles spécialement au regard des viols et agressions importent. Les garçons agressés sexuellement expriment bien plus couramment que les filles une détresse dans des conduites déviantes, surcroît comportemental à une détresse psychique par ailleurs guère moindre que chez elles. (Darves-Bornoz et al. 1998)
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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 12:16

Lafon-Lola-nous-sommes-les-oiseaux.jpgBroché
Paru le: 23/03/2011
Editeur : Flammarion
ISBN : 978-2-08-122122-2
EAN : 9782081221222
Nb. de pages : 430 pages
Poids : 429 g
Dimensions : 13,6cm x 21cm x 2,9 cm

Emile est morte, Emile est en train de mourir, son corps à 33°, victime de mort subite, dans un café elle est tombée.
La narratrice, une danseuse qui ne danse plus, raconte son amie, sa presque-soeur dont le coeur s'est arrêté. Liées toutes les deux par une expérience muette, un viol qu'elles ont subi, et une passion silencieuse, la danse classique, voilà deux ans qu'elles vivent au ralenti, endormies de peine et d'impuissance dans un pays grignoté de violences répressives après une Election. Alors, mettant fin à ce sommeil, surgit une "Petite Fille au Bout du Chemin".
Telles des voleuses de feu, elles iront reprendre la nuit, acharnées à ne pas laisser "les rois barbares", quels qu'ils soient, leur "couper les nerfs"... Un conte insurrectionnel où l'esprit de révolte le dispute à la poésie et dont la morale pourrait bien être: "du danger de ne pas aller assez loin pour les oiseaux de sexe féminin".

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Published by Decitre - dans Autofiction
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 07:32

la musicothérapie Eidith Lecourt

Page 50

Il existe plusieurs centaines de techniques de psychothérapie dans le 
monde, inspirées de quelques grands courants théoriques. C'est à partir 
de ces derniers que nous allons situer les pratiques de musicothérapie, 
celles-ci étant elles-mêmes diversement influencées par ces courants.
Nous en présenterons cinq : la psychanalyse, le comportementalisme, le 
cognitivisme, l'humanisme, les thérapies systémiques.
• La démarche psychanalytique
Il ne s'agit pas seulement ici de la cure type, mais bien de l'ensemble 
des pratiques psychothérapiques réalisées par des psychanalystes.
C'est dans ce cadre que nous situons notre propre démarche, mais le 
plus grand nombre des musicothérapeutes n'appartiennent pas à ce 
courant, même si celui-ci se trouve particulièrement présent en France, 
dans l'ouest de l'Allemagne, au Brésil et en Argentine.
Les deux caractéristiques essentielles des pratiques psychanalytiques 
sont l'importance donnée aux processus inconscients, d'une part, à 
l'analyse de la relation thérapeutique (transfert et contre-transfert), 
d'autre part.
Musicothérapie et psychanalyse.

La place de la musicothérapie ici peut 
paraître paradoxale. En effet, la psychanalyse se fonde sur le discours 
verbal (et la branche lacanienne en a forcé l'exclusivité), tandis que l'approche musicothérapique se situe, elle, pour partie, dans le registre non 
verbal. Deux arguments peuvent être avancés :
– La découverte de l'inconscient a amené un certain nombre de 
psychanalystes, et Freud le premier, à s'interroger sur les œuvres 
d'art, dont la musique fait partie. Le concept de sublimation a été 
proposé par Freud pour rendre compte de cette utilisation particulière des ressources pulsionnelles et de la fonction économique, 
dans la psyché, de cette activité créatrice.
– Le discours verbal partage avec la musique sa dimension sensorielle sonore. Nous verrons comment la réflexion psychanalytique en musicothérapie peut apporter, par la recherche clinique sur le 
sonore, des ouvertures sur l'analyse des niveaux plus archaïques de 
l'organisation mentale et de ses failles. Elle peut aussi amener une 
compréhension nouvelle des fonctions de la pensée musicale dans 
l'organisation mentale.
Nous développerons, à propos de la « communication sonore », de la 
« musicothérapie analytique de groupe », l'intérêt et les particularités 
de cette orientation en musicothérapie.


• Le comportementalisme
Depuis les travaux de Watson, fondateur du béhaviourisme, le compor
tementalisme s'est répandu avec succès dans les pays anglo-saxons ; 
nous en héritons en France, actuellement, certaines pratiques dont 
l'ouvrage de Cottraux1 offre une vue d'ensemble (1979).
Le succès de ces pratiques tient, en grande partie, à leur simplicité, 
leur technicité, à la rapidité de leurs effets au contrôle permanent 
des résultats objectivés. Pour résumer, elles offrent : une sécurité 
maximale pour un minimum de coût personnel (entendons par là le 
degré d'implication et d'engagement demandé au patient).
Le thérapeute répond précisément à la demande exprimée du patient, 
dans le sens d'une intervention sur le comportement incriminé. Il est en 
quelque sorte au service du patient comme le commerçant à son client. 
Cette forme rajeunie du conditionnement ne semble pas indépendante 
des valeurs véhiculées par notre société de consommation.
Nous retiendrons deux principes fondamentaux de ces pratiques :
– À la suite de Pavlov et du modèle scientifique qu'il a produit dans le 
domaine comportemental est réel ce qui apparaît, ce qui est objec
tivable.
– L'intervention sur le comportement externe déclenche, par retour, 
une modification interne, sous la forme de prise de conscience, d'in
tériorisation.
Il apparaît ainsi que ce deuxième principe, resté le plus souvent en 
sourdine mais qui seul est vraiment mobilisateur pour le thérapeute, 
arrive en contradiction avec le premier, par son caractère justement non 
contrôlable, voire non démontrable.
Reconnaissons que si ce courant remporte un réel succès, c'est bien 
qu'inversement, pour un certain nombre de pratiques psychothérapiques, la place laissée à l'évaluation des résultats est parfois très 
succincte et trop exclusivement subjective.


Musicothérapie et comportementalisme.

Dans les pays anglo-saxons, 
la musique a été introduite dans les thérapies comportementales au 
titre de renforcement positif, ou sa privation à celui de renforcement 
négatif. Ainsi, Juliette Alvin, promotrice de la musicothérapie en Grande-Bretagne utilisait-elle ces techniques de conditionnement avec des 
enfants psychotiques, pratique toujours en cours.
En France, les premiers travaux de Jacques Jost, du Dr Jean Guilhot et de 
Marie-Aimée Guilhot proposaient, de la même façon, le déconditionne- 
ment des alcooliques ou la rééducation des couples à partir de renforce- 
ments musicaux et visuels. La méthode de musicothérapie individuelle 
par auditions musicales, instituée par Jacques Jost et encore utilisée 
aujourd'hui par certains musicothérapeutes, est elle-même basée sur 
les notions de déconditionnement et de reconditionnement. Mais l'importance donnée à la suggestion la rapproche également du courant 
cognitiviste que nous aborderons maintenant.


• Le cognitivisime
Les thérapies cognitives se sont développées à partir du comportemen
talisme, en complément et/ou en opposition, selon les auteurs.
Il s'agit cette fois de tenir compte de certains aspects de la fameuse 
« boîte noire » (c'est-à-dire de ce qui se passe entre le stimulus et 
la réponse, ou, pour simplifier, la dimension subjective). en agissant 
directement sur elle sous la forme de suggestion et d'apprentissage.
La méthode Coué, à base d'autosuggestion (« tout va bien », se répète 
l'anxieux) est l'ancêtre de ces techniques. On apprend ainsi aux patients à modifier leur façon de penser, afin que cette modification se répercute 
à la fois sur leur comportement et sur leur fonctionnement psychique. 
C'est le cas, par exemple, des programmations neuro-Iinguistiques 
(PNL) qui se sont développées ces dernières années.
Il s'agit d'un réapprentissage et ces techniques se trouvent souvent 
associées avec un programme comportementaliste.


Musicothérapie et cognitivisme.

En musicothérapie, le courant cogni- 
tif s'est développé en utilisant l'écoute musicale comme support pour 
amener une modification des représentations. Ainsi, la technique 
GIM (Guided Imagery with Music), imagerie guidée par la musique de 
H.L. Bonny, méthode largement utilisée aux États-Unis, propose des 
programmes musicaux pour induire et explorer des états de conscience 
proches du rêve. Cette méthode ajoute une programmation musicale 
précise à une pratique connue en France de longue date, le « rêve éveillé 
dirigé » de Desoille, également inspiré de l'approche analytique de 
Jung.


• Les thérapies familiales systémiques
Bien qu'ayant peu d'influence sur la musicothérapie, ces thérapies sont 
suffisamment répandues pour que nous en disions quelques mots. Elles 
ont un point commun avec les précédentes: leur appui sur la cogni
tion.
Plus précisément, les thérapies systémiques portent le projecteur sur 
la logique du discours pour dénoncer les contradictions et les paradoxes (notamment entre le discours verbal et les attitudes et intona- 
tions appartenant au non verbal). Paradoxes que le thérapeute utilise 
lui-même pour les pousser à l'absurde et entraîner ainsi le patient, à la 
faveur de l'effet de rupture du discours, dans un changement de niveau 
de communication. Ces thérapies considèrent les relations non pas 
prises isolément, mais comme faisant partie d'un système plus global 
dont elles dépendent (par exemple, la relation entre la mère et un de ses 
enfants est dépendante de tout le système familial).
Les thérapies familiales se sont, depuis, généralisées également dans le 
courant psychanalytique.

Musicothérapie et thérapie familiale.

Nous avons proposé une méthode 
de musicothérapie familiale dans laquelle toute la famille est invitée à 
improviser sur du matériel sonore, instrumental, simple d'accès. Ces 
improvisations permettent de mettre en évidence les modalités rela- 
tionnelles à un niveau moins contrôlé que celui de la parole, facilitant 
ainsi la prise de conscience d'éléments inconscients.


Les psychothérapies dites humanistes
On peut dire que cette orientation s'oppose à chacune et à l'ensemble 
des précédentes.
Non dépourvues d'un certain rousseauisme, elles se fondent sur 
une conception de l'idéal humain où la dimension spirituelle est 
prévalente.
Particulièrement développées àux États-Unis à partir des travaux d'Abra
ham Maslow et de Carl Rogers, les psychothérapies humanistes n'ont 
fait leur apparition en France qu'au cours de ces dernières années.
Musicothérapie et psychothérapie humaniste. On comprend que 
si la musique a pris place dans les thérapies comportementales, par 
commodité pourrait-on dire (dans le sens où elle constitue un « renfor
cement » positif d'un emploi facile), l'accueil que lui réservent les théra- 
pies humanistes est sans commune mesure. La musique y retrouve ses 
« lettres de noblesse » de l'Antiquité. L'harmonie musicale, allégorie de 
l'Harmonie universelle, du cosmos (
« harmonie des sphères »), redevient 
le but ultime de toute thérapie.
Carole et Clive Robbins (États-Unis et Grande-Bretagne), représentent le 
plus clairement ce courant de pensée en musicothérapie.
La musique constitue une voie royale vers les expériences paroxystiques 
de transe, d'extase, expériences qui, dans ce contexte, prennent une 
valeur de réalisation de soi, et peuvent donc bien représenter l'objectif 
thérapeutique.

1. Cottraux J., Les thérapies camportementales, Paris, Masson, 1979.

 


Autres billets sur le livre d'Edith Lecourt La musicothérapie

1/ La musicothérapie d'Edith Lecourt

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Published by Edith Lecourt - dans Arts thérapie
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