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  • : Autofiction Inceste Résilience
  • Autofiction Inceste Résilience
  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:28

 

Logo chroniques amnésiques et autres mémoires vives

Jusqu’à maintenant, c’était LeChum.

Et voilà que nous nous quittons, que je le quitte, mais qu’il veut, lui aussi, prendre la fuite, en douce. On ne se dit rien. On se devine et se comprend. Presque en silence, au moment où nos routes, comme on dit, se séparent, nous nous souhaitons bonne chance, à peu près sans reproche.

Nous faisons face à nos défis. Mais, sans se compter d'histoire, tout cela n’est qu’une triste défaite, et ça restera une défaite. D’impulsion, nous croyons faire un saut en arrière, un retrait stratégique, destiné à prolonger l’espoir de la vie éternelle, et de nous conserver intacts, encore capables de tout espérer et de tout recommencer. Une rupture, je crois, s’illusionne toujours du fantasme d’être féconde, et de faire renaître à une existence nouvelle. Mais en fait, une rupture se nourrit de tout ce qui empoisonne l’existence. Elle s’abreuve de toxines. Elle flirte avec la mort.

Pour lire lla suite de ce témoignage,  cliquez sur le logo de chroniques amnésiques juste au-dessus de l'extrait du billet.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:05

Logo-Precisement.org.jpgLundi 30 mai 2011,

par Emmanuel Barthe

L’édition juridique

Ça y est, la loi est parue au Journal officiel n° 124 du 28 mai 2011 page 9234 texte n° 2 (remarques entre crochets et gras sont de nous). L’essentiel des remarques faites sur la proposition de loi — et des limites de celle-ci — lui sont applicables [1].

Pour faire court : le modèle économique du livre de poche ne sera pas transposé aux e-books "neufs" et les livres numériques inclus dans les bases de données en IST et SHS — ce qui comprend le droit — resteront soumis au système de prix des licences globales [2].

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique

Loi n° 2011-590 du 26 mai 2011 relative au prix du livre numérique

NOR : MCCX1027694L

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo du blog pour l'information juridique

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Published by Emmanuel Barthe - dans Ecrivains
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 07:56

Je-suis-debout---Cherif-Delay.jpgPage 29
Familles d'accueil

Même en me concentrant fort, je n'arrive pas à 
trouver le nombre total des familles d'accueil que j'ai 
épuisées.
J'ai le sentiment que les placements duraient 
peu.
Rebonjour la DDASS !
On confondait la cause et les 
conséquences. J'étais devenu infernal, ce qui justifiait 
encore plus le placement. Comment protester quand on 
est si petit et qu'on n'a pas les mots pour dire ?
À chaque 
fois, et surtout lorsque j'étais accueilli avec chaleur dans 
une famille, je n'avais qu'un seul but : foutre la zizanie 
chez eux. Je ne mentais pas. Je n'inventais pas des his
toires. Je jouais simplement sur les différences entre 
l'homme et la femme qui me recevaient sous leur toit. 
Je provoquais des disputes à partir de la façon dont l'un 
ou l'autre voulaient me cadrer. Puni par l'un, j'allais me 
faire consoler par l'autre.
C'était plus fort que moi, je ne 
pouvais m'empêcher de chercher à détruire la famille 
d'accueil qui m'offrait ce que je n'avais jamais connu. 
En disant cela, je sais que j'offre un prétexte à tous ceux 
qui m'ont diffamé : « Vous voyez bien qu'il est manipulateur », etc. De toute façon, aux yeux de ceux-là, tout 
est blanc ou noir et moi je ne peux être qu'un mythomane. Mais moi, j'ai besoin d'être sincère. De savoir 
qui je suis. Je nais à la vie avec vingt et un ans de retard. 
Je n'ai pas le temps de tricher.


Autres billets sur le livre Je suis debout de Chérif Delay
1/ Outreau – Je suis debout par Chérif Delay
2/ Autofiction, dans "Je suis debout" de Chérif Delay
3/ La responsabilité du suicide de l'un des acquittés d'Outreau 
4/ La suite, je l'ai vécue comme pendant les viols. Dissocié. J'étais à la barre, mais totalement absent
6/ J'adressais des messages confus que j'imaginais 
suffisamment clairs par Chérif Delay dans Je suis debout

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Published by Chérif Delay - dans Victime
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 07:32

Logo-la-La-Plume-d-Aliocha.jpg21 mai 2011

On ne parle pas de la victime, dit-on ?

Mais on ne fait que cela depuis le départ !

C’est elle et personne d’autre qui est à l’origine de cet immense fracas. Mais d’elle on n’a vu qu’une silhouette dissimulée sous un drap. Puis on a fini par apprendre son âge, ses origines, sa situation de famille, son nom, quelques unes de ses connaissances, son adresse.

Un vol de libellule en Mer de Chine peut déclencher un ouragan dans les Caraïbes. La victime pour l’instant n’est rien d’autre médiatiquement qu’un vol de libellule.

Nous n’avons pas d’image, à peine quelques informations, aucune déclaration. Rien, le vide, le silence. La cause de tout ce fracas est taisante et invisible. On n’en parle pas ? Mais parce qu’on n’a rien à dire. Parce qu’on ne sait rien. Néanmoins, elle est au coeur du plus grand scandale du moment, et c’est à travers ce scandale qu’elle existe, invisible, silencieuse. C’est son agression qui tourne en boucle sur toutes les chaines télévisées du monde. Simplement, cette souffrance s’exprime à travers le double prisme de la machine judiciaire et du système médiatique. La justice montre l’accusé et cache la victime, les médias amplifient ce déséquilibre jusqu’à l’overdose. Les commentateurs sont emportés par la vague et ne voient eux-mêmes que ce qu’on leur montre. La victime, bien présente, n’est visible qu’à travers l’homme qu’elle accuse. Pour l’instant. Affutons un peu notre regard et nous la verrons.

En attendant, comment s’étonner que la compassion se porte naturellement sur celui que l’on voit et oublie ce qui est caché, invisible et donc inexistant ? On peut être tenté, et c’est même louable, de résister à la vague, de rééquilibrer l’asymétrie d’information et de sympathie, de penser de force contre le déferlement d’images à celle qu’on ne voit pas, qui se tait et dont on ignore presque tout. Mais est-il besoin de s’indigner contre l’inéluctable et de porter des accusations en tout sens ?

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de La Plume d'Aliocha

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Published by Aliocha - dans Victime
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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 06:27

L-essentiel-cerveau-psycho.jpg

La mémoire est parfois assimilée à des tiroirs où s’amoncelleraient les souvenirs, qui seraient stockés, figés, et il suffirait de les ouvrir pour y avoir accès, puis de les y ranger à nouveau. Cette vision de la mémoire est aujourd’hui obsolète. Un souvenir vit, évolue, se transforme, disparaît parfois. Les mécanismes d’acquisition, de stockage, de hiérarchisation, de réactualisation, d’effacement des souvenirs sont abordés dans ce numéro de L’Essentiel de Cerveau&Psycho.

Au sommaire :

Multiples mémoires

  • La mesure de la mémoire
  • Champions de mémoire
  • Moyens mnémotechniques
  • De l'intérêt de mémoriser
  • Glossaire
  • La mémoire autobiographique
  • Vers un modèle unifié de la mémoire
  • L'émotion, ciment du souvenir
  • La mémoire sociale : évolutive mais efficace

La formation des souvenirs

  • Les souvenirs gravés dans les neurones
  • Souvenirs et plasticité cérébrale
  • Le sommeil fait son cinéma
  • Démasquer les gènes de la mémoire
  • Les gardiens de la mémoire
  • Le langage (codé) de la mémoire
  • La moitié oubliée du cerveau
  • Effacer les souvenirs

Pour accéder à la revue, cliquez sur le couv

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Published by Cerveau & psycho - dans Mémoire
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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 13:51

"Des personnes qui, individuellement ou collectivement, ont subit un préjudice, notamment une atteinte à leur intégrité physique ou mentale, une souffrance morale, une perte matérielle, ou une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, en raison d’actes ou d’omissions qui enfreignent les lois pénales dans un État membre".

La résolution précise qu’une personne peut-être considérée comme victime « que l’auteur soit ou non identifié, arrêté, poursuivi ou déclaré coupable » (

la présomption d'innocence n'implique pas que la plaignante ne puisse pas être reconnue comme victime, NDLA), et quels que soient ses liens de parenté avec la victime.

Ces « dispositions s’appliquent à tous, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, d’âge, de langue, de religion, de nationalité, d’opinion politique ou autre, de croyances et de pratiques culturelles, de fortune, de naissance ou de situation de famille, d’origine ethnique ou sociale, et de capacité physique ».

La résolution ajoute que les victimes doivent avoir un accès à la justice et à un traitement équitable, et doivent être « traitées avec compassion et dans le respect de leur dignité » ; elles doivent être informées de leur droits, leur vie privée doit être protégée, leur sécurité assurée ainsi que celle de leur famille, une assistance doit leur être fournie tout au long des procédures, elle précise aussi que les auteurs sont dans l’obligation de restitution et de réparation et que les victimes doivent être indemnisée.

Enfin « les victimes doivent recevoir l’assistance matérielle, médicale, psychologique et sociale dont elles ont besoin » et doivent être informées de l’existence de services de santé, de services sociaux, et d’autres formes d’assistance qui peuvent leur être utiles. Elles doivent y avoir facilement accès, et le personnel des services de police et de santé ainsi que celui des services sociaux et des autres services intéressés doit recevoir une formation."

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Published by ONU - dans Victime
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 05:59

Le-Monde-logo.jpg

23.05.11

Chronique d'abonnés

L'innocent serait donc celui qui n'a pas nui. Vaste prétention. D'une manière plus restreinte, on dira d'une personne qu'elle est innocente vis-à-vis des faits qui lui sont reprochés. Lorsqu'il y a litige, ce sont les observations et les déductions qui peuvent éclairer la situation.

Mais que vient faire ici la souffrance ? À quel point interfère-t-elle avec le sentiment qui nous porte à croire en l'innocence d'une personne qui prétend l'être ?

Aucun en toute logique, même si la vue de la souffrance nous incite à la compassion. Il n'est pas de raison d'absoudre celui ou celle envers qui l'on en éprouve. On pourrait toutefois expliquer cette tendance par notre culture chrétienne imprégnée de cette notion qui fait coexister souffrance et innocence. Le Christ pour commencer — victime sainte et sans tâche — qui renvoie aux rites du judaïsme, où l'animal « élevé » en holocauste devait ne présenter aucun défaut physique. Souffrance et de l'innocence concernent aussi l'humain : la fête des « saints innocents » commémore le massacre des jeunes enfants de Bethléem. Et combien de noms le calendrier ne contient-il pas en souvenir des saints martyrs qui ont perdu la vie du fait de leur foi, dans des conditions soigneusement relatées afin que l'atrocité de la souffrance soit le gage de leur sainteté ?

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo des blogs du Monde

Cherif-Delay---M.C.-Gryson.jpg

 


Autres billets de Jacques Cuviliier
Outreau – Plus que de poursuites, Chérif Delay a besoin de soutien par Jacques Cuvillier

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Published by Jacques Cuviliier - dans Victime
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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 07:58

Logo Paris Match

22 Juillet 2009

Interview Caroline Pigozzi

Elle avait, depuis des mois, un comportement inhabituel sans que les médecins et ses proches ne comprennent pourquoi. Elle, naguère dotée d’une incroyable mémoire, actrice si brillante et talentueuse, n’arrivait plus à retenir ses textes. Maman perdait aussi le sens de l’orientation, confondait les choses et avait, de surcroît, des hallucinations, jusqu’à voir des intrus dans sa maison, l’entraînant à prévenir la police. Elle devenait en réalité toujours plus étrange, et moi je mettais cela sur le dos de la boisson car elle appréciait l’alcool et les grands vins !

PARIS MATCH, 6 mars 1997

– Croyez-vous avoir réhabilité la réputation de Rita Hayworth ?

– En alertant le monde sur les ravages de ce fléau, j'ai rétabli la dignité de ma mère. Rita Hayworth, qui symbolisait la plus grande star de son époque, a vu peu à peu son image se dégrader du fait d'une presse que s'acharnait contre elle. Aux yeux de l'opinion publique, c'était devenu une femme provoquant des scandales dans les restaurants et les avions... Malheureuse, elle buvait. De plus, les neurotransmetteurs de son cerveau étaient déjà atteints et c'est cette maladie encore inconnue qui lui faisait perdre ses jolies manières. Depuis, le public a compris ce qu'elle avait réellement subi et la presse a fait amende honorable.


Autres billets sur Rita Hayworth
1/ Livre - Rita Hayworth par Barbara Leaming
2/ Rita Hayworth par Barbara Leaming
3/ Rita Hayworth élevée sous l'emprise et les viols de son père
4/ Rita Hayworth demeurait une élève docile, anxieuse de plaire
5/ Rita Hayworth et sa mère face aux viols par inceste
6/ Rita Hayworth - Parfois elle ne pouvait s'empêcher de pleurer ouvertement devant les metteurs en scène et ses camarades de travail
8/ C'est ainsi que Rita Cansino devint Rita Hayworth, du nom de jeune fille de sa 
mère
10/ Rita Hayworth fait preuve d'une assiduité et d'un amour du travail inhabituels
11/ Les tendances autodestructrices inconscientes qui trop souvent guidaient la conduite de Rita Hayworth
12/ Orson Welles & Rita Hayworth et l'alcoolisme
13/ L'image dévaluée qu'avait Rita Hayworth d'elle-même et son sentiment d'infériorité
14/ Ali Khan & Rita Hayworth et l'argent
15/ La dame de Shanghaï selon Barbara Leaming
16/ Rita Hayworth : être une personne mauvaise et méprisable


La Dame de Shanghai The Lady from Shanghai de Orson Welles avec Rita Hayworth
Rita Hayworth et la maladie d'Alzheimer

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Published by paris Match - dans Mémoire
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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:58

Serge-Tisseron-la-Honte.jpg Page 28
À la suite des considérations de Ferenczi dans « Confusion de langue 
entre les adultes et l'enfant », Nicolas Abraham a également précisé la 
façon dont une honte éprouvée par le sujet a pu être initialement celle 
d'un objet jouant le rôle d'idéal du moi.

En effet, l'incorporation de 
l'objet perdu, lorsque cet objet s'est trouvé entaché de honte, permet de 
cacher la honte de cet objet et de le préserver comme idéal.

Tel est en 
particulier le cas, lorsqu'un enfant a été victime 
de sévices sexuels de la part d'un adulte situé jusque-là en place d'idéal 
du moi.

Le sujet porteur de l'incorporation annule alors les effets de la 
honte en adoptant des attitudes manifestement honteuses et susceptibles 
de le faire rejeter, tels que mauvaises conduites, apparences désagréables, 
etc.

Par là, il coupe en quelque sorte l'herbe sous le pied à quiconque 
voudrait lui faire honte ... ou honte à l'autre en lui. De telles attitudes 
honteuses détournent en effet l'objet idéal incorporé de toute flétrissure 
de la honte en banalisant en quelque sorte celle-ci, et surtout en l'attirant 
sur le sujet lui-même. 


Autres billets sur le livre La Honte de Serge Tisseron
1/ Serge Tisseron – La Honte - Psychanalyse d'un lien social
2/ Le rôle joué dans la honte par le passage du privé au public
3/ Au sujet de l'angoisse de honte & de l'angoisse de culpabilité par H. M. Lynd
4/ Une attitude maternelle intrusive peut favoriser la mise en place 
de réponses de honte aux difficultés de l'environnement
5/ Sandor 
Ferenczi a placé ses recherches sous le signe du traumatisme

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Published by Serge Tisseron - dans Honte
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 19:19

Logo-chroniques-amnesiques-et-autres-memoires-vives.jpg

Ma mère fait un essayage, (des souliers qui lui plaisent ?), et va pour ça dans une petite pièce au fond du magasin, derrière un rideau. Elle en revient, et j’entends : « c’est trop cher ».

On va partir, mais le temps s’arrête ; il y a des cris d’homme et de femme en avant, à la caisse ; ma mère pleure à gros sanglots, gémit : « non, n'appelez pas mon mari, n'appelez pas la police, s'il vous plaît, j'ai des enfants » ; je penche la tête, je regarde par terre, je suis gêné, je cherche volontairement à ne pas comprendre ce qui arrive.

Et puis on repart, cette fois pour de bon ; ma mère n’a pas d’aide pour sortir le carrosse du magasin de soulier Simard&Voyer, elle ouvre et tient la porte difficilement, alors tout se heurte à tout, et ma petite sœur qui dort toujours, toute innocence préservée ! On revient vers la maison.

Et c’est là, sur le chemin du retour, que ma mère, encore secouée, appelle à ma collaboration, et au silence d’un enfant de trois ans et deux mois, qui paiera le prix fort pour avoir été là, témoin du crime de sa mère.

« On ne dit rien à papa quand il va rentrer à la maison », de ça,  je me rappelle maintenant parfaitement bien.

Pour lire l'histoire cliquez sur le logo de chroniques amnésiques en tête de l'extrait du billet.

Logo chroniques amnésiques et autres mémoires vives

Le vol de ma mère, aussi, sa culpabilité, ses larmes, la leçon de morale qu’elle m’a servie, sur le chemin du retour, et son invitation, explicite, au silence et à l’oubli. « On ne dit rien à papa, en rentrant à la maison… »

Il y a de ça, dans mon silence et dans ma peur, c’est évident : quelqu’un, ma mère, m’a appris le silence, et a voulu me tuer. Et pourtant, ce n’est pas ça, qui est terriblement refoulé, et dont j’ai rêvé, parfois, comme de monstres sombres et gigantesques, coulissants, de type reptilien, écaillés, capables de me déchiqueter, ou de m’égorger sans âme et sans remords, et dont je sais l’existence dans les bas-fonds de nulle part. J’ai raconté ces rêves à Peraldi : ça ne nous menait nulle part, sinon à constater le symbolisme archaïque.

Qu’est-ce qu’on dit à un enfant de deux, trois ou quatre ans de ne pas faire, et de cacher ?

En m'invitant au silence, ma mère m'a appris le silence. C'est elle, d'abord, qui a mis le verrou.

Pour lire lla suite de ce témoignage,  cliquez sur le logo de chroniques amnésiques juste au-dessus de l'extrait du billet.

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