L'histoire des viols par inceste de Laurent de Villiers par son frère
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FAMILLE
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Ma conviction
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Dévoilement
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Age en 2010
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Profession
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Situation de famille
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Enfants
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Domicile
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Début viols
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Fin viols
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Procès
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Age
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Père :
Philippe
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négligent
autoritaire
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"ne savait pas" avant 2002
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61
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député Européen
président du MPF (Mouvement pour la France)
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Mère :
Dominique
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Folcoche
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mise au courant en 1999 par Laurent
était déjà au courant par Guillaume
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Nicolas
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médiateur complice du père
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Guillaume
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agresseur violeur incestueur
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32
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Consultant pour le développement
international des entreprises
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marié
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3 enfants
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attouchements 94
viols janv 1995
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35765
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40513
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appel
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chambre de l'instruction de
la cour d'appel de Versailles
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pas charges suffisantes
arrêt de non lieu de la chambre de l'instruction
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cour d'assises des mineurs des Yvelines
juge d'instruction de Versailles
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16
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40238
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renvoi devant la cour d’assises des mineurs des Yvelines par le juge d'instruction
parquet casse le non-lieu
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oct 2006
01/05/2005
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viols
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mis en accusation pour des viols présumés
mis en examen et placé sous contrôle judiciaire
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renvoyé aux assises
interjeté appel de cette ordonnance
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10
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Laurent
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victime de viols incestueux
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26
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négociant en vins
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marié à Renée en 2007
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fille de 15 mois
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Lincoln Nebraska
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39234
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retirer sa plainte
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des expertises de crédibilité, par des experts, qui concluaient au caractère authentique de la parole de Laurent
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orphelin, changement de nom
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39753
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réitérer ses accusations
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envisager un pourvoi en cassation
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fratrie de 7 enfants
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Tante Nanou
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seule alliée de Laurent
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67
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[1]résidence familiale en Vendée
[2]milieu catholique traditionnel imprégné de culture royaliste
un père incapable de faire la loi à la maison [3]Ancien candidat à l'Elysée.
Président du Conseil général de Vendée pendant vingt-deux ans, Philippe de Villiers, 61 ans, a annoncé sa démission par surprise, le 30 septembre.
[4]
Je savais moi-même que certains réseaux de barbouzes voulaient se venger de Guillaume de Villiers parce qu’ils le soupçonnaient de m’avoir fourni les documents qui m’ont
permis d’établir la véracité des faits des deux premiers chapitres de mon livre “Les Mosquées de Roissy” C’est une manipulation politique ! ”.
[5]
Elle faisait régner l’ordre, voire la terreur
Mon père prend ma mère pour un miroir. Miroir dans lequel il se mire et s’admire… Maman, elle, s’est toujours vouée à Dieu et à son roi ! Dans la famille Villiers, on n’aime pas, on
admire.
[6]
Etes-vous prêt à renouer des contacts avec votre famille ? Ce n'est pas moi qui me suis coupé d'elle. Bien sûr, je vis loin de la France, mais mon frère Nicolas a bien
su venir me trouver aux Etats-Unis pour tenter de me dissuader de poursuivre dans la voie judiciaire.
. Je suis prêt à parler à nouveau à mon père, aux miens, mais que personne ne s'attende à ce que je change de discours par rapport à cette affaire.
[7]
allégations mensongères et sans fondements
"Laurent de Villiers a été entouré de manipulateurs qui ne poursuivaient pas les mêmes buts que lui et qui ont exploité son mal-être", estime Me Alexandre Varaut qui n'exclut pas de
demander des comptes à ces personnes sur un plan judiciaire dans les prochaines semaines.
[8]
Avocat Me Alexandre Varaut
[9]
La justice vient de proclamer mon innocence", s'est réjoui Guillaume de Villiers dans un communiqué, se disant "soulagé par cette décision claire et définitive (...)
après que mon homeur a été sali par des allégations mensongères et sans fondements
[10]
Guillaume de Villiers écrit à son frère, confessant qu’il s’agissait de «fautes graves» de sa part, mais que lui-même avait également subi «les gestes d’un garçon» et
qu’il s’est lui-même pardonné de ses actes
[11]
"cependant très triste et très gravement blessé que mon propre frère ait pu, avec le soutien explicite de gens malveillants, me calomnier de la sorte et renier sa
famille qui continue malgré tout de l'aimer sans comprendre".
[12]
le mail de Guillaume datant du 2 septembre 2006, dans lequel il demande pardon à son frère
[13]
Avocat
Jean-Marc Fédida
[14]
"un jeune homme fragile et manipulé"
"la décision qui vient de nous parvenir (…) est une douleur qui est tout à fait considérable pour Laurent de Villiers". Pour lui, c’est une "remise en cause de sa parole et (…) une atteinte
complémentaire à sa personne"
[15]
Il voulait que je dise au juge que je n'étais qu'un menteur, que cette histoire de viol ne s'était jamais produite et que j'avais tout inventé uniquement dans le but de
nuire à sa carrière ! J'ai alors compris que Philippe de Villiers n'était pas un vrai papa.
[16]
deux amis d’enfance, Benoît et Bob
[17]
juge Bergès
L’ affaire divise aussi les magistrats. D’un côté un procureur qui, chose peu habituelle, soutient la défense, de l’autre, le juge d’instruction qui ordonne le renvoi provoquant un double
appel de Guillaume de Villiers ET du parquet.
[18]
"En fait, pour mes parents, c'était : 'Tais-toi et pardonne à ton frère. Il ne faut pas que cette histoire sorte de la famille.'
Quand on le lit, cet arrêt est totalement partial. Toute ma famille a dit que je mentais, donc je suis un menteur. C'est une sacrée injustice qu'avec une lettre d'aveux écrite par mon frère
où il me demande ‘pardon’ et le dossier que j'ai amené, il y ait un non-lieu.
Le silence qui m'a été imposé par ma famille durant l'enfance m'est de nouveau imposé par la justice.
(Il envisage la cassation , mais comme un combat d'avocats.) Le combat pour moi est terminé.
Pour moi, le combat continue. Je vais me reconstruire. C’est très difficile parce que j’ai envie de tirer une croix sur la France et une croix sur ma vie passée. Mais je ne peux pas me
taire. Je ne peux pas cette injustice se faire, et seul contre tous, je suis prêt à faire entendre la vérité.
C’est une position que je connais bien, le silence. C’est presque une vocation maintenant. Ça fait 25 ans qu’on m’a demandé de me taire, mais je ne me tairai pas. Je ferai entendre la
vérité.
Non seulement je changerai de nom de famille, mais je changerai celui de ma fille. Parce qu’avant d’être le mien, c’était celui de mon père. Ce nom bafoué, je ne peux plus porter. Pour moi,
c’est un nom mensonger. Qui ne représente plus rien.
Le problème, c’est que moi je voulais le laver [le linge sale] en famille. Mais que personne n’a voulu s’en charger ! Je me suis fait renvoyer par ma mère sur mon père, par mon père sur mon
frère et par mon frère sur moi-même. Je n’avais personne à qui parler. Et donc je n’ai pas eu le choix. Quand on m’a dit « mais tu peux porter plainte », je me suis dit que ça serait
m’abandonner que de ne pas le faire. Si je n’avais pas porté plainte, aujourd’hui, je ne serais pas en vie”.
Je ne pensais pas que ma mère me fermerait la porte. Je ne pensais pas que mon père me fermerait la porte. Il y a leur version officielle devant la presse qui est de dire « notre fils est
manipulé par des barbouzes… » ou je ne sais qui ; et puis il y a la version à la justice qui est de dire « c’est notre fils qui est fou, qui est un mythomane, qui a menti toute sa vie. Il a
fait croire à tout le monde qu’il s’était fait violé mais en fait il ne s’est jamais fait violer. » C’est ça leur défense !
S’il y a renvoi, ça veut dire qu’ils ne se battent pas contre moi. S’il y a renvoi aux assises, ça veut dire qu’il y a lieu de procès, qu’il y a lieu de juger. C’est peut-être un peu fou de
ma part mais parfois je me dis qu’il y a peut-être un de mes frères, une de mes sœurs, un de mes cousins, une de mes cousines, un oncle ou une tante qui va me tendre la main."
[19]
Anne de Kervenoael
cousine germaine de Philippe
Alice Miller
Sauver notre vie c'est une forme de devoir
que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Plutôt que de nous enfermer dans la dépression ou, plus fréquemment encore, dans l'automystification et le déni des souffrances qui nous ont été
infligées durant notre enfance, il nous appartient de chercher à nous en sortir en comprenant quels sont nos vrais besoins. Accepter de se confier à un témoin empathique, apprendre à aimer
l'enfant que l'on fut, lever le refoulement et vivre ses émotions (peur, indignation, colère) enfouies, tel est le chemin par lequel passe la véritable liberté
intérieure.
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