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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:28

 

Logo chroniques amnésiques et autres mémoires vives

Jusqu’à maintenant, c’était LeChum.

Et voilà que nous nous quittons, que je le quitte, mais qu’il veut, lui aussi, prendre la fuite, en douce. On ne se dit rien. On se devine et se comprend. Presque en silence, au moment où nos routes, comme on dit, se séparent, nous nous souhaitons bonne chance, à peu près sans reproche.

Nous faisons face à nos défis. Mais, sans se compter d'histoire, tout cela n’est qu’une triste défaite, et ça restera une défaite. D’impulsion, nous croyons faire un saut en arrière, un retrait stratégique, destiné à prolonger l’espoir de la vie éternelle, et de nous conserver intacts, encore capables de tout espérer et de tout recommencer. Une rupture, je crois, s’illusionne toujours du fantasme d’être féconde, et de faire renaître à une existence nouvelle. Mais en fait, une rupture se nourrit de tout ce qui empoisonne l’existence. Elle s’abreuve de toxines. Elle flirte avec la mort.

Pour lire lla suite de ce témoignage,  cliquez sur le logo de chroniques amnésiques juste au-dessus de l'extrait du billet.

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Published by RPL - dans Abandon
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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 10:06
visuelCette affiche, que je trouve cette année très percutante, joue sur l'ambiguité du discours. Qui sera abandonné l'enfant ou le chien ?
Pour lire le billet, cliquez sur l'image.
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Published by vergibération - dans Abandon
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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 07:09
Logo de l'association canadienne pour la santé mentaleSource : LEMOINE, Laurence. Psychologies, Vol. 186, Mai 2000.
Travail, amis, amours : ils revendiquent haut et fort leur liberté. Comme beaucoup. Une attitude qui cache souvent une personnalité « abandonnique », terrorisée à l'idée d'être rejetée.
Indépendance. Marie n'a que ce mot à la bouche.
À 35 ans, elle vit seule, travaille seule.
Attachée de presse free lance, elle choisit ses horaires, ses clients. Pas question pour elle de laisser qui que ce soit lui dicter sa conduite ou définir ses obligations. Marie tient à être l'unique maître à bord. Elle ne veut rien devoir à personne. Disponible, chaleureuse, elle consacre du temps à ses amis, leur prodigue attention et réconfort, et met un point d'honneur à ne pas les ennuyer avec ses états d'âme.
De fait, ils apprécient sa joie de vivre, envient sa capacité à ne
pas transiger avec ses désirs, à affronter la solitude. Dans ses relations amoureuses comme ailleurs, Marie revendique haut et fort sa liberté. Elle met ses partenaires en garde. « Chacun sa vie, leur dit- elle. Ne me demande pas de renoncer à ce que je suis ni à ce que j'aime faire, et je ferai la même chose pour toi. » Marie s'efforce de n'être ni exclusive ni jalouse, et passe d'un partenaire à l'autre. Elle aimerait construire une famille, mais ne trouve pas « l'homme de sa vie ».
Ce qu'elle reproche à ses amoureux ? « Ils ne partagent pas les mêmes intérêts que moi. » Marie convient qu'elle ne s'est jamais suffisamment attachée à un homme pour « renoncer à son indépendance ». L'un après l'autre, elle les a quittés. Et ceux qui ont véritablement compté dans sa vie n'étaient « pas prêts à s'engager » : elle s'en est éloignée pour devancer l'inévitable rupture.
L'indépendance de Marie, c'est, au fond, l'histoire d'une impossible dépendance. Celle d'une apparente force destinée à masquer une grande vulnérabilité relationnelle.
Transformer un désir inconscient en une tendance consciente inverse, telle est la puissance de ce que la psychanalyse nomme la « formation réactionnelle ». Comme tout autre mécanisme de défense, celui-ci vise à épargner au sujet la prise de conscience de ses angoisses.
Quelle est donc cette angoisse que Marie cherche à fuir en préservant si farouchement son indépendance ? Une peur viscérale du rejet d'être démolie, si la confiance qu'elle accordait à un autre devait se solder par une trahison ou un abandon.
Marie ne veut compter que sur elle-même. Elle quitte ses partenaires avant qu'ils ne la quittent, et mieux, les choisit inconsciemment de telle sorte qu'elle ne peut s'attacher à eux et qu'elle s'assure l'initiative de la rupture. Elle manifeste ce que Claudette Rivest, psychanalyste québécoise, nomme l' « identité abandonnique ».
Tous concernés ?
À des degrés divers, nous sommes tous concernés par la crainte d'être abandonnés. Crainte qui nous poursuit depuis l'expérience fondatrice du premier attachement et de la première expérience de séparation.
Retour au début de la relation mère-enfant : « C'est à ce moment que l'individu apprend ce qu'il peut attendre d'un être humain, explique Claudette Rivest. Mais nous n'appréhendons pas tous, avec une inquiétude exagérée, les situations susceptibles de nous confronter au rejet, ou de nous enfermer dans des comportements qui questionnent inlassablement l'engagement. »
Les individus les plus profondément marqués par l'abandon sont ceux qui, dans leur petite enfance, ont été systématiquement privés de l'affection et de la présence de leurs parents. Plus que tout autre, un enfant réellement abandonné par sa mère – décédée, maltraitante ou ayant accouché sous X – éprouvera de grandes difficultés à accorder sa confiance aux personnes qui l'entourent, à croire en leur amour. « Cet abandon précoce laisse en eux une empreinte, une blessure affective mal cicatrisée, poursuit la psychanalyste. Et, dans leur vie d'adulte, elle leur fait craindre en permanence un nouvel abandon sans raisons objectives dans la réalité. »
Un sentiment d'insécurité et d'incomplétude qui peut se développer quand bien même la mère a été physiquement présente. « Ce qui assure, chez l'enfant, la couche profonde du sentiment d'identité et de sécurité n'est pas lié à la quantité de soins ou de nourriture, ni même aux démonstrations d'amour, explique encore Claudette Rivest. Cela tient plutôt à la qualité empathique des rapports maternants, c'est-à-dire de la capacité de la mère à comprendre et à combler les désirs narcissiques de son enfant. Ce qui rend l'enfant capable de s'aimer d'abord, pour aimer l'autre ensuite, c'est la certitude de la constance de l'amour maternel, de son approbation, de son admiration pour ce qu'il est réellement. »
Ainsi, la psychanalyste allemande Alice Miller a-t-elle montré comment des parents, pourtantanimés des meilleures intentions, pouvaient blesser le narcissisme de l'enfant en adoptant « pour son bien » des principes éducatifs répressifs. Ils interprètent ses besoins légitimes d'attention exclusive, ses sentiments de colère ou de détresse, comme l'expression de « caprices à combattre ». Ils s'interdisent de souligner ses succès pour « ne pas le rendre vaniteux ». Ils le soumettent à des exigences d'excellence (sous-entendu « Tu n'es jamais à la hauteur de nos attentes ») et ainsi ils fragilisent son identité.
L'insécurité affective est davantage reliée à un abandon symbolique qu'à un abandon réel.
« Comme je suis, on ne peut pas m'aimer, on ne peut que me rejeter », telle est l'intime conviction des personnes abandonniques. Un postulat, à l'oeuvre depuis l'enfance, qui continue de faire obstacle à leur épanouissement affectif.
Abandonné cherche abandonneur
Tout se passe en effet comme si l'abandonné(e) se mettait en situation de revivre, dans ses relations amoureuses, amicales ou professionnelles, le scénario de l'abandon initial. « Toutes les petites amies que j'ai eues ont fini par me quitter, raconte Bruno. Dès que je suis en couple, je deviens apathique, susceptible, paranoïaque. Je les accable de reproches, je leur en veux de ne pas savoir me consoler d'un chagrin sur lequel je n'arrive pas à mettre de mots. Il me semble par moments que, malgré moi, je fais tout pour les faire fuir, comme pour me prouver que je ne suis pas digne de leur amour. J'ai beau être lucide quant au fait que je provoque ces ruptures à répétition, je n'arrive pas à enrayer le processus. »  Le cas de Sylvie est similaire : « J'ai le don particulièrement morbide de ne m'intéresser qu'aux hommes qui ne veulent pas de moi. Parfois, j'ai l'impression d'avoir un radar pour dénicher ceux qui me feront le plus souffrir. Je deviens pathétique, je m'accroche à leurs basques, je les supplie de m'expliquer pourquoi ils ne veulent pas de moi. » Dans un autre registre, Étienne se prémunit contre le rejet tant redouté en évitant de s'engager dans les projets qui lui tiennent à coeur. Lui qui rêve de devenir comédien arrive toujours en retard aux castings. Lorsqu'on lui propose un petit rôle, il trouve toujours moyen de se défiler. En se mettant lui-même en échec, Étienne s'évite l'exposition à d'insupportables critiques. Il vit de petits boulots sans rapport avec sa formation et justifie sa difficulté à percer dans le métier en avançant que le secteur est bouché.
Chacun à leur manière, Bruno, Sylvie et Étienne jouent inlassablement la répétition du rejet.
Claudette Rivest explique ce processus de répétition ainsi : « Le traumatisme de l'abandon survient de manière tellement précoce que la souffrance n'a pas pu être pensée. Jung appelle "complexes" ces contenus psychiques à forte tonalité affective qui échappent en grande partie à la conscience du sujet. Ces complexes inconscients se manifestent de manière autonome dans notre vie. Le refoulé ressurgit dans une mise en acte, comme une tentative de mettre en lumière ce qui a manqué, puisque ce qui a manqué reste de l'ordre de l'indicible. » Poursuivant ce même raisonnement, le psychothérapeute Guy Corneau affirme qu'une situation non résolue agit comme un aimant qui attire à lui les éléments qui lui correspondent. Pour caricaturer, nous pourrions dire que [Bruno, Sylvie ou Étienne] ont sur leur tableau de bord un petit clignotant qui émet le message suivant : "Abandonné(e) cherche abandonneur pour renouer avec situation ancienne et faire exploser noeuds émotifs. Persévérants s'abstenir »
Renouer avec la tendresse
Si l'empreinte laissée par l'abandon initial est ineffaçable, aider le sujet abandonnique peut toutefois l'aider à panser ses blessures. Comme pour toute problématique héritée de temps archaïques (c'est-à-dire la période des premiers mois de la vie), la démarche thérapeutique est sans doute le meilleur moyen de lever les blocages qui, telle une rayure sur un disque, empêchent le fil de la vie affective de se dérouler harmonieusement.
« Mais la meilleure des thérapies est, pour l'abandonné, de s'attacher à des gens capables de l'aimer et de lui réapprendre la tendresse », conclut Claudette Rivest. Difficile quand, comme Sylvie, on ne sait s'entourer que de gens qui nous repoussent.
Croyez-moi, objecte la psychothérapeute, chacun de nous, en son for intérieur, sait faire la différence entre ceux dont nous voudrions être aimés et ceux qui nous aiment réellement. »
__________
Autres articles sur l'abandon
En savoir plus sur l'angoisse d'abandon par Pascaline Manbour
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Published by Laurence Lemoine - dans Abandon
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 19:35

Jeanne Cordelier ReconstructionPage 157

Val repart, mais la séparation cette fois sera de courte durée, puisque le 21 octobre j'irai le rejoindre à Delhi, d'où après une semaine nous partirons pour Bangalore. Toi pendant ce temps-là tu dormiras chez Birgitta dans le lit d'Aksel, toujours en Chine. J'ai hâte d'être là-bas, dans cette ville où une fois j'ai gagné sur ma peur du vide. Aujourd'hui je dois en vaincre une autre, mais c'est toujours de vide qu'il s'agit et lequel !

Page 159

Car le moment de l'affrontement viendrait, j'en étais convaincue. La machine était trop bien lancée pour qu'il n'advînt pas.

C'est alors que l'on verrait les amants des chambres, ceux qui au premier regard avaient fait scintiller tout l'amour du monde et avec lui tout l'espoir d'aimer et de s'aimer sans jamais être joués ! se jeter l'un sur l'autre aveuglément, dans le seul but que l'un disparaisse, puisqu'il faisait de l'ombre à l'autre, qu'il entravait sa marche et les mots cingleraient comme des coups de fouet, de cymbales, le glas d'un grand amour que le temps avait ramené à un amour tout court. Qu'est-ce donc qu'un amour tout court ? vas-tu te demander. C'est le seul que l'homme soit capable de vivre, avec ce qu'il comprend d'ivresses, de doutes, de lâchetés, de beauté, de sacrifices, de joies immenses, de renoncements et de chagrins. C'est cela un amour tout court. Tu en feras l'expérience.


Autres billets sur Reconstruction de Jeanne Cordelier
1/ Reconstruction de Jeanne Cordelier

2/ Jeanne Cordelier : Le second souffle

3/Préface de Benoîte Groult pour Reconstruction

4/ Reconstruction de Jeanne Cordelier par le Figaro.f
r
5/ Aimer après l'inceste

6/ Comment devient-on après les viols par inceste ?

7/ Famille d’incestueurs

8/ La peur de l'abandon après une enfance violée

9/ Rêve d'inceste
11/ Dissociation

 12 / Avec les viols par inceste, les échecs scolaires

13/ La chronique littéraire de Jean-Claude Lebrun : Jeanne Cordelier. L’autobiographie nécessaire

14/ Un corps que je ne connais pas
15/ "Reconstruction", de Jeanne Cordelier : la deuxième vie de Jeanne Cordelier par Fabienne Dumontet

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 11:05

Jeanne Cordelier ReconstructionPage 107

Alors je me relève, reprends une bière et recommence à écrire jusqu'à n'en plus pouvoir. Est-ce bien, est-ce mal ? Ça m'est égal. Et déjà faut-il se poser la question… dans ce temps que les absences de ton père pulvérisent, je vis comme entre parenthèses. J'ai établi une règle: aucune communication, sauf en cas d'accident. On ne viole pas l'espace de l'autre sous prétexte de mariage. C'est aussi une façon de me protéger. La femme amoureuse que je suis ne souffrirait pas, en effet, que le son de la voix aimée, et ce quelles qu'en soient les raisons, soit ne serait-ce qu'une seconde en inharmonie avec la sienne. Si cela survenait, le doute tel un démon s'engouffrerait alors dans mon esprit et je resterais là torturée, pantelante, les bras autour du ventre et saignant au-dedans en attendant qu'on me rappelle… Non, non pas moi. Moi, je cloisonne. Ce qui n'est pas toujours facile, je l'admets. Pour l'instant je tiens bon, on verra bien avec le temps.

Page 110

C'est une vie bien particulière que nous menons là, qui a ses bons et ses mauvais côtés! Parmi les bons, l'un d'eux est que cela nous permet d'entretenir notre passion. L'absence, tu l'éprouveras, exacerbe le désir de l'autre. Pour ce qui est des mauvais, le pire de tous, c'est quand je vais rejoindre Val dans un pays où il m'a précédée de quelques jours ou de quelques semaines, n'importe, le sentiment est le même. Sitôt descendue d'avion, je me sens comme une intruse dans le monde de ses habitudes sans moi. Un monde de séduction où la légitime n'est pas la bienvenue. Dois-je m'excuser d'être sa femme auprès des nuées de cantharides éblouies qui lui tournent autour ? Parfois il m'arrive de penser de ne plus aller le rejoindre quand il part avant moi, mais ma passion pour lui, pour le voyage aussi, me pousse à courir le monde, en sa compagnie. Un jour pourtant, il faudrait bien sortir de l'envoûtement, mais comment ? Et pourquoi ? Puisque sans lui la vie perdrait son sel. Chaque extase a son coût.


Autres billets sur Reconstruction de Jeanne Cordelier

1/ Reconstruction de Jeanne Cordelier

2/ Jeanne Cordelier : Le second souffle

3/ Préface de Benoîte Groult pour Reconstruction

4/ Reconstruction de Jeanne Cordelier par le Figaro.fr 

5/ Aimer après l'inceste

6/ Comment devient-on après les viols par inceste ?

7/ Famille d’incestueurs par Jeanne Cordelier

9/ Rêve d'inceste

10/ Le vide, l'abandon

11/ Dissociation

12 / Avec les viols par inceste, les échecs scolaires

13/ La chronique littéraire de Jean-Claude Lebrun : Jeanne Cordelier. L’autobiographie nécessaire

14/ Un corps que je ne connais pas
15/ "Reconstruction", de Jeanne Cordelier : la deuxième vie de Jeanne Cordelier par Fabienne Dumontet

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 04:15

Il arrive queLogo Aide Psy cette angoisse, source première de douleur psychique et d'affect de deuil (1), reste présente chez l'enfant qui n'arrive pas à la dominer. Pour Freud S. (2), il ne s'agit pas d'une problématique dépressive tournant autour d'un deuil impossible, il le conceptualise de cette manière :

"Il n'y a pas deuil impossible d'un objet dont on investit l'ombre mais deuil impossible d'un objet jamais entièrement intériorisé et dont, par conséquent, on investit le "trou".

Cette angoisse est liée à une faille narcissique précoce minant toute rencontre à venir, qui est toujours, potentiellement, une séparation. C'est-à-dire séparation d'avec l'autre mais aussi d'avec soi. Se séparer, c'est perdre l'illusion d'une totalité qu'on pensait être ou faire avec un objet et appréhender alors la réalité et soi-même sous un autre jour. Ainsi se structure le psychisme humain.

"L'identité de l'homme implique séparation et perte. Il est clair, alors, que naître, c'est mourir à ce qui nous conçoit - ce qui implique que ce qui nous conçoit nous donne à nous-même."(3)

Mais si l'angoisse d'abandon prend le dessus, tout sera mis en oeuvre pour ne pas vivre justement ce qui, au lieu d'être structurant, devient intolérable, la toute-puissance du sujet étant ébranlée. Ces narcissismes "troués" sont en effet tout-puissants ou ne sont pas. Dans ce cas, surgissent des états dépressifs importants dominés par un sentiment de vide et d'impuissance. De multiples moyens sont déployés pour éviter cette menace y compris celui de se précipiter à faire des enfants à qui, à leur tour, on refusera la vie. Ainsi une maman prise par les affres de l'abandon réel dont petite fille elle aura été "l'objet", soumise à la crainte de reproduire le malheur, et qui choisit de ne jamais se séparer de son enfant, risque fort d'être là sans l'être. Dans les bras d'une mère, physiquement présente, toute à lui mais absorbée par son ancien malheur, l'enfant perçoit qu'en dépit des apparences sa mère n'est pas disponible, en tant que mère, pour le soutenir. Ni pour lui, ni avec lui. Comme si elle redevenait l'enfant qu'il ne peut alors être, il se sent abandonné en tant que tel. Il peut traduire son manque en tentant d'attirer l'attention maternelle par des moyens plus ou moins heureux, des pleurs au mutisme, du pipi au lit aux câlins incessants, du sourire à la chute, qu'elle soit physique ou scolaire. Elle ne saura ni ne pourra lui répondre. En effet, paradoxalement, tout en étant incapable de se séparer de lui, elle ne sera plus avec lui. Et au pire, se ressentira alors elle-même abandonnée par son enfant qui cesse d'être l'enfant idéal. Le lien se renforce sous le sceau du sentiment indicible d'abandon partagé et nuit à la séparation. (4)

Sources :

1. Freud S. : « Inhibition, symptôme et angoisse »

2. Freud S. : « Deuil et mélancolie »

3. Vasse D. : « Le sujet naissant »

4. Morizot-Martinet S. et all. : « Angoisse d'abandon ou vie sans miroir »

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo Aide Psy

 


Autres billets sur l'abandon

Soif d'indépendance ou peur d'abandon par Laurence Lemoine

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Published by Pascaline Manbour - dans Abandon
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 11:10

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LE VOYAGE ENCYCLOPEDIQUE DE MICHEL SERRES

Face à la caméra de Catherine Bernstein, Michel Serres, 77 ans, revient sur les lieux de son enfance, sur son plaisir d'écrire et d'enseigner, ainsi que sur sa vocation pour la philosophie. D'un lieu à l'autre, souvent au fil de l'eau, le citoyen du monde, comme il se définit lui-même, prend aussi le temps de confier sa vision de l'existence.
 La naissance, le sevrage, le départ le matin à l’école, l’amertume de l’adolescence, le début dans la vie, l’amour même quelquefois, le divorce, les fâcheries, et puis la maladie, l’agonie, la mort… Je crois que, quand on a fait cette liste, on s’aperçoit que l’expérience humaine, fondamentale, c’est l’abandon. (…) Qu’est-ce qui rachète l’abandon ? C’est la mémoire, le souvenir. Mais, à mesure que les abandons successifs sculptent notre existence de ses amères souffrances, on a l’impression que l’amnésie arrive peu à peu et on dit, un peu communément, "les pages sont tournées". Il y a dans l’oubli quelque chose d’assez positif, enthousiasmant, rebondissant. Alors, oui mémoire, mais aussi beaucoup d’oubli. Si on se souvenait de tous ses arrachements, on en mourrait sans doute et on passerait sa vie à souffrir de ça.

Autres billets sur l'abandon
En savoir plus sur l'angoisse d'abandon par Pascaline Manbour
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Published by Michel Serres - dans Abandon
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 10:53
La fin de la plaintePage 133
Une autre expérience, à laquelle nous contraignent ceux que leur propre histoire invite à la plus extrême méfiance, conduit à une conclusion identique. Chaque fois que le thérapeute parle, ne serait-ce que pour émettre des évidences, tel homme ressent ces mots comme une intrusion. Mais si le thérapeute se tait, le patient est projeté dans une angoisse d'abandon. Impossible donc de parler et de ne pas parler. Mais que faire alors, car il faut bien qu'une porte soit ouverte ou fermée ? Il faudra se taire, mais en cultivant un silence, un ne pas parler qui ne soit pas une façon de parler, c'est-à-dire en ne demeurant point sur le terrain de la parole ou de son interdiction. Pour sortir de ce dilemme, il n'y a qu'une solution : être présent de corps avec une telle intensité et une telle liberté que le poids de la présence devienne léger. Il s'agit d'être en son corps, d'être là comme une masse ou comme un souffle, comme un pachyderme ou comme un oiseau. La plus grande attention continue se conjugue avec l'absence d'intention. À partir de là un commencement de confiance peut se faire jour et la parole circuler sans trop de danger. Si le thérapeute ne trahit pas son corps, sa parole ne sera pas une trahison.

Autres billets sur La Fin de la plainte de François Roustang
1/ La fin de la plainte
2/ La manipulation thérapeutique
3/ Amour Narcisse
4/ La dissociation, le trauma, l'amnésie

5/ Le système sélectif de reconnaissance ou l'imagination
6/ Un obstacle vous interdisant l'accès à une vie mieux aboutie
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Published by François Roustang - dans Abandon
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 19:51

Page 32

Le mental est par conséquent parfaitement inutile sauf dans une circonstance : c'est lui qui permet au fœtus, puis au nouveau-né et à l'enfant de survivre, car c'est lui qui fait en sorte que le jeune être ne ressente plus, et, mieux encore, ne reconnaisse plus l'agression dont il est victime. Grâce au mental, l'agression n'est plus perçue pour ce qu'elle est véritablement, c'est-à-dire un acte violent et destructeur ; elle est au contraire jugée tolérable. Ce faisant, son mental permet à la victime de s'adapter à son environnement hostile, notamment à son agresseur avec qui il lui faut bien composer;  il va permettre à l'enfant de survivre face à l'agression qui menace sa vie tant physique que psychique ; le mental est le moyen par lequel l'enfant va essayer de gagner la confiance et l'amour qu'il attend de ses parents. L'enfant va comprendre que, ne pouvant être aimé pour lui-même, il lui faut devenir un autre s'il souhaite recevoir cet amour tant souhaité et si vital pour son avenir;  il va comprendre que s'il persiste à être lui-même il n'ira qu'à sa perte, qu'il lui faut changer pour assurer sa survie, et que cela signifie modifier sa façon d'être, de réagir, de vivre. Le mental va apprendre à la victime qu'elle doit s'adapter bon gré mal gré à ce qu'elle subit. L'enfant doit non seulement comprendre cela, mais agir : se forcer à devenir une personne qu'il n'est pas, afin de plaire, d'être toléré et peut-être aimé. L'enfant comprend une chose de façon très claire : quand il est lui-même, il n'est pas aimé parce qu'il n'est pas aimable. Telle est la seule conclusion qu'il tire de ce qu'il vit ou plutôt de ce qu'on lui impose de vivre !

 


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1/ La blessure d'abandon
3/ Pourquoi ne pas partir avant d'être quittée ? L'autre attitude consiste en effet à tout faire pour que l'autre s'en aille.

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Soif d'indépendance ou peur d'abandon par Laurence Lemoine

 


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Published by Dr Daniel Dufour - dans Abandon
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 08:21

Exprimer ses émotions pour guérir

Broché

Paru le : 03/04/2008
Editeur: Les éditions de l'Homme
ISBN : 978-2-7619-2432-0
EAN : 9782761924320
Nb. de pages : 145 pages
Poids : 240 g
Dimensions : 15,5cm x 23cm x 1cm

Vous est-il déjà arrivé de penser que vous n'êtes pas aimable ? d'avoir peur de vous engager dans une relation ? de songer à quitter votre partenaire parce que vous vous dites que si ce n'est pas vous, c'est lui qui partira ? Si oui, c'est probablement que vous êtes abandonnique.
Dans ce cas, ce livre est fait pour vous. Vous y trouverez des histoires de cas, des analyses, des conseils, tout ce qui peut vous aider à guérir pour aimer mieux, c'est-à-dire aimer dans la sérénité, sans crainte d'être abandonné. La solution ? Aller au-delà de vos barrages mentaux pour redécouvrir votre corps physique et vos sensations, reconnaître et vivre vos émotions, et reprendre contact avec votre être profond.
En d'autres termes, apprendre à vous aimer en vous prodiguant de "petites touches d'amour". Leçon de vie, leçon d'amour, tel est le message que vous livre l'auteur dans ce livre qui couronne un parcours de quinze années de travail sur la question de l'abandon.

Né en Suisse en 1951 et diplômé de la faculté de médecine de Genève en 1979, Daniel DUFOUR a exercé en tant que chirurgien puis délégué et coordinateur médical dans les conflits armés et pays en guerre en Asie, au Moyen-Orient et en Europe pour le Comité International de la Croix-Rouge (CICR).
Depuis 1988, il est médecin responsable de la Clinique Vita-med à Genève où, en tant que médecin généraliste et spécialiste en médecine tropicale, il pratique une médecine globale dans laquelle les causes de la maladie sont traitées plutôt que les symptômes. Il est le fondateur du concept et de la méthode OGE (à l’envers de l’ego) depuis 1977. Il est intervenant dans les stages et séminaires OGE en Europe et au Canada et est membre du Conseil de l’Association pour la Prévention de la Torture (APT).

Autres billets sur le livre La blessure d'abandon
2/ Le mental est-il utile dans la blessure d'abandon ?
3/ Pourquoi ne pas partir avant d'être quittée ? L'autre attitude consiste en effet à tout faire pour que l'autre s'en aille.
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Published by Decitre - dans Abandon
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