Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Autofiction Inceste Résilience
  • Autofiction Inceste Résilience
  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
  • Contact

Wikio - Top des blogs

Wikio - Top des blogs - Divers

Recherche

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Auteure anonyme sur Hellocoton
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 06:44

Logo L'Express.fr13/03/2012
Depuis lundi, des milliers de victimes d'agressions sexuelles racontent leur agression.
REUTERS/Morteza Nikoubazl
Depuis lundi soir, des milliers de victimes d'agressions sexuelles racontent sur le réseau social le harcèlement quotidien qu'elles subissent, mais pour lequel elles n'ont jamais porté plainte. Un hashtag #Ididnotreport a même été créé. 
"Parce que j'avais trop peur", "parce qu'on était mariés", "parce que"... Lundi soir, un nouveau hashtag - un sujet de discussion sur le site de micro-blogging, Twitter – est apparu : #Ididnotreport. Un parmi des milliers d'autres, bien sûr. Mais, par celui-ci, des milliers de personnes révèlent les abus sexuels dont elles ont été victimes... Et pour lesquels elles n'ont pas porté plainte. 
L'idée est née d'une simple conversation sur Twitter entre une blogueuse féministe anglaise et deux de ses compatriotes : 
-@mmelindor "le harcèlement du quotidien est également important. je n'ai jamais porté plainte contre le mec qui m'a peloté les seins dans un pub" 
-@andromedababe "De toute ma vie, je n'ai jamais porté plainte pour pelotage de seins, main aux fesses, etc" 
-@londonfeminist "Vous m'avez inspiré le lancement d'un hashtag #Ididnotreport. Encouragez les autres à nous rejoindre !" 
Depuis, le fil s'allonge au bureau des plaintes non déposées. Et la catharsis collective 2.0. regroupe déjà près de 2000 tweets sur le sujets. Un série glaçante pour certains, comme la co-fondatrice de "Osez le féminisme" Caroline de Haas qui déclare à quel point la lecture des 140 signes lui a fait "froid dans le dos".
Pour lire l'article, cliquez sur le logo de l'Express


Abus = agression

L'usage du mot « abus » résulte sans doute de la traduction de l'anglais abuse, qui correspond à cette réalité et est donc un « faux ami ». Quoi qu'il en soit, le terme est malencontreusement utilisé en langue française, dans la définition de l'Observatoire de l'Action Sociale Décentralisée (ODAS).

La substitution du mot « abus » par agression ou atteinte sexuelle serait plus appropriée et en parfaite conformité avec les dispositions du Code pénal.

Victor Simon : Abus sexuel sur mineur

L'expression 
« abus sexuel », devenue courante sous l'influence de 
la terminologie anglo-saxonne (child abuse), n'est pas 
un vocable juridique, et si elle dit bien l'abus de pouvoir, ses connotations sont ambiguës en français : un 
« usage modéré » serait-il licite ?

Hélène Parat, Que sais-je ? L’inceste



Parat, Hélène, L’inceste, Éditions Que sais-je ?, 2004

Repost 0
Published by E.T. Documentaliste - dans Agressions en tous genres
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:08

Logo-Les-nouvelles-news.jpg15/03/12

Initiés par une féministe anglaise, de nombreux et poignants témoignages de violences sexuelles sont publiés sur le réseau social Twitter. Leurs auteures expliquent pourquoi elles se sont tues.

…/…

Je n'ai pas porté plainte...

Le mouvement a été lancé par la bloggeuse de "London Feminist" suite à une discussion entre deux twitteuses qui expliquaient qu'elles n'avaient jamais signalé le harcèlement sexuel dont elles avaient pu faire l'objet dans l'espace public. La bloggeuse anonyme a donc lancé le hashtag #ididnotreport. Ce mot-clef, permettant de catégoriser un tweet, signifie « je ne l'ai pas signalé » ou « je n'ai pas porté plainte ». London Feminist s'attendait, écrit-elle, à ce que les témoignages parlent essentiellement de « faibles niveaux de harcèlement » dans l'espace public. Mains aux fesses, « pelotage », propos à connotation sexuelle... la liste est longue. Ces comportements sont subis par les femmes et jamais signalés car « c'est accepté comme faisant partie de la vie ».

Mais ce sont des témoignages d'agressions très graves qui ont rapidement émergé. En deux jours, près de 2 000 tweets ont été postés avec le hashtag #ididnotreport. Et leur lecture est éclairante sur les raisons qui empêchent encore largement de porter plainte contre les violences sexuelles.

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo des nouvelles news

Repost 0
Published by Hortense Lasbleis - dans Agressions en tous genres
commenter cet article
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 10:13

Logo-psydocFrance.jpgJean-Michel Darves-Bornoz
Docteur ès Sciences, hdr, Psychiatre des hôpitaux à Tours, Clinique Psychiatrique Universitaire (CHU) & EA 3248 Psychobiologie des émotions (Université François-Rabelais)

La question qui est posée ici n’a suscité que peu de recherches. En outre, l’absence d’utilisation des méthodologies modernes de recherche clinique et épidémiologique jette le doute sur la validité des découvertes. Ce manque préoccupant est en soi un élément scientifique à verser au débat.

En effet, problème de santé majeur, l’abus sexuel d’enfants ne peut trouver de réponse dans la seule répression mais dans une approche préventive diversifiée où le débat de société suivi de ses décisions éducatives et la théorisation psychiatrique accompagnée de ses prescriptions psychiques sont décisifs.     
Ce texte trouve la justification de sa démarche dans l’opinion que les auteurs d’agression sexuelle intra-familiale ne forment pas un groupe clinique spécifique, et que pris dans leur ensemble, les traumatismes interindividuels – émotionnels et physiques aussi bien que sexuels - apparaissent comme un facteur de risque de délinquance sexuelle surtout chez les hommes. Dès lors, la référence au champ du trauma sert la prévention en ce domaine, en particulier pour saisir au moment opportun chez les victimes la genèse d’identifications aliénantes, en particulier d’identifications à l’agresseur.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de psydocFrance

Repost 0
Published by Dr Jean-Michel Darves-Bornoz - dans Agressions en tous genres
commenter cet article
22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 07:48

Logo-legifrance.jpgLa loi relative au Défenseur des droits, parue au journal officiel du 30 mars, réunit en une seule institution, 4 institutions jusque là indépendantes et spécifiques,

le Médiateur de la République,
la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde),
la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS),
et le Défenseur des droits des enfants.

De nombreuses organisations s’étaient mobilisées jusqu’au bout pour préserver une autorité indépendante et spécifique dédiée aux droits de l’Enfant.

Le Défenseur des droits nommé par décret en Conseil des ministres sera désormais chargé de défendre et de promouvoir l'intérêt supérieur et les droits de l'enfant mais également les droits et libertés dans le cadre des relations avec les administrations de l'Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics et les organismes investis d'une mission de service public, de lutter contre les discriminations (Halde) et de veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République (CNDS).

Le défenseur des droits pourra toujours être saisi par un enfant qui invoque la protection de ses droits ou une situation mettant en cause son intérêt mais aussi par ses représentants légaux, les membres de sa famille, les services médicaux ou sociaux ou toute association se proposant de défendre les droits de l'enfant.

Condamnant la disparition d’une autorité spécifique et indépendante dédiée aux droits de l’Enfant, de nombreuses organisations et associations pour l’Enfance dont l’Unicef France, les psychologues et autres professionnels de la petite Enfance se sont mobilisés jusqu’au bout contre la suppression par le gouvernement de l'institution du Défenseur des enfants, créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’Autorité indépendante, et pour que soit préservée la spécificité des droits de l’enfant au sein de la nouvelle autorité.

Mais le Sénat avait finalement réintégré le Défenseur des enfants dans le périmètre du futur Défenseur des droits.
Source : J.O LOI n° 2011-334 du 29 mars 2011, JO du 30 mars 2011

Pour accéder au JO, cliquez sur le logo Légifrance

 

http://www.defenseurdesenfants.fr/pdf/RappThem2010.pdf

Repost 0
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 21:20

Logo-Psychologie-positive.jpg

© Jacques Lecomte

La désistance désigne l’arrêt d’un parcours de délinquance ou de criminalité. De fait, l’un des constats les mieux établis en criminologie est que la plupart des délinquants sortent finalement de ce parcours déviant. Avec l’âge, la grande majorité des jeunes hommes découvre d’autres sources de satisfaction : un travail, une petite amie (qui devient parfois leur épouse), voire la naissance d’un enfant et l’achat d’un logement.

IL N’Y A PAS DE DETERMINISME ABSOLU

L’une des plus importantes recherches sur la désistance a été réalisée par John Laub et Robert Sampson, respectivement criminologue et sociologue (2).

En 1986, ils découvrent par hasard, dans la cave de la Harvard Law School, les soixante cartons d’archives poussiéreuses d’une étude classique sur la délinquance juvénile, menée à partir des années 1940 par Sheldon et Eleanor Glueck (3). Cette étude concernait cinq cents jeunes délinquants de 10 à 17 ans et cinq cents non délinquants aux caractéristiques identiques en ce qui concerne l’âge, le groupe ethnique, le QI et le milieu familial (à faible revenu). Des données très riches avaient alors été recueillies sur ces mille garçons à trois moments : à 14 ans, 25 ans et 32 ans. Sampson et Laub vont reprendre ces données et en tirer de multiples constats, en particulier sur la désistance (sortie de la délinquance et de la criminalité).

(2) Laub, J. H., & Sampson, R. J. (2003). Shared beginnings, divergent lives : Delinquent boys to age 70. Cambridge, MA : Harvard University Press, p. 86.

(3) Glueck, S. & Glueck, E. (1930). 500 Criminal Careers. New York, A.A. Knopf.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de Psychologie positive

Repost 0
Published by E.T. Documentaliste - dans Agressions en tous genres
commenter cet article
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:28
01 Avril 2011
Julien L.
posté dans Numerama
Terrible journée que ce premier avril ! Alors que la riposte graduée veut monter en puissance, la Hadopi a obtenu pour 24 heures la suspension du blog de Maître Eolas.

C'est un terrible coup porté à la blogosphère française. Le célèbre site de Maître Eolas, dont les thèmes de prédilection sont l'actualité juridique et le rugby, vient d'être suspendu par la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la protection des Droits sur Internet. Ouvert en 2004, le blog s'était rapidement taillé une réputation sur le net, tout comme son auteur.

L'avis de suspension provisoire, publié en lieu et place du blog, nous informe que la Hadopi "a ordonné la suspension pour une durée de 24 heures du blog "Journal d'un avocat (http://maitre-eolas.fr) au motif de la constatation par procès-verbaux dressés par les agents assermentés visés à à l'article R.331-36 du code de la propriété intellectuelle, et ce de manière réitérée".

"Ce service de communication au public en ligne a été utilisé à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'œuvres ou d'objets protégés sans l'autorisation des titulaires des droits prévus aux livres Ier et II lorsqu'elle est requise, en l'occurrence le plagiat par plusieurs billets de larges extraits de l’œuvre ISBN-13: 978-2246734017" est-il encore indiqué, en Comic Sans MS, fameuse police d'écriture dont le sérieux n'est plus à prouver.

Cette décision, prise le 1er avril, "est exécutoire de droit par provision au seul vu de la minute transmise par voie électronique à l'hébergeur, la société Typhon SARL". Nous ne verrons plus la célèbre distinction de Maître Eolas, le prix Busiris, décernée aux personnalités politiques tenant "une affirmation juridiquement aberrante, si possible contradictoire, teintée de mauvaise foi et mue par l'opportunité politique plus que par le respect du droit".

L'intervention de la Hadopi sanctionne ainsi l'analyse critique du célèbre bloogueur-avocat, qui avait jugé en 2009 que l'ordonnance pénale que Christine Albanel souhaitait mettre en place pour la sanction finale de la riposte graduée n'était pas conforme avec la Constitution française. Elle punit également l'affront de Maître Eolas à Pascal Nègre, qui avait mouché le producteur sur Twitter.

Pour lire l'article et rejoindre sa source, cliquez sur le logo Hadopi m'a tué

Lire les commentaires. L'article R331-36 qui n'existe pas

Repost 0
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:47

Logo-Allocine-copie-1.jpgDate de sortie cinéma : 2 mars 1983

Film déjà disponible en DVD depuis le : 1 février 2008
Film déjà disponible en Blu-ray depuis le : 23 septembre 2008
Réalisé par Ted Kotcheff

Avec Sylvester Stallone, Richard Crenna, Brian Dennehy, plus

Titre original : First Blood
Interdit aux moins de 12 ans

Long-métrage américain

Genre : Action

Durée : 01h37min

Année de production : 1982

Film – Rambo I

Synopsis : John Rambo est un héros de la Guerre du Vietnam errant de ville en ville à la recherche de ses anciens compagnons d'armes.
Alors qu'il s'apprête à traverser une petite ville pour s'y restaurer, le Shérif Will Teasle l'arrête pour vagabondage. Emprisonné et maltraité par des policiers abusifs, Rambo devient fou furieux et s'enfuit dans les bois après avoir blessé de nombreux agents.
Traqué comme une bête, l'ex-soldat est contraint de tuer un policier en légitime défense. Dès lors, la police locale et la garde nationale déploient des moyens considérables pour retrouver le fugitif. Le Colonel Trautman, son mentor, intervient et essaie de dissuader les deux camps de s'entre-tuer pendant que Rambo, acculé et blessé, rentre en guerre contre les autorités.

Repost 0
Published by Allociné.com - dans Agressions en tous genres
commenter cet article
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 11:23

L'agression humaine par Laurent BèguePage 8
Lorsque l'essayiste Salman Rushdie a été visé par une fatwa prononcée en 1989 par l'ayatollah Khomeini pour la publication de ses Versets sataniques, la plupart des Occidentaux ont considéré que l'appel au meurtre du romancier et l'assassinat de ses traducteurs japonais et italien constituaient d'injustifiables agressions, pour ne pas mentionner les destructions de librairies et les autodafés.

À l'inverse, dans le monde musulman, la description irrévérencieuse du prophète Mahomet dans le roman incriminé constituait pour certains un acte passible de mort.

Comme on l'analysera de manière plus détaillée dans ce livre, il existe souvent un profond fossé interprétatif entre ce que les parties en présence lors d'un conflit désignent comme une agression.

La multiplicité des lectures offertes par les protagonistes d'un événement ne justifie pas pour autant l'absence d'une définition stable et opératoire du phénomène. Selon une acception aujourd'hui consensuelle en psychologie sociale, une agression peut ainsi se définir comme un comportement destiné à blesser intentionnellement un autre individu, ce dernier étant motivé à en éviter les effets supposés aversifs (Baron et Richardson, 1994).

Il s'agit donc d'un comportement observable, et non d'une pensée ou d'une émotion.

Même mortel, un accident violent (par exemple, heurter un piéton en conduisant une voiture) n'est pas une agression. De même, un comportement intentionnel qui occasionne de la souffrance à autrui peut se trouver totalement exempt d'agression : un dentiste qui provoque une douleur physique à son patient ne l'agresse pas, car ce dernier y est consentant par principe.

La dimension comportementale est également importante. Selon le psychologue évolutionniste David Buss (2005), 91 % des hommes et 84 % des femmes auraient eu des fantasmes d'homicides (éliminer une personne qu'elles n'aimaient 
pas, comme un rival amoureux ou quelqu'un les ayant publiquement humiliés), mais ces données ne nous disent rien de déterminant sur les conduites effectives et nous apprennent donc bien peu de choses. 


Enfin, on ne distinguera pas dans cet ouvrage l'agression et la violence, considérées comme synonymes, bien que le terme de violence désigne généralement des actes aux répercussions plus graves.


Autres billets sur L'agression humaine de Laurent Bègue
1/ L'agression humaine
2/ "L’Agression humaine", de Laurent Bègue, un petit livre majeur

 

Repost 0
Published by Laurent Bègue - dans Agressions en tous genres
commenter cet article
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 07:05

Logo-observatoire-de-la-violence-educative-ordinaire.jpg

 

 

 

 

Vendredi, 19 Novembre 2010

Par Olivier Maurel, fondateur de l'OVEO

Si j’avais à recommander à des étudiants un livre qui fasse le tour des recherches actuelles sur la violence et l’agression humaine, c’est certainement le livre de Laurent Bègue que je choisirais.

Laurent Bègue est membre de l’Institut universitaire de France et professeur de psychologie sociale à l’université de Grenoble, où il dirige le laboratoire interuniversitaire de psychologie “Personnalité, cognition, changement social”. Il a écrit un grand nombre d’articles sur l’agression et sur le rôle du sentiment de justice dans les relations sociales. J’avais eu le plaisir de le rencontrer en 2002 au cours d’un colloque et j’avais déjà été frappé par la clarté et la solidité de son exposé.

Dans ce petit volume de 150 pages (paru chez Dunod en septembre 2010), il réussit à faire le point, de façon très claire, sur l’état présent de la recherche sur l’agression humaine. Toutes ses affirmations sont fondées sur des enquêtes précises constamment référencées, ce qui fait de son livre une véritable mine d’informations infiniment plus sûres que tout ce qu’on peut trouver dans la plupart des livres récents sur la violence.

Par rapport à un bon nombre de ces livres, ce qui contribue à la clarté de l’argumentation de Laurent Bègue, c’est qu’il a eu soin de dissiper le brouillard de la théorie dominante qui, en France, obscurcit la majorité des recherches sur la violence : la théorie des pulsions de Freud. Il n’y va pas par quatre chemins : « Aujourd’hui, l’idée d’instinct de mort n’est plus jugée crédible ni scientifiquement utile pour expliquer les conduites destructives. [...] Leur compréhension contemporaine fait l’économie de la psychanalyse. L’approche freudienne n’a plus aujourd’hui sa place dans la recherche scientifique sur l’agression, notamment du fait de l’impossibilité de procéder à un test empirique de ses principales hypothèses. » (P. 40-41.) Une fois cela dit, le terrain est dégagé pour que la recherche puisse se faire sur des bases solides.

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo de l'OVEO


 

Autres billets sur L'agression humaine de Laurent Bègue
1/ L'agression humaine
3/ Qu'est-ce que l'agression ?

 

Repost 0
Published by Olivier Maurel - dans Agressions en tous genres
commenter cet article
14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 07:35

Logo-journal-d-un-avocat.jpgTu in mulieribus

Par Sub lege libertas

Dimanche 12 décembre 2010

Lucy n'a pas deux fois dix-huit ans, ni même une fois.
Lucy est pourtant deux fois mère, déjà. Mère ?
Lucy aimerait se dire telle, mais Lucy ne se dit rien de bon de sa vie, ni d'elle.
Lucy se dit qu'à douze ans, elle devint femme sous le toit de sa mère qui l'hébergeait, elle et les vingt ans passés de Bruno qui la fit femme et mère en un soir, enfin neuf mois plus tard.
Sa mère était contente d'avoir un nouvel enfant, sa petite-fille comme elle ne l'appelait pas.

Lucy crut qu'elle serait à treize ans mieux la mère de sa fille, si elle quittait la sienne et Bruno. Lucy crut qu'elle serait à treize ans mieux la mère de son enfant, quand elle suivit Joris et ses vingt-cinq ans de désoeuvrement embrumé de cannabis et de houblon, les jours où le malt faisait défaut, moins souvent que le lait maternisé. Lucy offrait son sein aux coups de Joris, et sa fille finit par en recevoir d'elle et de lui. Lucy devait « la crier » comme le disait Joris, qui lui reprochait de ne pas savoir l'élever, cette fille qui mange salement à deux ans, cette fille qui crie indistinctement à deux ans, cette fille qui ne marche pas à deux ans.

Lucy avait beau pincer, fesser, frapper, rien n'y faisait, elle n'était pas obéie. Lucy crut Joris ; elle était une mauvaise mère, elle pinça, fessa, frappa, plus fort comme lui faisait. Lucy crut sa mère ; elle était une mauvaise mère, elle pinçait, fessait, frappait, trop fort comme elle le lui reprochait. Lucy se brouilla avec Joris qui la renvoya chez sa mère. Lucy se brouilla avec sa mère qui l'envoya au commissariat de police.

Lucy se dit qu'à seize ans, elle devint adolescente sous le toit d'un foyer qui la recueillit, elle sans sa fille qui, placée chez une nourrice, évita l'emprise des bras trop intéressés de sa grand-mère, soudain si prompte à dénoncer les coups subis, espérant le retour de l'enfant en son giron. Lucy, vierge d'enfance, se prend à rêver de jeunesse, d'amour. Aimée de Johann, elle croit que le fruit nouveau de ses entrailles sera la bénédiction de sa vie neuve de grande fille arrivant à l'âge adulte, à l'âge de devenir mère, non seulement de l'être.

Lucy n'a pas deux fois dix-huit ans, ni même une fois. Mineure, Lucy est donc devant le tribunal pour enfants. Enfant, Lucy aimerait se dire tel simplement, mais Lucy doit aussi se dire mère, cette mère poursuivie pour violences volontaires sur mineure de quinze ans par ascendant. Lucy aimerait sans doute comprendre ce qu'on lui reproche, mais Lucy, enfant-mère à treize ans, n'a pas su retenir ses leçons d'écriture et ne lit qu'à peine. Lucy quitta la salle de sa classe primaire pour celle de travail de la maternité.

Lucy sent bien qu'elle devrait dire des choses. D'autres choses ou les choses autrement. Peut-être, le sent-elle. Mais le sens des mots du tribunal lui reste obscur ou incertain, angoissant même : violence, volonté, intention, discernement, obligation, affection... Le juge, ses assesseurs, le procureur, les avocats questionnent, reformulent les questions ; Lucy ne leur répond qu'avec son absence de mot et l'ignorance des leurs.

Pour lire la suite du billet, cliquez sur le logo du journal d'un avocat

Repost 0
Published by Sub lege libertas - dans Agressions en tous genres
commenter cet article

Cliquez sur les images pour accéder aux sources et références