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  • : Autofiction Inceste Résilience
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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 12:14

Hilda-La-Marionettiste.jpg"Dans l'ombre de la maltraitance et de l'inceste"
Par Hilda
Sortie : 28/02/2012Format : Roman (134x204)
Nombre de pages : 210
Disponibilité : En stock
ISBN : 9782332478894
Résumé

Il existe, de par le monde, un cirque peu ordinaire où les projecteurs qui éclairent d'ordinaire la scène furent en d'autres temps altérés par d'étranges ombres menaçantes. Le public convié exclusivement sur invitation venait pour la plupart d'horizons troubles pour assister, mais aussi parfois participer, au lent calvaire d'une petite marionnette pas plus haute que trois pouces.
Inspiré d'une histoire vrai, celle de l'auteure, ce conte pour adulte a été écrit afin d'aider les survivants de maltraitances (coups, torture, viol, inceste) à sortir du silence. En parallèle, il a pour vocation d'ouvrir la conscience et la responsabilité de chaque citoyen qui serait en contact avec un enfant en danger.

Biographie

Hilda, née en 1972, a passé son enfance entre l’Alsace et le sud de la France dans un climat de barbarie et de violence inimaginable.
À vingt ans, elle cumule les petits boulots (nounou, aide éducatrice, réceptionniste) tout en étudiant la nuit seule avec ses livres (les cours ne lui sont pas accessibles).
D'échec en petite réussite, elle obtient son équivalence du BAC à vingt-cinq ans. C'est aussi, à ce moment-là, que démarre sa carrière, d’abord comme éducatrice spécialisée dans l'intégration d'enfants à problèmes, puis très vite elle se passionne pour l'art-thérapie.
Aujourd'hui, à près de quarante ans, l’auteure se consacre à sa famille, ainsi qu’en tant qu'art thérapeute à la cause des survivants de l'inceste et de la maltraitance.

Pour commander le livre, cliquez sur la couv


Autres billets sur La Marionettiste
2/ Qu'est ce que la « résilience ? »

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 08:48

Logo Maître MôMercredi 14 octobre 2009

…/…

Ce soir, d’ailleurs, elle en a marre de ce goût dégueulasse, elle ne sait toujours pas ce que c’est, alors elle décide de tricher : elle soulève un coin du foulard qui lui bande les yeux pour regarder. Et elle voit. Elle voit son visage à  lui, Paul, qui est un peu rouge, bizarre, il ne dit rien mais on dirait qu’il retient sa respiration ; et elle voit que ce n’est pas son doigt qu’il a mis dans sa bouche, c’est son zizi.
Elle recrache ce soir-là  le sexe de Paul, elle se met à  pleurer parce qu’elle ne comprend pas, elle lui dit d’arrêter, elle ne sait pas ce qui se passe, elle trouve ça dégoutant, elle comprend maintenant que ça puait la pisse, elle ne sait pas pourquoi il fait ça mais elle sent que ce n’est pas normal, que ça ne se fait pas. Il arrête, et il lui dit qu’il ne faut rien dire, à  personne, que c’est leur secret, qu’il ne faut pas le dire à  maman, surtout, sinon il lui racontera aussi les bêtises que Jade et son frère font parfois le soir, et que lui ne punit pas, et il s’en va, cette fois là.
Jade essuie ses larmes, elle a envie de vomir mais n’ose pas sortir de sa chambre. Elle est affolée, mais ne sait pas du tout quoi faire, et elle a peur, pas tant des menaces de dénonciation à  sa mère, mais de l’homme lui-même, il avait un regard très dur, tout à  l’heure, un regard méchant, elle sent bien que ça ira très mal si elle parle…
Elle reste longtemps allongée dans son lit, dans le noir, et puis finit par se relever sans faire de bruit, allume sa petite lampe de chevet rose, et va chercher son Journal, dans lequel elle écrit ce qui s’est passé tout à  l’heure, qu’elle intitule « Se soir il ma fé sa« .
A partir de ce soir là, beaucoup de choses changent, pendant les quatre mois où Paul habitera encore chez eux.

…/…

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Autres billets de L'histoire de Jade en petits morceaux par Maître Mö
1/ L'histoire de Jade en petits morceaux

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 12:16

Lafon-Lola-nous-sommes-les-oiseaux.jpgBroché
Paru le: 23/03/2011
Editeur : Flammarion
ISBN : 978-2-08-122122-2
EAN : 9782081221222
Nb. de pages : 430 pages
Poids : 429 g
Dimensions : 13,6cm x 21cm x 2,9 cm

Emile est morte, Emile est en train de mourir, son corps à 33°, victime de mort subite, dans un café elle est tombée.
La narratrice, une danseuse qui ne danse plus, raconte son amie, sa presque-soeur dont le coeur s'est arrêté. Liées toutes les deux par une expérience muette, un viol qu'elles ont subi, et une passion silencieuse, la danse classique, voilà deux ans qu'elles vivent au ralenti, endormies de peine et d'impuissance dans un pays grignoté de violences répressives après une Election. Alors, mettant fin à ce sommeil, surgit une "Petite Fille au Bout du Chemin".
Telles des voleuses de feu, elles iront reprendre la nuit, acharnées à ne pas laisser "les rois barbares", quels qu'ils soient, leur "couper les nerfs"... Un conte insurrectionnel où l'esprit de révolte le dispute à la poésie et dont la morale pourrait bien être: "du danger de ne pas aller assez loin pour les oiseaux de sexe féminin".

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Published by Decitre - dans Autofiction
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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 18:16

Logo-Maitre-Mo.jpgMercredi 14 octobre 2009

Jade a maintenant sept ans. C’est une jolie petite fille, avec d’immenses yeux bleus. Elle vit cette année 2000 avec toute la joie des gamines de son âge, et ne regrette qu’une chose : ne pas voir son père plus souvent.

Ses parents se sont séparés il y a deux ans, elle vit chez sa mère, qu’elle adore, mais son père, qu’elle revoit les week-ends et les vacances, lui manque. Mais ses parents lui ont bien expliqué, elle n’est pas malheureuse, elle a compris que c’était comme ça, et tout le reste va bien : son petit frère Ilan, quatorze mois d’écart avec elle, avec qui elle joue beaucoup, l’école, elle est bonne élève, sa maman, qu’elle adore, qui est aide-soignante, c’est pratique, c’est elle qui lui guérit ses bobos, Lydie, sa meilleure amie, fille des voisins, avec qui elle dort de temps en temps, son carnet intime, qu’elle remplit tous les soirs de mots simples et d’une écriture toute ronde…

Tout va bien, Jade est une petite fille pleine de beauté et de joie, comme tant d’autres.

C’est au milieu de cette même année que Paul, le nouveau copain de maman, vient habiter à la maison.

Jade ne l’aime pas, d’abord parce qu’il n’est pas son papa, et ensuite parce qu’elle le trouve tarte, elle ne comprend pas pourquoi maman l’aime bien, mais bon c’est maman qui décide, alors… Et puis franchement il fait des efforts, Jade le voit bien, il est gentil et il essaye de se faire bien aimer.

La mère de Jade change de service, à l’hôpital, et doit maintenant travailler la nuit : elle fait deux nuits puis a deux jours de repos puis enchaîne trois nuits, et ainsi de suite. Elle attend le soir que Paul rentre de son travail, et puis elle s’en va, après avoir surveillé le bain, mis les enfants en pyjamas, et les avoir fait dîner. Parfois Paul rentre un peu plus tard, alors elle demande à la voisine ou bien à une cousine qui n’habite pas loin de venir garder les petits, en attendant.

Ça se passe comme ça pendant deux mois environ. Paul connaît mieux les enfants, maintenant, et le soir, il fait un truc rigolo avec Jade, après avoir couché Ilan dans la chambre voisine de la sienne -enfin, il trouve lui que c’est rigolo, Jade s’en fiche, elle trouve que c’est un jeu de bébé, mais ça à l’air de lui faire plaisir, alors… Il rejoint Jade en bas, pour la coucher à son tour, mais avant, il prend le foulard bleu de maman, le noue sur les yeux de Jade, et il trempe son doigt dans des trucs -du sucre, du chocolat, de la confiture, du miel- et le met dans la bouche de Jade, qui doit deviner en goutant ce que c’est : trop facile, franchement, mais bon, c’est rigolo un peu quand-même. Sauf que des fois, ça a un drôle de goût, elle ne trouve pas ce que c’est mais elle n’aime pas, en tout cas.

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Autres billets de L'histoire de Jade en petits morceaux par Maître Mö
2/ L'histoire de Jade en petits morceaux

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 02:47

Je-suis-debout---Cherif-Delay.jpgPage 14

Alors, ce livre, ce film qui se tourne parallèlement me 
permettent de remettre de l'ordre dans cette exubérance 
insupportable.

Parfois, les souvenirs se chevauchent, les 
dates s'estompent. Jamais les faits. Écrire pour survivre ? 
Non, j'ai survécu sans le faire, mais si mal.

Écrire pour 
avoir un passé, même s'il n'est pas simple. Écrire pour ne 
plus être ce passé.

En permanence. Je n'ai que 21 ans 
mais je trimbale des valises aussi lourdes que trois 
siècles. Quand j'y pense froidement, je sais que la vie est 
devant moi.

Mais mon corps et mon âme me tirent sans 
arrêt en arrière. Alors j'écris pour pouvoir poser ce livre 
à côté de mon lit et me dire :

– Ta vie est là, désormais tu peux dormir…


Autres billets sur le livre Je suis debout de Chérif Delay
1/ Outreau – Je suis debout par Chérif Delay
3/ La responsabilité du suicide de l'un des acquittés d'Outreau
4/ La suite, je l'ai vécue comme pendant les viols. Dissosié. J'étais à la barre, mais totalement absent
5/ C'était plus fort que moi, je ne 
pouvais m'empêcher de chercher à détruire la famille 
d'accueil qui m'offrait ce que je n'avais jamais connu par Chérif Delay

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 09:56

Logo autofiction.org

12 mars 2011
à l'Ecole Normale Supérieure de PARIS l'ENS,
rue d'Ulm, salle IHMC,
de 10h à 18h

On réfléchira ensemble à l'importance de la vue portée par la critique génétique sur le phénomène de l'ECRITURE autofictionnelle et ses dérives.
Avis aux écrivains qui pourraient parler de la genèse de leurs autofictions, assumées ou non, ou pourquoi ils ne peuvent en faire (sagesse, horreur de l'intimité ou l'intimisme, mauvais voire, trop bon rapport à soi...).
Avis aussi aux critiques ou aux lecteurs avisés (avocats, amis...) d'avant-textes d'autofictions comme aux doctorants. 
Participants ayant déjà confirmé leur venue :
Catherine Cusset (écrivain)
Claire Fercak (écrivain)
Philippe Forest (écrivain)
Camille Laurens (écrivain)
Nurit Lévy (Paris 7, en thèse avec Eric Marty sur : " La figure de l'intellectuel juif dans La Tache de Philip Roth, Le Livre brisé de Serge Doubrovsky et La Mariée Libérée de A.B. Yehoshua."
Stephanie Michineau (spécialiste de Colette)
Eric Neirynck (écrivain)
Marc Villemain (écrivain) sous réserves
Isabelle Grell (spécialiste de l'autofiction et membre de l'ITEM)

Pour plus de renseignements, cliquez sur le logo d'autofiction.org

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Published by isabelle Grell - dans Autofiction
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 20:35

Logo-le-gout-de-l-ecriture.jpgEditions Gallimard, 2011

samedi 22 janvier 2011, par Alice Granger

A plusieurs reprises pourtant, Helena tente de forcer le narrateur à prendre une décision, et ce questionnement frôle la question du mariage, comme une fille qui voudrait se marier avec un substitut de père. Le narrateur élude de manière systématique la demande d’Helena. Sa défense la plus efficace est qu’il est déjà marié. Son ex-femme reste présente, en effet. En embuscade. Pour le narrateur, il y a une sorte de schize entre la passion qu’elle suscite dans sa vie, violente, incroyable, dévastatrice, et ce qu’elle espère de lui jusqu’au désespoir radical. La guerre amoureuse, dont lui a en vérité la main, force Helena à lâcher prise, à ne plus rien espérer de cet homme qui pourrait être son père, et qui, pourtant, nous a prouvé avec force détails qu’il ne pouvait plus vivre sans elle, qu’il était torturé par la jalousie.

 

La jeune fille était venue demander audience à cet homme figure paternelle ayant fait irruption sur sa terre gelée, et, totalement mal entendue, elle est repartie vers le froid définitif. L’homme est resté sur ses positions de toujours quant à l’incarnation sexuelle d’une fille. Peut-être la fille avait-elle désiré que surgisse une figure de père, sur sa terre glacée, qui ne la touche pas, mais la voit et l’entend, tout simplement. Peut-être qu’un garçon a un mal fou à distinguer entre une fille et sa mère qui autrefois, premier amour, lui faisait un plaisir physique et psychique fou en même temps qu’elle lui était soustraite par le père ou une mélancolie abyssale, faisant s’effondrer la beauté impressionniste des tableaux des décors… Il n’y a pas dans ce roman de véritable questionnement sur le désespoir d’Helena dont on peut supposer qu’il l’a conduite à en faire une maladie mortelle. Le narrateur a un tranquillisant efficace, cette femme blessée, cette âme sœur, le voilà à l’abri dans une liaison tranquille. Jusqu’à la prochaine passion ? Telle l’inconnue de la Seine, Helena s’est laissée emporter par le courant du refoulement vers le froid. Le garçon n’a pas entendu la fille. La guerre amoureuse l’a tuée. Le garçon ne reconnaît qu’un seul paradigme pour l’amour, celui de la passion maternelle pour le fils remise en acte par la fille de manière répétitive sur l’homme d’âge mûr qui refoulera la demande d’une fille au père.

Pour lire la suite de la critique, cliquez sur le logo du goût de la lecture

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Published by Alice Granger - dans Autofiction
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 05:36

Logo autofiction.org"Autofiction : entre transgression et innovation" (p. 17-23) in Ecritures Evolutives, éd. Presses universitaires de Toulouse Le Mirail, juin 2010

Par Stéphanie Michineau

AUTOFICTION : ENTRE TRANSGRESSION ET INNOVATION

Il faut se rendre à ce constat : bien que l’usage cantonne l’autofiction à un mélange de réalité autobiographique et de fiction, cette définition ne fait pourtant pas l’unanimité en 2009 (notamment chez les chercheurs dont nous sommes qui appréhendent que l’enjeu de l’autofiction n’échappe derrière cette définition trop large).

Nous verrons donc dans un premier temps en quoi l’autofiction relève de la transgression mais aussi de l’innovation (bien que cet autre aspect soit plus contestable et d’ailleurs ait été contesté).

UNE TRANSGRESSION

L’invention du terme

Avant toute chose, il serait bon de revenir à l’invention du terme « autofiction » essentiellement pour deux raisons. La première est certainement que l’origine de l’autofiction résulte d’une transgression mais aussi et surtout parce qu’à notre grand étonnement, nous nous sommes rendue compte des nombreux quiproquos et amalgames qui entourent encore cette question à l’heure actuelle.

…/…

UNE INNOVATION DISCUTABLE ?

En l’état actuel des recherches

Pour Serge Doubrovsky, il ne fait aucun doute que l’autofiction représenterait un genre littéraire défini suivant les dix critères recensés par Philippe Gasparini :

l’identité onomastique de l’auteur et du héros-narrateur ;
le sous-titre : « roman » ;
le primat du récit ;
la recherche d’une forme originale ;
une écriture visant « la verbalisation immédiate » ;
•  la reconfiguration du temps linéaire (par sélection, intensification, stratification, fragmentation, brouillages…) ;
•  un large emploi du présent de narration ;
un engagement à ne relater que des « faits et évènements strictement réels » ;
•  la pulsion de « se révéler dans sa vérité » ;
•  une stratégie d’emprise du lecteur.

Pourtant, on ne saurait parler de genre sans ancrage dans l’histoire littéraire, c’est pourquoi, même si Doubrovsky ne transige pas sur le mot dont il est l’initiateur, il convoque régulièrement cinq textes comme précurseur de l’autofiction : Nadja d’André Breton, La Naissance du Jour de Colette, Journal du voleur de Jean Genet, D’un Château l’autre de Louis-Ferdinand Céline, Les Mots de Jean-Paul Sartre. Malgré tout, ces livres ne répondent qu’en partie aux conditions susnommées précédemment. Doubrovsky ne révèle-t-il pas en cela qu’il est conscient que les limites de sa définition de l’autofiction doivent s’étendre pour perdurer au-delà de sa pratique de l’autofiction ? Nous étayerons notre point de vue sur la question en dernière partie de notre intervention.

Néanmoins, l’innovation (n’oublions pas que l’autofiction est apparue telle une révélation à Doubrovsky) est loin d’être partagée.

Vincent Colonna, le premier, appréhende l’autofiction non comme un genre mais comme un archi-genre aux allures protéiformes. Il s’en explique en 2004 dans son livre intitulé Autofiction & Autres mythomanies littéraires que nous eu l’occasion d’évoquer à ce propos précédemment mais de manière allusive. Les autofictions pourraient dès lors se ranger en différentes catégories 2 :

Une tradition fantastique, où l’écrivain se travestit en chaman pour s’aventurer – de Dante à Borges, en passant par Cyrano de Bergerac – au-delà des limites humaines,
Une tradition spéculaire, qui multiplie les jeux de miroirs et les clins d’œil, comme l’ont pratiquée Rabelais, Cervantès ou Italo Calvino,
•  Une forme intrusive, qui surgit avec le roman moderne et les interventions d’auteur d’un Scarron, d’un Nabokov, plus récemment d’un J. M. Coetzee.

Mais aussi et c’est là que se situe son changement depuis l’élaboration de sa thèse, l’autofiction biographique :

Une tradition biographique qui donnera – sous l’impulsion de Rousseau et de La Nouvelle Héloïse – le roman autobiographique, genre disqualifié de Flaubert à Maurice Blanchot, puis remis au goût du jour sous le nom d’autofiction, où l’heure de l’exposition publique de l’intimité et de la télé réalité.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo Autofiction.org

 


Autres billets sur les écrits de Staphanie Michineau

Les rôles inversés ou l’écriture salvatrice par Stephanie Michineau dans "Construction de l'image maternelle chez Colette de 1922 à 1936"

 

3/ L'autofiction, l'écriture des minorités

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 11:21

Logo-la-republique-des-livres-copie-1.jpg18 février 2011

Christine Angot va bientôt recevoir une assignation à comparaître devant le Tribunal de grande instance de Paris pour atteinte à la vie privée et familiale. Elle lui sera délivrée par Me Vincent Tolédano agissant pour Mme Elise Bidoit ; celle-ci s’estime parfaitement identifiable à travers le personnage d’Hélène, au centre du dernier roman de Christine Angot Les Petits(Flammarion), de même que ses enfants nés de ses huit ans de vie commune avec l’actuel compagnon de l’écrivain. Les prénoms n’y sont pas mais les détails, si. C’est leur histoire et celle de leur séparation. Pas celles de l’auteur. De quoi réclamer réparation financière en raison du préjudice subi. Un procès en perspective, quand bien même l’inévitable ramdam ferait-il de la publicité à un livre qui ne devrait pas dépasser les 25 000 exemplaires malgré un fort battage médiatique. Le risque est faible que ces poursuites judiciaires soient contre-productives.

.../...

Cette fois, ce sera plus compliqué car cette fille d’avocat n’a pas l’intention d’en rester là. Elle a pris les devants en confiant son désarroi de femme battue à la journaliste Anne Crignon qui a tout vérifié (mains-courantes, enquêtes sociales, décisions de justice) avant de lui consacrer un article dans Le Nouvel Observateur. Flammarion n’a pas réagi à ce qui doit lui apparaître comme un jugement moral et sentimental sur un projet littéraire. Puis Elise Bidoit a rendu visite à Laurent Beccaria, patron des éditions des Arènes, dans l’idée de faire écrire un livre sur son histoire au prisme des violences conjugales, projet qu’il lui a sagement conseillé de repousser aux lendemains de ses démêlés judiciaires. Elle va donc se consacrer aux Petits pour ne pas qu’un jour ses enfants (5, 7, 9 et 11 ans) lui reprochent de n’avoir rien fait. Elle dit avoir tenté de se suicider après avoir lu le livre. « Dans Hélène, j’ai entendu « haine ». Elle ne l’a pas choisi au hasard. Cette femme n’est pas un écrivain : elle est le nègre de Monsieur par jalousie pour notre histoire. Ce sont deux pervers narcissiques » nous dit-elle.  La sortie du livre lui a donné un coup dans la colonne vertébrale. Dix jours au lit. « Un livre peut tuer. Si ça ne tue pas, ça fait tout de même du mal. Je me servirais de ce dossier pour mon procès aux affaires familiales. Si c’était pour l’argent, j’aurais vendu les photos à Voici » ajoute-t-elle. Il est vrai qu’à la dernière page, l’auteur rapporte qu’Hélène doit se faire opérer d’une boule dans le sein, et que son précédent livre n’y est peut-être pas étranger. « Tout est comme ça : elle déplace. Le nodule, il est dans la gorge ».  

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de la République des Livres

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Published by E.T. Documentaliste - dans Autofiction
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 06:35

Logo-La-grande-librairie.jpgDoubrovsky Serge
Collection : Littérature Française
février 2011
Prix : 23,00 €
Un homme de passage
Code ISBN / EAN : 9782246783664
Hachette : 3796604
Format : 20,5 x 14 mm
Nombre de pages : 560


"Le passé, justement...
... des fragments d'un soi disparu qui se raniment, se rallument par éclairs instantanés. Sans suite, sans ordre. Pas la madeleine de Proust. Des miettes de madeleine. Pas un magique, magnifique déploiement d'une vie restituée en un parfait ensemble, savamment, poétiquement reconstituée... Des moments disjoints qui se frottent au hasard des rencontres, flambent, s'éteignent, retombant dans les ténèbres... Pas le Temps retrouvé, des retrouvailles partielles sporadiques... Et puis on se perd. Impossible de se rassisir à travers ces bribes, parfois fulgurantes, de mémoire. Cher, très cher Proust, je ne me retrouve, je réinvente. Au fil des souvenirs qui éclatent, explosent en instantanés furtifs, je brode. Ma vie pour moi est ma fiction, mon autofiction. Comment on se raconte à soi-même..."
S. D.

 

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Published by La grande Librairie - dans Autofiction
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