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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 09:58

 


Boris Cyrulnik nous parle de la résilience
envoyé par Psychologies-com. - L'info internationale vidéo.

Il faudra toujours aller de l'avant, jamais, jamais me plaindre, ne pas me retourner, c'était jusqu'à présent la stratégie de survie, comme tous ceux qui enclenchent un processus de résilience.
C'est un bavardage, qui a été enregistré, dont le verbatim a était transformé.
Si j'avais du écrire quelque chose comme ça, j'aurais dit, quand j'étais enfant effectivement, je n'ai pas été à l'école, parce que je n'avais pas la possibilité d'y aller, j'aurais été arrêté et je serais mort.
.../...

Pour moi enfant c'était le sel des larmes. J'ai pris ça pour moi. Comme j'ai eu une enfance pas facile, je me suis dit voilà une faut pas se retourner.
C'est une phrase de déni, ce n'est pas une phrase de résilience.
.../...
Le déni est protecteur. C'est névrotique, mais c'est protecteur. C'est un mécanisme de défense au sens psychanalytique du terme.
C'est-à-dire que j'avais besoin de pratiquer le déni pour ne pas être prisonnier du passé, pour ne pas avoir peur tout le temps, pour ne pas souffrir tout le temps.
Donc c'est ce que j'ai pratiqué trop longtemps, beaucoup trop longtemps.
.../...
J'étais dans la survie, je ne pouvais pas faire autrement.
.../...

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Published by Boris Cyrulnik - dans Boris Cyrulnik
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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 10:54

Logo-Le-grenier-de-Lionel-Mesnard.jpgNotes de Septembre 2005

Boris Cyrulnik est à la fois psychiatre, neurologue, éthologue, psychanalyste et professeur d'université, Il s'est fait connaître pour des ouvrages de vulgarisation scientifique, notamment sur le comportement animal, la fonction biologique du langage et plus récemment sur la notion de résilience.

Ses ouvrages atteignent facilement 100.000 exemplaires et aboutissent la plupart en édition de poche, donc pas la peine de se précipiter pour acheter le dernier, et il est même fortement conseiller de débuter par ses premières publications.

On peut y voir un phénomène de société, un succès d'édition, il s'agit d'une demande du public en la matière. Et, il y a vraiment de tout et surtout n'importe quoi dans les rayons "psy" ou sciences de l'âme. Un âne qui écrirait sur la question de la dépression pour expliquer en 230 pages en quoi sa méthode fonctionne serait quasiment assuré de trouver un lectorat, s'il trouvait un éditeur, et des éditeurs pas toujours scrupuleux ils s'en trouvent.

Boris Cyrulnik, à ce sujet, n'est pas ce que l'on pourrait appeler un charlatan. Tout au contraire, il n'y a pas à lui reprocher d'élargir un peu le cercle des connaissances en direction du plus grand nombre. Jusqu'à ce qu'il aborde la question de la résilience, ses livres ont ouvert des domaines jusqu'à là peu abordé en dehors du monde universitaire ou de la recherche. Du moins en quoi l'observation des animaux et de leurs comportements permet d'éviter certaines idées reçues et de mieux comprendre notre propre complexité.

…/…

Boris Cyrulnik , au fil de ses écrits constatera que son histoire personnelle allait se retrouver pendant le procès de Maurice Papon mis à jour. Un retour en arrière qu'il n'avait pas prévu.

Il écrira du coup sur ces jeunes années et comment pendant l'occupation nazie, un petit français de confession juive se sortira de ces années sombres. S'ouvrira peu à peu la page "de la résilience" en France. L'interrogation fut de savoir pourquoi un enfant se nommant "Bernard" (alias Boris) échappera aux rafles ? Cette actualité surgira et viendra remettre à vif une partie de la vie de Boris Cyrulnik, et ses propres interrogations à ce sujet : comment échappe t'on à l'horreur ?

Comment peut-on traversé de telles difficultés, quels sont les mécanismes pouvant intervenir et aider à avancer, voire survivre, puis revenir au monde et à la lumière des vivants en quelque sorte ?

Le petit Bernard a eu beaucoup de chance, il a pu aussi à certains moments clefs rencontrer des personnes qui l'aideront à dépasser ses peurs, ou certaines épreuves. En soit, notre professeur croit que chacun peut en lui trouvé des ressorts face aux déséquilibres de l'existence, non point pour une merveilleuse vie, mais en se tricotant une histoire ou possiblement on peut se reconstruire dans un espace plus propre à son désir. Il est possible que le vilain petit canard deviendra cygne, mais si le vilain petit canard est vraiment un "affreux" caneton, il y a là un piège dans lequel il ne faut pas tomber. On peut créer de vains espoirs et courir tout doit dans un mur.

…/…

L'homme est passionnant, sa vie est singulière, mais il semble pousser parfois des portes ouvertes avec sa propre résilience, qui est en fait un témoignage. Et le professeur Cyrulnik peut participer à une certaine confusion.

Plus les scientifiques nous expliqueront ce qu'ils font, et de manière relativement simple, plus cet échange d'information permettra au plus grand nombre de suivre les progrès de la science et leurs multiples applications. Mais de là à vendre une solution préemballée à monsieur tout le monde, restons prudents. Ce n'est pas l'humanité ou l'honnêteté de cet homme qui est en cause, mais certains travers marchands et médiatiques. Notre perception est à tout propos hallucinée, attention si rien ne vient pas un peu alimenter la critique et de garder une distance certaine avec certains concepts rapidement galvaudés.

Pour lire la suite de l'article cliquez su rle logo Le grenier de Lionel Mesnard


Autres billets sur la critique du concept de résilience

"Conférence d'ouverture Dr Michel Manciaux - Bientraitance et résilience : des utopies mobilisatrices"

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 11:40

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lundi 8 février 2010

Je me souviens... • Boris Cyrulnik

Ce petit livre est paru en mars 2009. Il est donc bien tard pour en parler aujourd’hui. Mais .../...

On voit, peu à peu, comment il tient à distance ces souvenirs, comment il s’empêche de les réaliser. Et puis dans le très beau chapitre intitulé Ma chambre, les souvenirs reviennent, confronté qu’il est au réel du lieu. « J’ai donc vécu ici ! ».

Ainsi toute la trajectoire qu’il décrit ici est le récit d’un évitement de son angoisse : si l’on ne maîtrise pas le souvenir par la réflexion, par l’élaboration, dans un engagement philosophique, religieux, littéraire ou politique, dit-il, si on laisse revenir la trace enfouie dans la mémoire sans la maîtriser, c’est parfait pour déclencher les angoisses.

« De l’émotion qu’on éloigne, on fait une représentation, c’est-à-dire qu’on “représente” dans sa mémoire un événement passé. La résilience ne peut donc s’effectuer que dans l’après-coup. Sur le coup, on souffre, on panique, on est hébété, on a peur, on n’a pas peur, on se défend, on se débat comme on peut. »

Je me souviens avoir vu Cyrulnik répondre à une question de journaliste qui lui demandait s’il était résilient lui-même, que ce n’était pas le cas.

Le sentiment que j’eus à la lecture de ce texte, c’est que cet abonnement à la répétition de ce souvenir sans cesse repoussé pouvait être résilié. Il s’agissait plus pour lui de résiliation que de résilience. Mais il n’y a que lui qui en puisse dire quelque chose, et je le remercie de m’avoir permis de trouver ce mot de résiliation qui m’est aujourd’hui très utile.

Emmanuel Bing

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Autres billets tirés de Je me souviens
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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:43

De-l-inceste.gifLe sentiment incestueux

Page 25

Je me suis moi-même étonné en préparant cet exposé, car, en fouillant les dossiers de mes patients, j'ai découvert avec stupéfaction que j'avais totalement « oublié » qu'ils m'avaient un jour parlé de leur inceste. Cela m'avait surpris, je l'avais noté, puis je l'avais oublié, ce qui est très étonnant. Alors, j'en ai parlé à des victimes d'inceste, dont certaines ont écrit des livres à gros tirages 2, qui presque toutes m'ont répondu : « Ah non, je ne veux pas de ça, moi... », ce qui voulait dire : « Je ne supporte pas qu'on représente l'inceste autrement que par ce que j'en éprouve. » Y aurait-il donc une relation entre ce qu'on peut dire sur l'inceste, ce qu'on doit oublier pour ne pas être anxieux, et le sentiment déclenché par la représentation du fait ?

 

2. N. Schweighoffer, J’avais 12 ans, Paris, Ed . Fixot, 1990.

J'étais présente à l'émission "Médiations" sur TF1 le 27 mars 1989.

"À la fin de l’enregistrement de l’émission, Marie-Thérèse Cuny, envoyée par les éditions Fixot, entreprit Nathalie, Claudine et Emmanuelle pour que l’une d’entre elles accepte d’écrire son histoire. Les maisons d'édition font appel à elle, qui rencontre les personnes ciblées au préalable, les incite à parler et ensuite écrit pour elles. L’histoire de Nathalie exposait le moins de danger de procès parce que son père avait déjà été condamné."

Photo médiations

Pour lire l'extrait de mon tapuscrit Interdits ordinaires sur l'emission "Médiations", Cliquez sur la photo


Autres billets sur les écrits de Boris Cyrulnik

1/ Je me souviens

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Published by E.T. Documentaliste - dans Boris Cyrulnik
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 16:48

Page 14

Curieuse contrainte de la condition humaine : sans la présence d'un autre nous ne pouvons pas devenir nous-mêmes, comme le révèlent au scanner les atrophies cérébrales des enfants privés d'affection. Pour développer nos aptitudes biologiques nous sommes obligés de nous décentrer de nous-mêmes afin d'éprouver le plaisir et l'angoisse de visiter le monde mental des autres. Pour devenir intelligents, nous devons être aimés. Le cerveau qui était la cause de l'élan vers le monde extérieur devient ici la conséquence de nos relations. Sans attachement, pas d'empathie. Le « je » ne peut pas vivre seul9. Sans empathie nous devenons sadiques, mais trop d'empathie nous mène au masochisme.

9. Perrin F., « Le Jeu du Je ou l'éclat du Je éclaté », master II, Sciences du langage, Nice, 2006.


Autres billets tirés du livre de chair et d'âme
Boris Cyrulnik : De chair et d'âme
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 09:27
Je fais partie de ceux qui pensent que l’on n’est pas obligé de raconter son secret sur la place publique pour aller mieux. On peut, que l’on soit adulte ou enfant, utiliser le para-dit en écrivant, en mettant en scène…on se libère de son secret sans pour autant le dire. Les enfants résilients deviennent de grands créatifs, et transforment leur blessure en œuvre d'art pour mettre une distance entre eux et leur traumatisme : ils sont souvent écrivains, comédiens. Certains se tournent vers les autres, et veulent s'engager socialement (œuvres humanitaires, éducateurs de rue…), ou s'orientent vers de longues études (souvent en psychologie) : ce qu'ils veulent avant tout, c'est devenir l'auteur de leur destin. Ce sont des décideurs parce qu'ils n'ont rien décidé de leur enfance.
Boris Cyrulnik
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 07:25
A Mme Pau-Langevin, M. Blisko, Mme Filippetti et M. Raimbourg, députés siégeant à la commission des lois le 8 avril 2009
par Jeanne Colin

A Mme Filippetti

Vos objections reposent essentiellement sur ce que vous pensez être le ressenti des victimes et votre analyse rapide du tabou social. Rien de tangible et de concret là dedans, il ne s'agit que de vos propres croyances. Il est regrettable qu'en tant que député, vos réticences face à un projet de loi ne trouvent pas d'autres fondements.

Commentant l'analyse de Mme Fort, vous avancez:
"Vous écrivez également, dans l’exposé des motifs, que l’inceste est un « déterminant majeur » des tentatives de suicide, de l’anorexie, des addictions aux stupéfiants et à l’alcool et de l’échec scolaire. Ce faisant, vous allez culpabiliser les victimes. Elles souffrent toutes, mais sans être nécessairement affligées par tous ces maux : comme l’a montré Boris Cyrulnik, il existe des phénomènes de « résilience »."
Alors parce que certaines victimes "arrivent" à faire en sorte que leurs souffrance soient plus discrètes, c'est à dire moins embarrassantes et moins coûteuses pour la société, il faudrait éviter de considérer les maux des autres? Vous estimez que le fait de dire et prendre en compte la réalité (effectivement, l'inceste est un déterminant majeur des symptômes cités) risque de culpabiliser les victimes que vous classez résilientes. Qu'en savez-vous? Avez-vous seulement conscience que vous ne faites là que ressortir une des nombreuses injonctions au silence qui, au choix, enferment des milliers de victimes dans la censure de leurs souffrances, ou les incitent à courir après une "résilience" qui ne sera jamais qu'un déni de leur douleur, déni alimenté par les attentes d'une société qui ne veut rien en savoir?
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 12:54
link
France 5  – 13 mars 2009 – Empreintes
Rencontre avec Boris Cyrulnik, éthologue et psychiatre, qui a élaboré une notion révolutionnaire, la résilience, cette faculté à rebondir, à se reconstruire au-delà du malheur. Le film retrace les étapes de son cheminement intellectuel et scientifique, à évoquer l'impact de sa médiatisation sur son parcours psychologique, et le souvenir de cette institutrice qui lui a sauvé la vie... Boris Cyrulnik lui-même a pu se construire au-delà de sa tragédie familiale. En France et à l'étranger comme au Pérou, il oeuvre avec ses pairs et ses étudiants sur le concept de la résilience. On le retrouve dans les lieux qui ont marqué sa vie et d'autres qu'il affectionne, comme à bord de son petit bateau au large de la Seyne-sur-Mer en compagnie de son ami, le pédopsychiatre Marcel Rufo.
Image ci-dessus : ©Prod
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 11:17

Cyrulnik-Je-me-souviens.jpgParu le : 11/03/2009

Editeur : L'Esprit du Temps

Collection : Textes essentiels

ISBN : 978-2-84795-144-8

EAN : 9782847951448

Nb. de pages :89 pages

Poids :115 g

Dimensions : 14cm x 19cm x 0,8cm

Dans les lignes émouvantes de cette "confession" très personnelle, Boris Cyrulnik évoque son enfance, son arrestation, son évasion et surtout l'insoumission aux hommes et aux idées.

4ème de couv.

« A ce moment de mon histoire, j'étais dans un combat pour la survie. 
Mon quotidien, c'était compter les moutons, ne pas dire mon nom, me 
protéger, survivre. Les rêves d'avenir sont apparus plus tard, dès que 
j'ai eu une structure affective, une famille d'accueil, une charpente 
stable. Ça fait soixante-quatre ans que je n'ai rien pu dire, c'est la première fois que je le fais. »
Dans les lignes émouvantes de cette « confession » très personnelle, 
Boris Cyrulnik évoque son enfance, son arrestation, son évasion et 
surtout l'insoumission aux hommes et aux idées.


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2) Epistémologie de la ratatouille

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 16:34

Paru le : 05/10/2006

Editeur : Odile Jacob

ISBN : 2-7381-1841-0
EAN : 9782738118417
Nb. de pages : 255 pages
Poids : 340 g
Dimensions : 15cm x 22cm x 1,6cm


" On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d'aller de l'avant tout en gardant la mémoire de sa blessure.
Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité. Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu'à éviter de trop s'en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l'existence s'expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter, ce qui, en nous, relève, dans un constant remaniement, du biologique, de l'affectif et de l'environnement social et culturel.
Le bonheur n'est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l'angoisse de le perdre ? Sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre."
Ce livre fonde une nouvelle biologie de l'attachement. Il explique pourquoi, pour chacun d'entre nous, la vie est une conquête permanente, jamais fixée d'avance.
Ni nos gènes ni notre milieu d'origine ne nous interdisent d'évoluer. Tout reste possible. Un message d'espoir, plein de tendresse et d'humanité.

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