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  • : Autofiction Inceste Résilience
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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 07:29

Marianne Kédia
Johan Vanderlinden
Gérard Lopez
Isabelle Saillot
Daniel Brown
Paru le 02/05/2012
Collection : Psychothérapies
EAN : 9782100547807
Nb. de pages : 237 pages
Dimensions : 15,5 cm × 24,0 cm × 1,4 cm
Editeur : Dunod
ISBN : 978-2-10-054780-7
Présentation : Broché
Poids : 0,4 Kg

Les troubles dissociatifs sont une réponse aux traumas extrêmes subis pendant l’enfance et ancrés dans la mémoire. Ces troubles se manifestent par une altération de la conscience avec des pertes fonctionnelles (amnésie, troubles de l’identité, paralysie, pertes de sensations...) ou des intrusions (flashbacks, voix...). Souvent confondus avec d’autres pathologies, notamment les psychoses dissociatives, ils sont un concept fondamental en psychotraumatologie et posent de difficiles problèmes médicolégaux en criminologie.

Ce livre, premier du genre en langue française, fait le point sur la recherche scientifique concernant les troubles dissociatifs, ses expressions cliniques et leur traitement.


Autres billets à propos de Dissociation et mémoire traumatique

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 19:04

L-inceste---Que-sais-je-copie-1.jpgp. 78
Dans « Principe de relation et néocatharsis », Ferenczi 
écrivait que « parents et adultes peuvent en fait vraiment aller très loin dans leur passion érotique pour les 
enfants ( ... ) »1, et ce même texte proposait des hypothèses sur la constitution de l'amnésie consécutive au 
traumatisme en invoquant la constitution d'une « psychose passagère » comme première réaction à un choc. 
La psychose passagère se conçoit comme « une rupture avec la réalité, d'une part sous forme d'hallucination négative (perte de conscience ou évanouissement hystérique, vertige), d'autre part souvent sous la 
forme d'une compensation hallucinatoire positive immédiate qui donne l'illusion du plaisir »2. Sous l'effet 
du choc, il y aurait « clivage psychotique d'une partie 
de la personnalité » mais « cette partie clivée survit en 
secret ( ... ) »3.
Car l'amnésie radicale n'est pas l'unique moyen de 
tenter de se défendre de tels traumas, et l'un des apports essentiels de la réflexion de Ferenczi est sa compréhension de l'ampleur des clivages qui se mettent en 
place : l'enfant est clivé, il est « à la fois innocent et 
coupable, et sa confiance dans le témoignage de ses 
propres sens est brisée »4. Ferenczi en vient à décrire 
la nécessité d'une « autodestruction psychique » qui, 
en tant que facteur délivrant de l'angoisse, est préférée à la souffrance muette.

___________________________________
1. S. Ferenczi (1930), Principe de relaxation et néocatharsis,
in Psychanalyse /V (/927-/933), Payot, 1982, p. 93.
2. Ibid., p. 94.
3. Ibid.
4. S. Ferenczi (1933), Confusion de langues ... , op. cit., p. 131.


Autres billets sur le Que sais-je ? sur l'inceste
1/ L'inceste – Que sais-je ? par Hélène Parat
2/ Abus ou agressions ? Que sais-je ? sur l'inceste
5/ Le silence des victimes de viols par Inceste éclairé par Ferenczi

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Published by Hélène Parat - dans Dissociation
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 06:51

 

  Talmont-Virginie-Inceste.jpgPage 46
Mourir. Envie violente, irrésistible presque, de mourir dans l'instant. 
Avec mon bel Arnaud près de moi. En finir maintenant. Je vois la route qui file sous mes yeux, la 
moto avance à belle allure, je suis prise d'un vertige 
très fort, je vais tomber, ça y est, au revoir la vie, je n'y arrive plus j'ai trop peur, je suis trop sale et je 
ne peux pas le dire à Arnaud sinon je vais le perdre, 
mieux vaut partir maintenant, maintenant que je 
suis enfin heureuse, maintenant que j'ai rencontré 
l'homme de ma vie, ça y est, je tombe…

Un sursaut 
qui vient d'on ne sait où, une voix qui me supplie 
« calme-toi, détends-toi, c'est une crise d'angoisse, 
rien de plus, tu vas la surmonter, ne laisse pas le 
désespoir t'envahir, pas maintenant, accroche-toi, 
tu as droit au bonheur, ne baisse pas les bras », et je 
resserre ma prise autour de la taille d'Arnaud. Je ne 
vais pas mourir tout de suite. Demain, peut-être. 
Enfin, je ne sais pas. Le lendemain, le surlendemain, et le jour d'après encore, chaque fois que je 
me sens heureuse de goûter un beau moment avec 
lui, chaque fois, la nausée me prend, l'angoisse 
monte, la sensation de mort imminente approche. 
Je vais parfois jusqu'à vomir.

Nous sommes chez mon grand-père, seuls, 
Arnaud et moi. Moment d'intimité, nous apprenons à mieux nous connaître, physiquement aussi, 
j'ai envie de le rendre heureux mais l'angoisse est 
la plus forte. Je suis dans ses bras, j'ai envie de me 
laisser aller à me sentir bien mais je n'y ai pas droit, 
je suis saisie par l'angoisse et je cours vomir. Vomir. 
Vomir alors que mon Arnaud m'attend sur le 
canapé. Mon Dieu, non ! J'en ai marre ! Qu'est-ce 
qui ne va pas avec moi? Mais laissez-moi tranquille ! Vous ne voyez pas que je voudrais profiter 
de l'instant présent ?  


Autres billlet sur Inceste de Virginie Talmont
1/ Inceste
2/ Je dois me résoudre à être double

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 18:03

Vigan-de-Delphine---Nuit.jpgPage 59

Dans les dîners et les soirées, il faisait rire et 
continuait de capter l'attention. La parole était l'expression de son pouvoir, de sa puissance. Georges avait le 
verbe haut, précis, académique. Il fustigeait chez les 
autres les accords malencontreux, les fautes de syntaxe, 
les approximations sémantiques. Georges maîtrisait la 
grammaire française à la perfection et n'ignorait aucun 
mot d'argot. Des relents d'amertume l'assaillaient parfois, au détour d'une soirée, d'une conversation ou d'un 
mauvais film, et bientôt se formerait dans sa gorge une 
boule de colère qui ne cesserait d'enfler.

Un jour qu'il regardait dans le vide depuis plusieurs 
minutes, étranger au bruit qui l'entourait, Lisbeth, 
inquiète, avait rejoint sa mère dans la cuisine.
– Ce n'est pas papa qui est là.
– Comment ça ?
– C'est un homme qui a mis un masque qui ressemble à papa. Mais j'en suis sûre: ce n'est pas lui.  
_________________________
Autres billets sur Rien ne s'oppose à la nuit
1/ Rien ne s'oppose à la nuit
2/ Le regard du père sur sa fille 

5/ L'enfant ressemblait à son père

 

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Published by Delphine de Vigan - dans Dissociation
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 04:12

Je-suis-debout---Cherif-Delay.jpgPage 14
Sans que je puisse répondre, un autre 
avocat se lève et s'adresse à la présidente, comme si 
j'étais transparent :
– Madame la présidente, il faut regarder son suivi 
psychologique !
Je n'ai même pas encore parlé de la première 
personne qu'on m'a montrée sur le trombinoscope. 
Je n'étais plus une victime, pas même un témoin. J'étais 
l'accusé. Un accusé à qui l'on veut arracher des aveux. 
Mais des aveux de quoi ? J'étais en bouillie. Les questions pleuvaient. Je n'arrivais plus à articuler une phrase 
entière. Je bredouillais. Je bégayais...
Bien des adultes, je l'ai réalisé plus tard, perdent 
leurs moyens quand ils se retrouvent face à des juges, 
à la barre des témoins. Moi, j'avais l5 ans !
La suite, je l'ai vécue comme pendant les viols. Dissosié. J'étais à la barre, mais totalement absent. Comme 
si rien ne s'était passé sous ses yeux, la présidente a 
repris ses questions :
– Et telle personne, qu'est-ce qu'elle t'a fait ? 
Et moi :
– Je ne sais pas.
– Et telle personne ?
– Je ne sais plus.
Sans doute choquée par ce qui se passait, une avocate 
a pris le trombinoscope. Elle a prolongé les questions de 
la présidente :
– Et cette personne-là ?
– Je ne sais pas, je ne sais plus.
– Et cette femme ?
– Sais pas, sais plus.
C'était la photo de ma mère. 


– Et cet homme ?
– Je sais pas...
C'était Delay. Je rie suis plus là. Ils avaient voulu me 
tuer. Ils ont réussi. J'ai ressenti un fort vertige. Je fais 
quatre pas en arrière. La présidente me demande si 
ça va :
– Je sais pas, je ne sais plus.
Voilà comment je n'ai pas été témoin au procès en 
appel à Paris. Voilà comment des gens en robe noire 
ont volé mon droit à la parole. Depuis, je sais que ce 
dont j'ai été victime n'est qu'une technique utilisée 
par des avocats pour déstabiliser les témoins gênants, 
les experts. Une technique qualifiée par d'autres profes
sionnels du droit de terrorisme judiciaire.


Autres billets sur le livre Je suis debout de Chérif Delay
1/ Outreau – Je suis debout par Chérif Delay 
2/ Autofiction, dans "Je suis debout" de Chérif Delay
3/ La responsabilité du suicide de l'un des acquittés d'Outreau
5/ C'était plus fort que moi, je ne 
pouvais m'empêcher de chercher à détruire la famille 
d'accueil qui m'offrait ce que je n'avais jamais connu par Chérif Delay

 

 

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Published by Chérif Delay - dans Dissociation
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 19:28

Pensées en désuétudes de Stéphanie Michineaupar la critique littéraire, Stéphanie Michineau
Pensées en désuétude est un recueil de récits courts et de poèmes en prose publié l’année dernière aux éditions Edilivre. La citation ouvrant la quatrième de couverture est tirée de la section « Arts et Lettres » (La Ponctuation) :
« Comme une obligation. De s’arrêter. De prolonger. Une vérité. Difficile à accepter. Un ton haché. De solennité. A des mots attachés. Et dét….. Réévalués.
Des mots. Mobiles. Pris. Dans des bobines. De fils. A démêler. A séparer.
La sonorité. Des mots. Balançant. Rythmant. La cadence. A adopter


TON DETACHE
TON PRECIPITE
à des émotions mêlés. »

Elle constitue une sorte de contrepoint aux intentions clairement explicitées (voire revendiquées) de l’auteur… ou plutôt de l’auteure (puisqu’il s’agit d’une femme) :

« Ce sont ces tropismes, ces mouvements qui émergent à la surface des choses que Fanny Cosi, sur les traces de Nathalie Sarraute, traque sans fin dans Pensées en désuétude. C’est dans un style résolument moderne mais accessible à tous, bien différent en vérité de l’illustre écrivaine du Nouveau Roman, que Fanny Cosi parvient à mettre en lumière ces trop-pleins intérieurs auxquels on ne prend pas toujours garde et qui pourtant jalonnent nos existences humaines. »

C’est donc sur cette voix (puisque la thématique du numéro 57 de La Faute à Rousseau porte sur les voix) ... cette voix, écrivais-je, tapie dans l’ombre, émergente dans Pensées en désuétude, sur laquelle j’aimerai revenir.

Que mes lecteurs excusent la brièveté de mon analyse qui aura comme qualité principale (qui en est une pour la revue) la concision et manquera par conséquent l’aspérité alliée à l’ambiguïté de forme et de fond que l’auteure a pourtant voulu conférer à ses esquisses scripturales.

L’auteure est particulièrement attentive à un son, un geste, un regard, une intonation… détails trahissant cette voix intérieure qu’elle nomme « le langage des signes » (c’est d’ailleurs le titre d’une section).

Mais le propos de Fanny Cosi est plus grave que celui de Nathalie Sarraute dont elle tire « ces tropismes ». Il est à bien des égards d’ordre vital (d’où le ton grave qui se dégage de fragments prosodiques) comme une mise en alerte à ses semblables de laisser parler cette voix intérieure, tout au moins de l’écouter ! Et je ne pense pas trahir (ni forcer…) le texte de l’auteure en évoquant le terme de dissociation :

Ainsi, sa mère était morte…

Elle ne pouvait y croire. Le réel blessant. Pouvait parfois provoquer des égratignures de sang. Elle le savait à présent.

Il fallait guérir le mal par le mal. Ouvrir la plaie. Pour la soigner. Retrouver le centre. Tirer le cordon. Cela ferait sans doute mal au début. Comme un cadeau.

Tirer sur une ficelle. Puis une autre. Déchirer le papier décoloré. Se découvrir soi-même. Comme un cadeauComme un cadeau. » (p. 39)

Ainsi, revenons au terme de dissociation : dissociation est un concept inventé à l’origine par Pierre Janet en 1889 (qui aurait trouvé un nouvel essor depuis le début du XXe siècle...) pour décrire l’état de personnes souffrant de chocs post-traumatiques. La dissociation (c'est-à-dire le fait de se dissocier en deux entités, pour déplacer la souffrance de l’une à l’autre : du subissant au regardant) les aurait aidées dans un premier temps mais il leur faut revenir dans un second temps à l’objet de leur traumatisme sous peine qu’il resurgisse d’une manière incontrôlée, douloureuse voire destructrice (cf. section « Résurgence » dans Pensées en désuétude).

Pour en savoir plus à ce sujet, je ne saurai que trop vous conseiller la lecture de J’aimerai tant tourner la page, essai rédigé par le Dr François Louboff (éd. Les Arènes, 2008).

Mais nous nous arrêterons là pour ne pas trop déflorer le mystère de ces fragments dont l’intérêt réside aussi dans leur part de subjection, subjectivité même.. humanité serait le mot adéquat.

Le but de cet article était seulement d’entrouvrir cette voix plus intime à côté d’une sinon plus consensuelle (ce n’est pas le dessein de mes ouvrages comme critique littéraire !) mais tout au moins plus objective… puisque Fanny Cosi n’est autre que le pseudonyme que j’ai cru bon d’endosser pour rédiger Pensées en désuétude.

Pour en savoir plus :

Les trente premières pages du recueil sont téléchargeables gratuitement à partir du lien suivant :

http://www.edilivre.com/doc/16492

Pensées en désuétude a bénéficié de deux comptes rendus peu après sa publication :

l’un dans le Journal du Pays Yonnais (13 mai 2010) et l’autre, dans une revue littéraire intitulée Encres Vagabondes (18 mai 2010). Le Journal du Pays Yonnais a fait ressortir le versant vécu tandis qu’Encres Vagabondes le versant textuel.. situant l’ouvrage dans un espace autofictionnel.

Le recueil fera également l’objet d’une communication ayant pour titre « L’Ambiguïté dans Pensées en désuétude de Fanny Cosi par Stéphanie Michineau » dans le cadre du XXXIIe colloque international d’Albi (du 11 au 14 juillet 2011) dont la thématique générale porte L’Ambiguïté dans le discours et dans les Arts. Site internet du CALS :

http://w3.grill.univ-tlse2.fr/CALS.htm


Autres billets concernant Pensée en désuétude
1/ Pensée en désuétude de Fanny Cosi

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Published by Fanny Cosy - dans Dissociation
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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 19:30

Logo-Information-Pages.jpgEllert Nijenhuis, Onno van der Hart, & Kathy Steele
Citation: Nijenhuis, E.R.S.; Van der Hart, O. & Steele, K. (2004).
Trauma-related structural dissociation of the personality.
Trauma Information Pages website, January 2004.
Web URL: http://www.trauma-pages.com/a/nijenhuis-2004.php
Copyright by Ellert R. S. Nijenhuis, all rights reserved. Posted at www.trauma-pages.com by permission.

Correspondence: Email Ellert Nijenhuis
Ellert Nijenhuis, Ph.D.
Mental Health Care Drenthe
Beilerstraat 197
9401 PJ Assen

The Netherlands "Now and again there occur alterations of the 'emotional' and the 'apparently normal' personalities, the return of the former often heralded by severe headache, dizziness or by a hysterical convulsion. On its return, the 'apparently normal' personality may recall, as in a dream, the distressing experiences revived during the temporary intrusion of the 'emotional' personality."

Pour acceder à la page website, cliquez sur le logo de Trauma Information Pages

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 09:04

Louboff J'aimerais tant tourner la pagePage 62
La dissociation est au départ une réaction défensive de notre psychisme pour nous permettre de nous adapter à certains changements de notre environnement, brutaux, imprévus ou menaçants.

Cette dissociation a pour fonction de protéger notre équilibre mental.
De nombreuses victimes de tortures ont raconté avoir vécu ces situations comme des spectateurs observant depuis un autre endroit de la pièce ce que les bourreaux faisaient subir à leurs corps. C'est comme si la partie mentale de la personnalité se séparait de la partie physique, pour se protéger, prenant ainsi une sorte d'autonomie, en dehors du contrôle de la conscience (c'est une réaction automatique).
La dissociation peut être comprise comme un proçessus de défense pour nous protéger d'un envahissement émotionnel et nous aider à conserver un fonctionnement à peu près stable. 
Elle réduit la réaction de stress, la douleur, les émotions trop intenses ou les images trop chargées d'émotion, provoquées par un traumatisme. C'est un mécanisme protecteur d'adaptation.
Mais ce processus défensif, utile, peut devenir gênant.

Les personnes ayant « appris » à faire face, à se protéger du traumatisme en se dissociant, risquent de se dissocier de plus en plus souvent et de plus en plus facilement, et face à des situations de moins en moins menaçantes. C'est la raison pour laquelle des personnes ayant subi des traumatismes ont une grande capacité à entrer dans un état hypnotique.

L'hypnose induit une dissociation : entre le conscient et l'inconscient, entre l'ensemble et une partie du corps, ou entre la mémoire et les émotions. Mais c'est une dissociation réversible et surtout utilisée dans un but thérapeutique.
La dissociation involontaire et répétée comme moyen spontané de lutter contre les situations difficiles peut être très perturbante. Être dans un état dissocié, c'est ne plus être entièrement présent, ne plus contrôler totalement son esprit ou son corps. Cette altération de l'état de conscience entraîne des troubles de l'attention et de la concentration, des troubles de la mémoire et une vulnérabilité plus importante aux accidents ou aux « revictimisations ».


Autres billets sur le livre J'aimerais tant tourner la page par François Louboff
1/ J'aimerais tant tourner la page - Guérir des abus sexuels subis dans l'enfance
2/ Le rôle de la justice dans le statut de victime
3/ L'argent et les victimes de viols par inceste
3/ L'argent et les victimes de viols par inceste
4/ Enfant d'incestée
5/ Dissociation ? mais de quoi ?
7/ Qu'est-ce que la PE - partie émotionnelle - après un traumatisme
8/ Qu'appelle-t-on « PAN » – partie apparemment normale après une dissociation
9/ Les enfants – de victimes de viols par inceste – présentent un risque de SSPT trois fois plus important que dans la population générale
10/ Quand être victime devient une addiction
11/ Explications psychologiques de la revictimisation
12/ La fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique
13/ Les souvenirs traumatiques : un autre type de mémorisation
14/ La dissociation traumatique perturbe la mémorisation
15/ L'altération de la mémoire autobiographique
16/ L'imagerie cérébrale confirme une diminution de l'activité dans la zone de Broca

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:17

Logo-of-Archives-of-General-psychiatrie.jpg

Vol.67 No.11, November 2010

Margaret C. Cutajar, DPsych, MAPS; Paul E. Mullen, DSc, FRANZCP, FRCPsych; James R. P. Ogloff, PhD; Stuart D. Thomas, PhD; David L. Wells, MA, FACLM; Josie Spataro, PhD, MAPS

Arch Gen Psychiatry. 2010;67(11):1114-1119. doi:10.1001/archgenpsychiatry.2010.147

Context  The evidence for an association between child sexual abuse and subsequently developing psychotic disorders, including the schizophrenias, remains inconclusive.

Objective  To explore whether child sexual abuse is a risk factor for later psychotic disorders.

Design  Case-control study.

Setting  Sample drawn from all notified cases of child sexual abuse over a 30-year period in Victoria, Australia.

Participants  A cohort of 2759 individuals ascertained as having been sexually abused when younger than 16 years had their subsequent contacts with mental health services established by data linkage. They were compared with a community-based control group matched on sex and age groupings whose rates of disorder were established using identical methods.

Main Outcome Measures  Rates of psychotic and schizophrenic illnesses.

Results  Rates were significantly higher among child sexual abuse subjects compared with controls for psychosis in general (2.8% vs 1.4%; odds ratio, 2.1; 95% confidence interval, 1.4-3.1; P < .001) and schizophrenic disorders in particular (1.9% vs 0.7%; odds ratio, 2.6; 95% confidence interval, 1.6-4.4; P < .001). Those exposed to penetrative abuse had even higher rates of psychosis (3.4%) and schizophrenia (2.4%). Abuse without penetration was not associated with significant increases in psychosis or schizophrenia. The risks were highest for those whose abuse involved penetration, occurred after age 12 years, and involved more than 1 perpetrator, the combination producing rates of 8.6% for schizophrenia and 17.2% for psychosis.

Conclusions  Child sexual abuse involving penetration is a risk factor for developing psychotic and schizophrenic syndromes. The risk is greater for adolescents subjected to penetration. Irrespective of whether this statistical association reflects any causal link, it does identify an at-risk population in need of ongoing support and treatment.


Author Affiliations: Centre for Forensic Behavioural Science, Monash University, Clifton Hill (Drs Cutajar, Mullen, Ogloff, and Thomas), Victorian Institute of Forensic Medicine, Monash University, South Bank (Dr Wells), and Noesis Clinical Psychology Centre, Kew (Dr Spataro), Victoria, Australia.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de Archives of General Psychiatry

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 19:04

La victimologie de Gérard LopezPage 163
La CIM-IO définit un trouble Personnalité multiple« rare et controversé qui se caractérise par l'existence apparente chez une même personne de deux ou plusieurs personnalités distinctes, l'une d'entre elles se manifestant à un moment donné.

Chaque personnalité est au complet, avec ses propres souvenirs, affinités et comportements, parfois très différents de ceux de la personnalité pré morbide.

Dans sa forme habituelle à deux personnalités, l'une d'entre elles est habituellement dominante, mais les deux personnalités ne connaissent pas leurs souvenirs respectifs et, dans la plupart des cas, ne sont pas conscientes de leur existence réciproque. Au début, le passage d'une personnalité à une autre est habituellement soudain et lié à un ET.
De nombreux auteurs estiment que des expériences de victimation prolongées dans l'enfance, sont fréquemment associées à un trouble dissociatif de l'identité, lequel s'accompagne d'une grande suggestibilité et d'une importante susceptibilité hypnogène' qui leur permet d'utiliser la « dissociation » comme moyen de défense. Il est difficile de savoir si ces troubles sont ou la conséquence ciu processus cie victimation comme le pensent de nombreux cliniciens, ce qui pose le problème de la véracité de certaines révélations.


Autres billets sur La victimologie par Gérard Lopez
1/ La victimologie
2/ Définition de la victime
3/ Évolution socio-historique : la victime valeur fondatrice de la culture occidentale
4/ La notion de cible victimale

 

Les troubles dissociatifs durables par Gérard Lopez
Les troubles dissociatifs – La dissociation péritraumatique

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