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  • : Autofiction Inceste Résilience
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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 12:12

Logo Le figaro.fr Par Kévin Lamothe

Sylvia Serfaty et Nalini Anantharaman viennent de recevoir le prix Henri-Poincaré.

« C'était une vraie surprise, surtout de manière aussi précoce dans ma carrière », s'étonne Sylvia Serfaty, chercheuse en mathématiques au laboratoire Jacques-Louis-Lions (CNRS/UPMC), et professeur à Paris VI. À 36 ans, la voilà récompensée de son brillant parcours, accompagnée de Nalini Anantharaman, 36 ans également, chercheuse au laboratoire de mathématiques d'Orsay (CNRS/université Paris-Sud). Le prix Henri-Poincaré, décerné à l'occasion du Congrès international de physique mathématique, vient saluer leurs travaux dans le domaine des équations aux dérivées partielles et en théorie des systèmes dynamiques.

Passionnées de mathématiques, les deux jeunes femmes ont suivi les mêmes classes préparatoires, au prestigieux lycée Louis-le-Grand à Paris. Avant d'intégrer ensemble l'École normale supérieure de la rue d'Ulm dans la promotion 1994. « Il y a une vraie tradition mathématique française », reconnaît Sylvia Serfaty, qui s'est par ailleurs enrichie de ses expériences à l'étranger dont six ans passés à l'université de New York.

…/…

Au laboratoire de mathématiques d'Orsay, qui a vu éclore deux médailles Fields*, le directeur Patrick Gérard connaît bien les deux jeunes femmes.

Nalini y est chercheuse, alors que Sylvia y a préparé sa thèse. Il décrit volontiers Nalini Anantharaman comme « une collègue idéale, très impliquée dans la vie de la communauté scientifique ». Vice-présidente de la Société française de mathématiques jusqu'en juillet dernier, la jeune chercheuse franco-indienne a permis de « rendre beaucoup plus forts les liens qui existaient entre différentes théories mathématiques », souligne Patrick Gérard. Pour lui, cette récompense est aussi un vent de fraîcheur féminine sur ce domaine de recherche. Sylvia Serfaty s'en amuse : « Un préjugé existe encore, mais finalement l'esprit matheux n'est pas exclusivement masculin ! » Heureuse et fière de pouvoir faire connaître son travail, elle espère inspirer la jeunesse.

…/…

 Cette récompense devrait booster la carrière des deux jeunes femmes, qui ont déjà été récompensées à de multiples reprises pour leurs travaux. Mais pour Nalini, l'essentiel est ailleurs : elle vient de donner naissance à son deuxième enfant.

Pour lire l'article, cliquez sur le log du Figaro.fr

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 07:00

L'autofiction dans l'œuvre de Colette page 44
De par le fait que la psychanalyse a contribué à l'éclatement du « je », ne pouvons-nous élargir le débat en nous demandant si l'autofiction n'est pas, à l'origine, la manière d'écrire utilisée avant tout par les catégories sociales en mal d'identité ?
En effet, lorsque Serge Doubrovsky répond à sa propre interrogation rhétorique de la manière suivante « Autobiographie ? Non, c'est un privilège réservé aux importants de ce monde, au soir de leur vie et dans un beau style »1, l'on peut dire que, plutôt qu'à l'autobiographie, il donne sa préférence à l'autofiction qui répond mieux à sa quête d'identité : « J'existe à peine, je suis un être fictif. J'écris mon autofiction2. »
Cette réflexion est loin pour autant de faire l'unanimité. Au sortir d'un débat plutôt houleux sur l'autofiction, Manuel Carcassonne (directeur adjoint des éditions Grasset) s'insurge contre l'idée de réduire l'autofiction au genre des minorités :
Je ne crois pas que l'autofiction soit le genre d'expression des minorités, des déracinés de la vérité unique, une sorte d'étoile jaune perpétuellement fichée sur la conscience. Ni Guibert, ni Donner [ ... ] ni Banciotti, ni Doubrovsky3, ni Bayon, ni Georges-Arthur Goldschmidt, ne s'expliquent par l'appartenance à une minorité, qu'elle soit juive, homosexuelle, ou simple confrérie des motards (Bayon)4.
Elle a pourtant ses défenseurs. Colonna, par exemple, constate que l'autofiction est un genre fréquemment utilisé par «les profils d'exception » :
Hasard ou déterminisme, je remarque d'ailleurs que les textes de femmes et de minoritaires (devenus parfois dominants avec le temps) l'emportent dans cette pratique, comme s'il s'agissait d'un véhicule plus adapté aux profils d'exception5.
Notons au passage le changement synonymique - mais dans un sens mélioratif – du terme « minorités » qui devient dans la citation « profils d'exception ».

1 Serge Doubrovsky, Fils, Paris, éd. Galillée, 1977, quatrième de couverture.
2 Serge Doubrovsky, Un Amour de soi, Paris, éd. Hachette, 1982, p. 74.
3 Concernant Doubrovsky, ce point de vue est largement discutable.
4 Manuel Carcassonne, « L'Autofiction ou les bâtards de la vérité» in Je, mode d'emploi, 
Autobiographie & Autofiction, Page des libraires, juin-juillet-août 1998, p. 52.
5 Vincent Colonna, Autofiction & Autres mythomanies littéraires, op. cit., p. 111. 


  
Autres billets sur le livre l'Autofiction dans l'œuvre de Colette
2/ L'autofication par Marc Weitzmann

Autres billets sur Colette

I/ Les œuvres de Colette analysées par Julia Kristeva critique d'Eva Domeneghini

Autres billets sur les écrits de Staphanie Michineau
Les rôles inversés ou l’écriture salvatrice par Stephanie Michineau dans "Construction de l'image maternelle chez Colette de 1922 à 1936"
Autofiction : entre transgression et innovation par Stéphanie Michineau

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 06:25

Psychothérapie multimodal LopezPage 26
L'inceste piétine les fondements symboliques de la nature humaine. 


Le père, représentant la loi, est défaillant. Souvent, il se présente comme la loi, mais la loi est parlée par avance (P. Legendre, 1989), le père incestueux n'est qu'un tyran qui pervertit le système fondateur de la société, il brise le lien généalogique. Il transforme la victime en cette sorte de « SDF symbolique » que nous avons désigné comme victime chronique exclue symbolique, laquelle est peu vindicative, contrairement à la victime brusquement expulsée du champ symbolique, nous l'avons dit.
La victime d'inceste est muette.
Le judiciaire, comme tiers médiateur, pourra, dans une certaine mesure, rétablir la dimension symbolique et la réinsérer dans la communauté humaine. L'exclusion sociale de telles victimes est une conséquence commune.


 Autres billets de Psychothérapie des victimes le traitement multimodal du psychotraumatisme

1/ Phychothérapie des victimes, le traitement multimodal du psychotraumatisme
2/ « Pulsion d'emprise » décrite par Freud, Gewiiltigungstrieb par Martine Nisse & Pierre Sabourin


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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 12:06

header10.jpg

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 16:58

Logo-reveurs-equitables.com.jpgLa liberté la plus grande de toutes consiste à réformer son existence, condition préalable à toute réforme de la société.
A partir de cet a priori, on pourrait définir le rêveur équitable du XXIe siècle de la façon suivante ;
un rêveur équitable, ce serait toute personne qui prend la décision de prendre soin du rêve d'une autre personne qu'importe sa race, sa langue, sa religion et cela, sans intérêt personnel caché.
En ce sens, ce serait la masse critique des vies privées oeuvre d'art (une vie oeuvre d'art au XXIe siècle, ce serait toute personne qui utilise son passé comme un coffre d'outil pour sculpter son rêve équitable au service du bien commun) qui permettra un jour le surgissement d'un concept nation que j'appelle : la nation œuvre d'art.


Pierrot ermite des routes

Les mains

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:32

Mary Shelley par Cathy BernheimPage 86
Elle a dix-huit ans, ne l'oublions pas, quand elle conçoit son monstre.
Et presque le même âge quand elle a son premier enfant.
Comme les jeunes mères, elle est encore assez proche du bébé qu'elle était pour s'identifier à celui qu'elle vient de mettre au monde. L'échec de cette vie est son échec. La mort de la petite fille de onze jours la frappe un peu comme si c'était sa mort à elle. Dans une sorte de répétition morbide, elle y rejoue sa naissance, peut-être pour dire à Mary Wollstonecraft : et si, au bout de ces onze jours-là, 
c'était moi qui n'avais pas survécu ? Alors (ajoute la survivante en elle), on dirait que c'est un jeu, et je rêverais qu'en me frottant devant le feu, on me fait revivre. Prométhée n'est pas loin.
On peut aussi penser qu'elle décompte chaque heure de ces onze journées, pour séparer enfin dans son esprit le moment où elle a vu le jour de celui où Mary Wollstonecraft a fermé les yeux : afin que sa naissance soit à jamais distincte de la mort de sa mère.

Quand on relit Frankenstein à la lumière de la psychanalyse et des récentes théories d'observation des bébés (dont Brazelton, en France, est le vulgarisateur le plus connu), le monstre apparaît de toute évidence comme un bébé découvrant tour à tour chacun de ses cinq sens. Mais le créateur reste le créateur. Les interprétations mâtinées de psychodigest faisant de Victor Frankenstein et du monstre une seule et même personne passent à côté de quelque chose d'essentiel. Si le public pense aujourd'hui que le monstre s'appelle Frankenstein, ce n'est pas forcément qu'il confond le créateur et 'la créature: c'est aussi que, le monstre n'ayant pas de nom, il faut bien lui en donner un. 
Et dans nos société patriarcales, le fils de F rankenstein s'appelle Frankenstein.
Notons à ce propos que, très vite en Angleterre, les directeurs de théâtre qui mettaient à l'affiche une des nombreuses adaptations théâtrales de Frankenstein prirent l'habitude de laisser une ligne blanche face au nom de l'acteur qui incarnait le monstre. Apprenant cela, Mary Shelley commente avec satisfaction :
This nameless mode of naming the uneamable is rather good. 
(<< Cette absence de nom pour nommer l'innommable est plutôt bonne.»)

 


Autres billets sur Marie Shelley

1/ Marie Shelley par Cathy Bernheim

 

Mathilda de Mary Shelley est un récit psychologique d’inspiration partiellement autobiographique et une nouvelle sur le thème de l’inceste

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 18:30

Nouvelles Clés : La revue qui donne du souffle à vos idées

Propos recueillis par Patrice van Eersel

OnLogo-Nouvelles-cles.jpg ne peut évoluer sans respect pour un autre Toutes les grandes cultures le disent : pas d’autonomie sans écoute des besoins de l’autre. Prenant le contrepied de la tendance actuelle à dénoncer les « loyautés inconscientes » qui nous arriment à nos ancêtres - ou plutôt à leurs limites -, Catherine Ducommun-Nagy, auteur de "Ces loyautés qui nous libèrent" (éd. JC LATTES) démontre que, loin de faire obstacle à notre liberté, la loyauté doit au contraire être vue comme un atout majeur, une façon de se structurer. En fait, au-delà des mots, ces deux theses ne sont-elles pas complémentaires ?

Si les psychogénéalogistes ont certainement raison de vouloir désamorcer ce qui, en chacun de nous, s’imagine plaire aux aînés en ne faisant surtout pas mieux qu’eux - ce qu’ils appellent « loyauté transgénérationnelle » -, le Dr Catherine Ducommun-Nagy présente des arguments et convaincants, pour montrer qu’à l’inverse, sans loyauté - à nos parents, à nos ancêtres, à nos maîtres, modèles, amis, amours... -, nous ne pourrions tout simplement pas nous construire, ni nous affirmer, ni surtout, apprendre à vivre de façon autonome. Pourquoi ? Parce que seul un profond respect de quelqu’un d’autre peut freiner notre gigantesque propension à vouloir écraser le monde entier au profit de notre ego infantile. Que ce respect ait des aspects limitants va de soi : la liberté se conquiert en mettant un frein à notre illusion de toute puissance, seule façon de bâtir une société viable, où la solidarité prend un sens profond. Psychiatre et thérapeute familiale de réputation internationale, Catherine Ducommun-Nagy est spécialiste en “thérapie contextuelle”, une discipline qu’elle enseigne à l’université et dans un institut ad hoc, qu’elle a fondé aux États-Unis avec son mari, Ivan Boszormenyi-Nagy, pionnier de la thérapie familiale.

 


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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:44
Caroline Eliacheff
Nathalie Heinich 
La question de l’inceste interroge à la fois les anthropologues et les psychanalystes. Mais leurs problématiques, comme leurs instruments de recherche, diffèrent considérablement. Comment établir une continuité entre ces deux approches ? Ou, en d’autres termes, comment faire apparaître ce qui leur est commun, malgré ces différences, derrière un même terme ? Ce texte cherche à répondre à cette question à travers la problématique des rapports entre mères et filles : problématique qui, par ses régularités autant que par ses conséquences sociales, intéresse non seulement la psychanalyse et l’anthropologie, mais aussi la sociologie.


Incest is an issue that concerns both anthropologists and psychoanalysts, but their research interests as well as their research tools differ dramatically. How can one bridge the gap between these two approaches ? How can one demonstrate what they have in common, in spite of those differences ? This issue will be addressed here through the relationship between mothers and daughters. Owing to its regularities as well as its social consequences, such a theme – encompasses the fields of psychoanalysis and anthropology, but also sociology.

Plan de l'article
• L’inceste du deuxième type
• Première extension : des règles matrimoniales à la physiologie corporelle
• De l’interprétation physicaliste à l’interprétation psychique
• Deuxième extension : l’inceste platonique
— Exclusion du tiers et rivalité sexuelle entre apparentés
— La binarisation du ternaire
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1 septembre 2005 4 01 /09 /septembre /2005 18:35
Page 50
On peut se représenter le petit homme comme un ballon gonflé d'hélium, plus léger que l'air et qui sans la corde qui le relie à la terre s'envolerait pour disparaître dans la stratosphère. La corde qui retient ce ballon est un enchevêtrement d'une multitude de fibres tressées autour des liens de filiation, corde invisible mais solide et suffisamment souple pour permettre au sujet de vivre libre, tout en restant relié aux réalités du monde. Ces liens permettent à l'enfant de s'inscrire dans une relation différenciée à ses parents et à ses frères, et de trouver sa marge de liberté pour construire sa propre identité. Ce lien qui le rattache sans l'immobiliser va être rongé par l'inceste qui va s'infiltrer dans la trame de cette tresse pour l'effilocher et la distendre, la réduisant à quelques fils épars, incapables d'assurer leur fonction d'amarres. L'enfant n'est plus relié, plus rattaché au sens noble du terme, et plus rien ne le retient. Il n'a plus de base solide, stable et rassurante pour lui permettre de s'envoler, plus de support pour s'élever librement. L'inceste, en annulant la différence des générations, rompt le lien qui le reliait au reste de sa famille et assurait la cohérence de son identité. La cordée qui l'assurait, tel un alpiniste à son guide, a disparu et entre le monde des adultes et le sien il n'y a plus qu'un vide vertigineux.

Le traumatisme de l'agression pédophile par un étranger est d'un autre ordre puisque, dans ce cas, le lien de filiation n'est pas altéré. Si la confiance dans le monde des adultes est altérée, si l'identité et les orientations sexuelles de l'enfant peuvent être perturbées ou perverties, il n'y a pas comme dans l'agression intrafamiliale de rupture de ce lien fondamental de la filiation dans la lignée générationnelle. L'agression pourra permettre au contraire aux parents de prouver leur attachement à l'enfant et de consolider les liens familiaux.

La comparaison avec le génocide nazi souvent évoquée dans les médias s'argumente autour de la même place de la filiation. C'est parce qu'il est fils ou fille de…que tel enfant est exterminé. La filiation n'est pas niée mais au contraire survalorisée comme vecteur d'identité. L'inceste donne la même importance au lien généalogique, non pour tuer l'enfant mais pour effacer sa valeur de marqueur de la différence des générations. Il crée, comme l'univers concentrationnaire, de l'identique mortifère entre le père et l'enfant. Le résultat est l'altération de l'identité psychologique de la victime dans l'inceste et sa mort dans les camps. Dans les deux situations il y a la déconstruction et le déni de l'altérité par la sacralisation ! destruction de la filiation. L'extermination des enfants sur des critères raciaux de filiation s'accompagnait en contre-partie de l'exaltation de la pureté de la transmission généalogiques pour les autres, appartenant à des races dites supérieures. De la même façon nombre de pères incestueux sont fascinés par ce lien magique, transcendantal, qui les relie à leur enfant et qui les rend aveugles à toute autre réalité.

Mais, outre la gravité du crime lui-même, son traitement judiciaire et médiatique ne concourt-il pas à aggraver la situation ? La victime n'aura-t-elle pas toujours ce père-là ? Ces liens ne scellent-ils pas le destin de chacun et quelle autorité saurait déposséder un individu de ses origines ? Cette transcendance oblige à travailler la question de leur place et de leur devenir dans la réalité du temps qui passe. Or, sous prétexte qu'il ne saurait y avoir de protection de l'enfant sans l'élimination du père, nombre de professionnels de l'enfance excluent a priori le coupable du champ de la réparation. Cette injonction à éliminer le père de la vie de l'enfant ne représente-t-elle pas une atteinte supplémentaire aux liens de filiation, fonctionnant comme un déni enfermant la victime dans ses représentations du père au moment de l'agression et l'empêchant d'évoluer avec le temps ? La diabolisation du père n'est pas la meilleure réponse pour aider l'enfant à se dégager de son emprise. Même si une déchéance est prononcée, il restera toujours le père avec qui cela s'est passé et à qui il faudra bien un jour demander des comptes.

 


Autres billets sur le livre Questions d'inceste

1/ Questions d'inceste de G. Raimbault, P. Ayoun, L. Messardier
2/ L'inceste séducteur, le père avec la fille
3/ La pianiste de Michael Haneke
4/ L’inceste avec violence, le viol incestueux
5/ Une conception réductrice de l'inceste
7/ Les réactions au traumatisme
8/ La sidération et l'impossibilité de dire
9/ Ces mères qui n'ont pas réussi, ou pas voulu, ou pas su éviter l'inceste
10/ L'identité désorganisée des pères séducteurs
11/ Pourquoi les incestueurs en appellent-ils à l’insatisfaction conjugale ?
12/ L'interprétation du consentement par l’incestueur
13/ L'atteinte narcissique et la culpabilité pour la mère
14/ La valeur de la sanction pour l'agresseur et la victime
15/ La tragédie grecque et la littérature
16/ L'autonomisation
17/ Le devenir des pères agresseurs en prison
18/ Le pardon
19/ Anaïs Nin, un inceste choisi
20/ Deux sœurs dans les viols par inceste
21/ La recherche de sens – La valeur de l'écrit 
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26 mai 1994 4 26 /05 /mai /1994 20:32

Logo-inist-CNRS.jpgAuteur

BALIER C.
Psychiatrie de l’enfant

Source 1994, vol. 37, no2, pp. 333-351 (11 ref.)

Après avoir décrit la situation montrant une nouvelle attitude à l'égard de l'inceste et constaté l'augmentation sensible de l'intervention judiciaire ces dernières années, j'ai décrit sommairement le profil le profil psychologique des pères abuseurs. Puis j'ai montré comment le traumatisme subi par la victime touchait gravement le sentiment d'identité.
30° (1994) L’inceste : un meurtre d’identité- – 2 – 1994 – p. 333-351.
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