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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 08:44

Bernard Croisile est neurologue, spécialisé dans les troubles de la mémoire. Il passe en revue les étapes du processus de mémorisation au micro de Carine Fillion.
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Autres billets sur la mémoire deJean-Paul Mari
Les nouvelles clés de la mémoire par Jean-Paul Mari

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 09:53

logo-Nouvel-obs-rouge.jpg09-02-2012

Par Jean-Paul Mari

Pourquoi on la perd, comment l'entretenir, les découvertes de la science, les dégâts de la maladie d'Alzheimer… Révélations sur une machine mystérieuse.

La mémoire nous fascine. A juste titre. Nous sommes ce que nous nous rappelons. Ce que nous ne voulons pas oublier. La mémoire est bien notre identité, notre histoire, elle donne un sens à notre existence, l'inscrit, la raconte, la transcende. C'est une machine prodigieuse, d'une incroyable complexité, dont la recherche fouille sans cesse les ressorts, les atouts et les fragilités. Surprise !

Les nouvelles découvertes nous apprennent que la mémoire... n'existe pas. Qu'il y a bien des mémoires, spécifiques, et que chacune a sa fonction, irremplaçable. Les travaux montrent aussi le rôle crucial de l'oubli, dans le choix des souvenirs qui nous permettent de construire notre avenir. Celui qui souffre d'amnésie est aussi malade que celui qui se souvient de tout.

Mémoire et oubli... comment fonctionne ce couple délicat ? Pourquoi un souvenir s'efface-t-il ? Qu'est-ce que ce mal du siècle, le drame de la maladie d'Alzheimer qui tue un homme en le privant d'abord de sa conscience ? Peut-on lutter ou la mémoire est-elle condamnée à s'effacer ? La mémoire a ses clés, sans cesse redécouvertes. Le dossier du "Nouvel Observateur" en décortique le fonctionnement. Et les mystères.

(Le dossier "Les secrets de la mémoire " est publié dans "le Nouvel Observateur" du 9 février 2012)

Pour lire le billet, cliquez sur le logo du Nouvel Observateur

Autres billets sur la Mémoire deBernard Croisile
video Bernard Croisile mémoire comment fonctionne-t-elle.flv
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 08:06

Logo PsychomédiaSource : Science Daily

Des chercheurs américains, dont les travaux sont publiés dans le Journal of Neural Engineering1, ont identifié un circuit neurologique, sur lequel il est possible d'intervenir, qui peut activer et désactiver la capacité de mémoire à long terme chez des rongeurs. Ils espèrent que leur découverte puisse un jour aider les personnes victimes de la maladie d'Alzheimer, d'un accident vasculaire cérébral ou d'un traumatisme.

"Allumez l'interrupteur et les rats se souviennent. Éteignez-le et les rats oublient", résument Theodore Berger et ses collègues des universités de Californie du Sud et Wake Forest.

Les chercheurs ont étudié les communications entre deux régions de l'hippocampe qui permettent la conversion de la mémoire à court terme en mémoire à long terme, pendant que des rats apprenaient, au moyen de récompenses, à peser un levier. Sans ces communications, dit Berger, pas de mémoire à long terme mais toujours une mémoire à court terme.

Les chercheurs ont ensuite administré aux rongeurs un agent pharmacologique qui interrompait la communication entre les deux régions de l'hippocampe, empêchant ainsi la formation de la mémoire à long terme. Les rats savaient toujours qu'ils devaient peser le levier d'abord à gauche puis à droite et ensuite vice versa. Mais ils ne se rappelaient pas plus que 5 à 10 secondes s'ils avaient pressé à droite ou à gauche.

En reproduisant les signaux neuronaux associés à la formation de la mémoire à long terme au moyen d'électrodes implantées dans le cerveau, ils ont rétabli cette capacité. Chez des rats n'ayant pas reçu la substance pharmacologique, l'appareil amenait aussi une amélioration de la capacité de mémoire.

Les chercheurs souhaitent maintenant reproduire ces résultats sur des singes.

1. http://iopscience.iop.org/1741-2552/8/3

Pour lire l'article, cliquez sur le logo de psychomédia

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 19:10
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Published by E.T. Documentaliste - dans Mémoire
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 07:08

Logo-Arte-TV-copie-1.jpgDate de première diffusion : Ven., 27. mai 2011, 22h11
(Allemagne, 2010, 52mn)
ZDF
En finir avec la peur
Qu'il s'agisse d'un traumatisme de guerre comme chez le sergent-chef Robert Müller, des séquelles psychiques d'une attaque à main armée comme celle qu'a vécue Joel Coutou ou d'un deuil insurmontable comme pour Sonja Merkhofer, les souvenirs douloureux sont souvent si handicapants que ceux qui en sont encombrés donneraient tout pour s'en débarrasser.

De leur côté, les chercheurs suivent des pistes diverses qui vont des thérapies comme l'EMDR - en français "désensibilisation et reprogrammation par des mouvements oculaires" - à la recherche pharmacologique.

Tandis qu'Alain Brunet, à Montréal, travaille sur une molécule susceptible de bloquer l'adrénaline qui accentue la mémoire émotionnelle, André Fischer, à Göttingen, a isolé l'enzyme responsable du stockage des souvenirs traumatiques et cherche maintenant à en découvrir l'inhibiteur. Des recherches qui ne manquent pas de susciter quelques inquiétudes : jusqu'où est-il bon de manipuler la mémoire et de dépouiller l'homme de ses souvenirs, si accablants soient-ils ?

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 06:27

L-essentiel-cerveau-psycho.jpg

La mémoire est parfois assimilée à des tiroirs où s’amoncelleraient les souvenirs, qui seraient stockés, figés, et il suffirait de les ouvrir pour y avoir accès, puis de les y ranger à nouveau. Cette vision de la mémoire est aujourd’hui obsolète. Un souvenir vit, évolue, se transforme, disparaît parfois. Les mécanismes d’acquisition, de stockage, de hiérarchisation, de réactualisation, d’effacement des souvenirs sont abordés dans ce numéro de L’Essentiel de Cerveau&Psycho.

Au sommaire :

Multiples mémoires

  • La mesure de la mémoire
  • Champions de mémoire
  • Moyens mnémotechniques
  • De l'intérêt de mémoriser
  • Glossaire
  • La mémoire autobiographique
  • Vers un modèle unifié de la mémoire
  • L'émotion, ciment du souvenir
  • La mémoire sociale : évolutive mais efficace

La formation des souvenirs

  • Les souvenirs gravés dans les neurones
  • Souvenirs et plasticité cérébrale
  • Le sommeil fait son cinéma
  • Démasquer les gènes de la mémoire
  • Les gardiens de la mémoire
  • Le langage (codé) de la mémoire
  • La moitié oubliée du cerveau
  • Effacer les souvenirs

Pour accéder à la revue, cliquez sur le couv

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 07:58

Logo Paris Match

22 Juillet 2009

Interview Caroline Pigozzi

Elle avait, depuis des mois, un comportement inhabituel sans que les médecins et ses proches ne comprennent pourquoi. Elle, naguère dotée d’une incroyable mémoire, actrice si brillante et talentueuse, n’arrivait plus à retenir ses textes. Maman perdait aussi le sens de l’orientation, confondait les choses et avait, de surcroît, des hallucinations, jusqu’à voir des intrus dans sa maison, l’entraînant à prévenir la police. Elle devenait en réalité toujours plus étrange, et moi je mettais cela sur le dos de la boisson car elle appréciait l’alcool et les grands vins !

PARIS MATCH, 6 mars 1997

– Croyez-vous avoir réhabilité la réputation de Rita Hayworth ?

– En alertant le monde sur les ravages de ce fléau, j'ai rétabli la dignité de ma mère. Rita Hayworth, qui symbolisait la plus grande star de son époque, a vu peu à peu son image se dégrader du fait d'une presse que s'acharnait contre elle. Aux yeux de l'opinion publique, c'était devenu une femme provoquant des scandales dans les restaurants et les avions... Malheureuse, elle buvait. De plus, les neurotransmetteurs de son cerveau étaient déjà atteints et c'est cette maladie encore inconnue qui lui faisait perdre ses jolies manières. Depuis, le public a compris ce qu'elle avait réellement subi et la presse a fait amende honorable.


Autres billets sur Rita Hayworth
1/ Livre - Rita Hayworth par Barbara Leaming
2/ Rita Hayworth par Barbara Leaming
3/ Rita Hayworth élevée sous l'emprise et les viols de son père
4/ Rita Hayworth demeurait une élève docile, anxieuse de plaire
5/ Rita Hayworth et sa mère face aux viols par inceste
6/ Rita Hayworth - Parfois elle ne pouvait s'empêcher de pleurer ouvertement devant les metteurs en scène et ses camarades de travail
8/ C'est ainsi que Rita Cansino devint Rita Hayworth, du nom de jeune fille de sa 
mère
10/ Rita Hayworth fait preuve d'une assiduité et d'un amour du travail inhabituels
11/ Les tendances autodestructrices inconscientes qui trop souvent guidaient la conduite de Rita Hayworth
12/ Orson Welles & Rita Hayworth et l'alcoolisme
13/ L'image dévaluée qu'avait Rita Hayworth d'elle-même et son sentiment d'infériorité
14/ Ali Khan & Rita Hayworth et l'argent
15/ La dame de Shanghaï selon Barbara Leaming
16/ Rita Hayworth : être une personne mauvaise et méprisable


La Dame de Shanghai The Lady from Shanghai de Orson Welles avec Rita Hayworth
Rita Hayworth et la maladie d'Alzheimer

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 19:19

Logo-chroniques-amnesiques-et-autres-memoires-vives.jpg

Ma mère fait un essayage, (des souliers qui lui plaisent ?), et va pour ça dans une petite pièce au fond du magasin, derrière un rideau. Elle en revient, et j’entends : « c’est trop cher ».

On va partir, mais le temps s’arrête ; il y a des cris d’homme et de femme en avant, à la caisse ; ma mère pleure à gros sanglots, gémit : « non, n'appelez pas mon mari, n'appelez pas la police, s'il vous plaît, j'ai des enfants » ; je penche la tête, je regarde par terre, je suis gêné, je cherche volontairement à ne pas comprendre ce qui arrive.

Et puis on repart, cette fois pour de bon ; ma mère n’a pas d’aide pour sortir le carrosse du magasin de soulier Simard&Voyer, elle ouvre et tient la porte difficilement, alors tout se heurte à tout, et ma petite sœur qui dort toujours, toute innocence préservée ! On revient vers la maison.

Et c’est là, sur le chemin du retour, que ma mère, encore secouée, appelle à ma collaboration, et au silence d’un enfant de trois ans et deux mois, qui paiera le prix fort pour avoir été là, témoin du crime de sa mère.

« On ne dit rien à papa quand il va rentrer à la maison », de ça,  je me rappelle maintenant parfaitement bien.

Pour lire l'histoire cliquez sur le logo de chroniques amnésiques en tête de l'extrait du billet.

Logo chroniques amnésiques et autres mémoires vives

Le vol de ma mère, aussi, sa culpabilité, ses larmes, la leçon de morale qu’elle m’a servie, sur le chemin du retour, et son invitation, explicite, au silence et à l’oubli. « On ne dit rien à papa, en rentrant à la maison… »

Il y a de ça, dans mon silence et dans ma peur, c’est évident : quelqu’un, ma mère, m’a appris le silence, et a voulu me tuer. Et pourtant, ce n’est pas ça, qui est terriblement refoulé, et dont j’ai rêvé, parfois, comme de monstres sombres et gigantesques, coulissants, de type reptilien, écaillés, capables de me déchiqueter, ou de m’égorger sans âme et sans remords, et dont je sais l’existence dans les bas-fonds de nulle part. J’ai raconté ces rêves à Peraldi : ça ne nous menait nulle part, sinon à constater le symbolisme archaïque.

Qu’est-ce qu’on dit à un enfant de deux, trois ou quatre ans de ne pas faire, et de cacher ?

En m'invitant au silence, ma mère m'a appris le silence. C'est elle, d'abord, qui a mis le verrou.

Pour lire lla suite de ce témoignage,  cliquez sur le logo de chroniques amnésiques juste au-dessus de l'extrait du billet.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 07:43

Lionel-Bailly.jpgLionel BAILLY
Psychiatre des Hôpitaux, Unité de Psychopathologie de l'enfant
CH Sainte Anne, Paris

En cela, ils sont plus proches de l'hallucination que du souvenir. Les patients relatent souvent à quel point ce qu'ils vivent est comme du cinéma mais avec en plus les odeurs, les goûts et la peur. Il est fréquent que les phénomènes de reviviscence soient, lorsqu'ils se produisent, plus réels que la réalité et emportent, en général de manière brève, la conviction du sujet.

A la différence des hallucinations classiques, cet envahissement du champ de conscience est en général très bref, de quelques secondes à quelques minutes. Echelle de temps radicalement différente des psychoses où l'on qualifie d'aigu un épisode qui dure plusieurs semaines.

Les enfants, aussi, sont en proie à de tels moments au cours desquels la reviviscence traumatique prend le pas sur la perception. Cela les conduit parfois à des réactions motrices incompréhensibles pour l'entourage et souvent à l'origine de fautes diagnostiques de la part des médecins consultés. Ces accès de reviviscence sont souvent provoqués par un stimulus rappelant l'événement.

Mais même si la reviviscence peut prendre un aspect hallucinatoire il faut se rappeler que, dans la plupart des cas, la scène que le rêve ou le souvenir rappelle a été vécue. En cela, il s'agit plus d'une sensation ecmnésique, le passé étant vécu comme présent.

Ce souvenir obsédant est envahissant et vient prendre la place de la vie psychique. Une grande partie de l'énergie psychique sera détournée des relations objectales et redéployée dans le domaine des relations de l'individu et de son traumatisme. Le discours, les préoccupations du sujet, rabâcheront sans cesse l'histoire traumatique, sans qu'il y ait de temps ni de place pour les apprentissages ou pour les affects.

La fonction de la mémoire est dévoyée, elle n'est plus l'appareil qui permet de restituer le passé, mais, perturbée par le traumatisme, devient l'outil grâce auquel le passé destitue le présent.

Une partie des changements de personnalité évoqués par l'entourage des traumatisés psychiques sont à mettre sur le compte de cette occupation du champ psychique (pas seulement le champ de conscience) par la reviviscence.

Des différences existent donc entre le souvenir et la reviviscence. Tout d'abord, notons l'absence de traitement du percept qui semble incrusté dans le psychisme sous sa forme sensorielle originale. C'est cette sensorialité qui rend le souvenir traumatique "réel et présent" et explique l'apparition d'un effroi qui tient plus à la peur qu'à l'angoisse.

Ces souvenirs traumatiques ne passent pas par le langage, il ne s'agit pas d'un discours sur le passé, mais d'une inscription perceptive dont le sujet ne parle en général pas. Il ne se risque à la décrire que dans des conditions bien particulières. Ce sera d'ailleurs un des enjeux de la thérapie.

La fonction du rêve dans l'engrammage des souvenirs semble, dans le cas des souvenirs traumatiques, mise en défaut.

Ces constatations cliniques trouvent leur écho dans les modèles cognitivistes de la mémoire. Le statut de trace mnésique ne peut être discuté aux souvenirs traumatiques, ne serait-ce que du fait de leur incroyable longévité. Il y a donc eu passage de l'information sensorielle de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme. Mais la charge affective qui a accompagné l'événement a été telle que les traces mnésiques sont sans cesse activées. A une foule de stimuli différents correspond l'activation du souvenir traumatique. Ici, contrairement à ce qui se passe de manière classique, la charge affective loin de gêner la récupération de la trace mnésique la rend systématique et inopportune.

La question du format de la représentation permet de proposer l'hypothèse suivante : les souvenirs traumatiques seraient codés sous une forme imagée, proche des percepts sensoriels et pas sous forme verbale, pour lesquels l'information est symbolisée de manière linguistique. La dépendance du format imagé du traitement simultané de l'information, par rapport à celle du traitement verbal dépendant des processus séquentiels, pourrait aider à comprendre l'abrasion de la notion de temps lors des phénomènes de reviviscence traumatique : la nature même du stockage des souvenirs implique l'absence de temporalité.

La clinique des traumatismes pose donc de nombreuses questions. Quelle est la nature des liens entre les formats sous lesquels les traces mnésiques sont codées ? On pourrait supputer une extraction d'information à partir des formes imagées au profit des formes verbales et propositionnelles, peut-être plus économiques, et certainement d'un plus haut niveau d'organisation. Elles sont, de plus, mieux adaptées à un travail de traitement logique et de généralisation. En poursuivant ces suppositions, on peut se demander si ce travail ne se heurte pas immédiatement à la nature "horrifiante" des matériaux produits. La rencontre avec la mort évoquée par les psychanalystes s'intéressant aux névroses traumatiques, montre ici le lien entre le sujet conatif et le sujet cognitif. En poursuivant cet essai de généralisation aux autres événements susceptibles de produire des traumatismes, par exemple sexuels, la clinique tendrait à faire supposer que le passage à des formes verbales est possible dans un deuxième temps, à l'occasion d'un second événement plus tardif qui donne soudain sens au premier. Ce phénomène correspond à "l'après-coup" proposé par les psychanalystes dans la théorie de la névrose hystérique. La charge affective accompagnant la trace mnésique va ici gêner sa récupération. C'est donc probablement moins l'intensité mais la nature de la charge qui intervient comme facilitateur ou inhibiteur. Dans le cas de traumatismes sexuels, c'est la sexualité du sujet qui est en jeu, et qui bloque la récupération de la trace mnésique ; d'autres parleraient ici de refoulement.

L'inscription de l'événement dans le psychisme d'un individu peut-il en affecter d'autres ? Le souvenir traumatique modifie-t-il ce qu'un individu transmet à la génération suivante ? Cette question d'importance au plan individuel peut prendre une importance cruciale lorsque les événements traumatiques concernent des populations. Le travail thérapeutique fait auprès des survivants des camps d'extermination nazis tend à montrer qu'alors même que ceux-ci ont évité de raconter à leurs descendants ce qu'ils avaient vécu, la personnalité et les choix existentiels de leurs enfants et petits enfants ont été influencés par des craintes, des croyances et des attitudes que l'on peut relier aux traumatismes extrêmes que leurs ascendants ont vécus (Zadje, 1995). Dans leur mémoire, quelque chose d'inscrit a été transmis aux générations suivantes.

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Published by Lionel Bailly - dans Mémoire
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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 19:51

Logo-La-Recherche.jpgParadoxalement, Freud a pu faire l'hypothèse que l'inconscient ne connaissait pas le temps, car ce qu'il retrouvait dans l'analyse, dans les symptômes, les formations de l'inconscient n'était marqué d'aucun indice temporel, n'était pas daté. Cette mémoire freudienne est d'autant plus active qu'elle n'est pas indexée temporellement, qu'elle est oubliée.

C'est même le fait que le sujet ne saisit pas qu'il agit dans l'actualité du transfert sur quelque chose qui a été mémorisé mais non indexé temporellement qui fait tout le procès de la cure analytique. Il s'agira de faire cette histoire qui ne s'est pas faite en son temps, de remanier, de restituer l'histoire qui s'est racontée pour recouvrir ces lacunes, de produire un savoir de la névrose, savoir que le sujet ne se savait pas savoir.

Mais ces blancs de l'histoire sont aussi ce qui meut le sujet, son mouvement même, dans la répétition, dans la quête de retrouvailles avec ce qui a été perdu. Ainsi, l'inconscient, cette mémoire de ce qui a été oublié, est le temps même et la condition de sa conscience.

Pour lire l'article, cliquez sur le logo de La Recherche

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Published by Alain Vanier - dans Mémoire
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