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  • : Autofiction Inceste Résilience
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  • : SAUVER NOTRE VIE est une forme de devoir que nous avons chacun à l'égard de nous mêmes. Le travail d'autofiction après les viols par inceste peut-il faire œuvre de Résilience ?
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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 07:01

Logo-de-L-yonne.fr.jpgmardi 25 octobre 2011
par Christian Picardeau
christian.picardeau@centrefrance.com
Délinquants sexuels et victimes se sont retrouvés ce week-end dans le Vézelien.

Une rencontre pour faire progresser leur réflexion et leur reconstruction.
« Il y a un père incestueux et son épouse, une jeune femme victime d'inceste, une personne dans l'addiction qui rencontre des jeunes homosexuels de façon fréquente, un dans l'inceste qui a fait huit ans de prison, un pédophile qui télécharge des photos d'enfants sans être passé à l'acte, une personne qui est dans l'addiction sexuelle et rencontre plusieurs fois par jour des homosexuels » : un peu à l'écart d'une partie des membres du groupe de parole qu'il anime à Orléans, Jacques Denizot, fait les « présentations ».
« On a toute la panoplie des délinquants sexuels, pas de violeur », résume le psychiatre orléanais.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 15:44

Logo-Raoul-Marc-Jennar.jpgCommunication de Raoul Marc Jennar à la rencontre organisée sur ce thème par Littérature et atelier de réflexion contemporaine (L&ARC), à Romainmôtier, Suisse, 25-27 février 2011.

Voici bientôt 25 ans que j’entretiens avec le peuple du Cambodge une relation d’amitié qui confine à la complicité sans jamais tomber dans la complaisance. J’y ai effectué de multiples séjours. J’y ai vécu et travaillé et j’effectue encore actuellement des séjours prolongés comme conseiller du gouvernement. Pour ce qui concerne le sujet de notre rencontre, je souhaite rappeler que j’ai été pendant plusieurs années responsable au bureau de l’UNESCO à Phnom Penh d’un progamme intitulé « culture de paix au Cambodge, » ce qui m’a amené à rencontrer tous les milieux d’une société qui demeure à bien des égards une société éclatée.

Je voudrais, en préambule de mon propos, souligner à quel point il me semble important de demeurer conscient, quand on parle d’un pays comme celui-là, que nous le regardons avec des yeux d’Occidentaux et que ces lunettes-là peuvent nous amener à ne pas voir la réalité dans toute sa spécificité.

Aux trois mots : conciliation, pardon, réparation, ont immédiatement écho, dans mon esprit, trois autres mots que je veux associer aux premiers non pas, pour les opposer, mais pour les mettre en parallèle : impunité, oubli, indemnisation.

Il me paraît en effet nécessaire d’appréhender les deux faces d’une même problématique, thème par thème. Comment concilier réconciliation et lutte contre l’impunité ? Comment importer en terre bouddhiste une notion de pardon assimilée à celle de l’oubli ? Comment faire la part des choses entre la question de la réparation et les attentes en termes d’indemnités ?

La tragédie du peuple cambodgien cumule les horreurs de la guerre civile avec celles d’une guerre régionale et d’une guerre idéologique où, chaque fois, appuyés par des acteurs étrangers qui se battent par Cambodgiens interposés, ce sont les Cambodgiens qui s’opposent entre eux. La guerre 70-75 oppose un camp pro-occidental à un camp communiste, le régime du Kampuchea démocratique voit s’opposer des perceptions rivales de l’idéologie communiste à imposer à un peuple réduit en esclavage, la séquence 1979-1991 infligera aux Cambodgiens ce que Zbigniew Brzezinski, le conseiller à la sécurité de Jimmy Carter, a appelé une « guerre par procuration » entre le camp sino-occidental et le camp soviétique.

Pour lire la suite de l'article, cliquez sur le logo de Raoul Marc Jennar.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 20:19
Logo-Golias.fr.jpgRembrandt : Le retour de l’enfant prodigue
Par GAUTHIER PAUL
Dans le monde chrétien « pardon » est un mot souvent employé à temps et à contretemps, qui a perdu beaucoup de sa puissance d’évocation : celle d’un retournement, d’une « conversion » qui remet face à face, dans une démarche de demande et de don, la victime et celui qui l’a blessée. Tout se joue alors dans un face-à-face sans concession qui n’a plus rien à voir avec la réalité sirupeuse si souvent accolée à ce vocable lourd de sens.
L’enfant prodigue : une histoire racontée il y a deux millénaires, pleine de bruit et de fureur, qui oppose un père à ses deux enfants : celui qui veut mener sa vie à grandes guides et l’enfant sage, à la carrière toute tracée dans le domaine familial ! Une histoire sans âge car toujours actuelle dans son commencement comme dans sa fin. Et c’est cette fin que nous restitue avec puissance celui dont la vie fut ponctuée de temps heureux et de déchirements de toutes natures. Dans la recherche de cette lumière illuminant tant de visages parsemant son oeuvre peinte, il est permis de se demander s’il n’y avait pas une quête pathétique d’un bonheur insaisissable. L’instant évoqué dans ce détail du Retour de l’enfant prodigue, cette parabole inoubliable, une des plus présentes dans nos mémoires, est celui où le fils revient vers ce père à qui il a fait violence en réclamant cette part d’héritage maintenant dilapidée. Il n’attend rien de cet homme profondément blessé qui ne savait plus, au fil du temps, si cet enfant perdu était encore vivant. Il ne demande rien de plus, après l’aveu de sa détresse, que ce qui pourrait être accordé au premier venu. C’est alors que les mains de ce père renié, et à nouveau reconnu, se posent sur les épaules de ce fils perdu désormais retrouvé. Elles sont accueil et consécration, une forme d’adoubement. Celui qui est de retour au foyer familial a retrouvé sa place en se jetant contre son père ; celui-ci, avec cette sagesse née de cet amour retrouvé, a trouvé instinctivement le geste qui s’imposait. Ce n’est pas dans l’immédiat que peut avoir lieu ce face-à-face, cette rencontre des visages déjà inscrite dans l’attitude de ces deux êtres qui ouvrent une nouvelle page de leur relation. Rien n’est oublié, mais parce qu’il y a eu aveu et rejet absolu de cette violence faite au père, le pardon imploré peut désormais être accordé. Un espace vient de s’ouvrir pour qu’au-delà des mots s’instaure ce dialogue, consécration du pardon.
Si cette scène nous bouleverse, plus encore que nous acceptons de le reconnaître, c’est qu’elle touche à l’essentiel. Un essentiel éloigné de ces poncifs qui ont cours dans certains milieux pétris sans doute de bonne volonté mais ignorants des réalités de l’existence, du sens des mots et de l’exigence de vérité. Cette démarche, peinte par Rembrandt, va bien au-delà d’un simple échange de propos précédant une vague amnistie (un mot si proche d’amnésie !).
Il y a vingt ans à Lyon, parce qu’un des derniers témoins au procès Barbie était un religieux déporté par cet homme, de bonnes âmes avaient parlé de pardon. C’est alors qu’une mise au point, radicale, avait été réalisée (heureusement) par un des avocats des familles des « enfants d’Izieux ». Il avait tout simplement rappelé quelques éléments essentiels : pour que l’on puisse parler de pardon entre victime et agresseur (ou bourreau), il fallait que celui-ci reconnaisse les faits, qu’il s’engage formellement à ne pas récidiver et, si possible, à réparer les conséquences de sa faute. En l’occurrence, dans le cadre de ce procès, parler de pardon était d’une absurdité totale car celui qui était jugé s’obstinait à nier les faits !

A la lumière de ce rappel, ce détail du tableau de Rembrandt acquiert une valeur symbolique irremplaçable.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:15
Pages 146-147

Comment quelqu'un peut-il s'aimer si, très tôt, on lui a appris qu'il n'est pas digne d'être aimé ? Si on le bat afin qu'il devienne autre qu'il n'est ? Si on lui inculque que, pour ses parents, il représente un fardeau et non une joie et enfin que rien au monde ne pourrait dissiper l'aversion et la colère de ses parents à son égard ? S'ils me haïssent ainsi, se dit-il, c'est forcément de ma faute. Il se sent coupable, veut s'améliorer, mais c'est en pure perte car les parents vivent et déchargent sur leurs enfants leur rage, qu'ils ont été forcés de retenir et réprimer, envers leurs propres parents. L'enfant a seulement servi de catalyseur.

Une fois qu'on a vraiment compris cela, on cesse d'attendre de recevoir de l'amour de Papa et/ ou Maman. On sait pourquoi cela a été et reste impossible. Alors, on va s'autoriser à voir comment on a été traité dans son enfance, et à sentir combien on en a souffert.

Au lieu de continuer à s'apitoyer sur eux, à les comprendre et se culpabiliser, on commence à prêter assistance à l'enfant que l'on fut. Il va naître en nous de l'amour pour cet enfant – car nous avons rempli la condition nécessaire, avons ouvert les yeux sur la tragédie du passé. C'est la fin de la minimisation de ses souffrances, l'avènement d'une approche respectueuse de ces souffrances et de l'enfant. Ainsi vont s'ouvrir les portes, jusqu'alors fermées, vers soi-même. Mais elles ne s'ouvriront nullement si l'on dit à quelqu'un : « Tu dois t'aimer toi-même. » Il se sentira débordé par ce genre de conseils, c'est trop lui demander s'il ne lui est pas encore permis de savoir ce qu'était réellement son enfance et pourquoi la vérité est aussi douloureuse.

 


Autres billets sur Ta vie sauvée enfin
1/ Ta vie sauvée enfin

2/ Pardon nocif
4/ Ecrire pour laisser émerger la véhémente indignation

5/ Arrêter la reproduction du sadisme parental

6/ La distinction entre émotion et sentiment

*/ Virginia Woolf par Alice Miller

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 16:53

Pages 45-46

Je reçois nombre d'ouvrages dont les auteurs relatent des cruautés inouïes subies dans leur enfance et déclarent dès les premières pages qu'ils ont tout pardonné à leurs parents. Chez tous ces hommes et ces femmes, se manifeste sans ambiguïté la compulsion de répétition, qui contraint à reproduire l'imposture dont jadis on a été victime. Elle s'exprime principalement dans l'affirmation, proclamée haut et fort par les religions, que le pardon entraîne la guérison. Affirmation à laquelle les faits apportent un démenti éclatant. Il n'est pas libre, celui qui doit faire des sermons.

Voudrais-je dire par là que le pardon des crimes commis envers l'enfant est non seulement inefficace, mais encore nocif ? Oui, c'est exactement ce que je veux dire. Car le corps ne comprend pas les préceptes moraux. Il lutte contre le déni des véritables émotions et pour que la vérité accède à la conscience. Cette vérité a été refusée à l'enfant : il lui a fallu, pour survivre, se mentir et se montrer aveugle aux crimes de ses parents. L'adulte, lui, n'y est pas obligé, et s'il persiste quand même, il le paie cher, au prix de sa santé. Ou bien il fait payer autrui : ses enfants, ses patients, ses subordonnés, etc.

 


Autres billets sur Ta vie sauvée enfin

1/ Ta vie sauvée enfin

3/ « Tu dois t'aimer toi-même » 

4/ Ecrire pour laisser émerger la véhémente indignation

5/ Arrêter la reproduction du sadisme parental

6/ La distinction entre émotion et sentiment


*/ Virginia Woolf par Alice Miller

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 08:04
Pages 228-229

Dans le « Notre Père », on prie : « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » Or, les crimes abominables, incestes et viols ne sont pas des offenses, mais bien plus graves, et donc difficiles, voire impossibles à pardonner ; ils se transmettent souvent sur de nombreuses générations, même si l'ennemi héréditaire a parfois changé de camp dans les méandres de l'Histoire. Par exemple, la « perfide Albion » est devenue « notre courageuse alliée », mais pour de nombreuses personnes l'histoire de Jeanne d'Arc et de son bûcher est encore présente. Autre exemple, celui des hordes barbares dont parlait déjà Jules César .. Sans parler de toutes les haines, rancœurs et rancunes de voisinage qui perdurent souvent depuis des siècles chez certains.

J'ai donc un peu transformé la phrase, qui devient : « Pardonner sans oublier, et ne pas faire comme si de rien n'était. »

Pardonner n'est pas oublier, mais cesser de « se ronger les sangs » sur ses propres malheurs et arriver à renoncer à la fois au désir de vengeance (destructeur pour soi) ou à exiger des excuses qui peuvent ne jamais arriver.

Dans cette acception, pardonner, c'est déposer le fardeau qui vous ronge et recommencer à respirer. Alors, on peut réapprendre

à vivre - petit à petit. Personne ne vous demande d'oublier, ni de revoir ceux qui vous ont fait du mal comme si rien ne s'était passé.

Constatons que malgré tout et selon les lois du karma et des conséquences en série de toute chose, il y a souvent un coup de manivelle en retour et que la vie se charge de la punition de l'offenseur ou du criminel.

Les faits ont existé, c'est indéniable, même s'ils sont parfois autant la conséquence des circonstances que de la faute des gens. Il est important de bien distinguer le « fait)} de la « faute »

Pour s'en libérer réellement, il y a aussi en préalable de pouvoir en parler, de s'autoriser à en parler, voire de demander de l'aide professionnelle pour pouvoir être soutenu et encouragé à en pleurer, à en crier, à en parler, suffisamment pour débrider la plaie.

Les faits sont les faits, et les faits sont têtus.

On ne peut pas les oublier, et on ne peut pas refaire le passé. Mais on peut réapprendre à respirer et ne pas continuer à se punir soi-même en se privant des plaisirs de la vie


Autres billets sur Le plaisir de vivre
Le plaisir de vivre


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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 17:54
Claire Poujol
psychothérapeute chrétienne.

Revenons à la question du pardon dans le cas où

– l'offenseur refuse de reconnaître l'offense, la minimise, la nie
– ou bien se situe lui-même en victime
– ou encore reconnaît les faits mais nie les conséquences
– ou n'exprime que de vagues regrets.

Pour l'offensé, cette attitude continue à lui créer une profonde douleur. Puisque l'offenseur reste insensible, oublie qu'il a mal agi, évite celui qu'il a blessé ou justifie son acte, l'offensé a tendance à s'impatienter, se révolter, se scandaliser. La rancune et la haine s'accumulent et il souffre de cette situation.

Doit-il, pour se libérer de ces effets négatifs, de cette impasse, pardonner à l'offenseur si celui-ci ne montre aucun regret ?

Non ! Ce serait une grande erreur de croire qu'il est bénéfique d'accorder son pardon à quelqu'un qui ne se repent pas.
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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 12:32

Roland Coutanceau

Vivre après l’inceste – Haïr ou pardonner ?


Première partie par Ida Brein

Page 60


Peut-on pardonner ?

« Je me suis demandé souvent pourquoi, enfant, j'avais pu pardonner à mon père, et pourquoi aujourd'hui je ne peux plus pardonner à mes parents. J'ai compris qu'au-delà de la générosité dont, jeune, on peut faire preuve, ce que l'on attend alors, c'est de ne plus jamais être trahie : or, mes parents m'ont trahie plusieurs fois, mon père en tentant de récidiver avec ma jeune sœur et d'autres, et tous deux en ne reconnaissant ni les conséquences du comportement de mon père sur moi, ni leurs responsabilités.

Ce que j'ai, moi, à pardonner, ce n'est plus ce qui m'a été fait enfant, c'est ce que mes parents n'ont pas fait ensuite pour que les effets du drame s'estompent, ce sont les jugements dont ils m'ont accablée pendant des années, enfonçant ainsi un clou déjà fort douloureux.

Au contraire, parce que je m'étais révoltée, ils attendaient un pardon de ma part, de la part de « leur fille ». Mais, il y a longtemps que je ne suis plus leur fille ! Depuis le jour où ils m'ont demandé de réfléchir à leur place parce qu'il n'était pas question qu'eux se remettent en cause, parce qu'ils minimisaient ce que j'avais vécu et continuaient à vivre comme si de rien n'était. J'ai dû me mesurer à la vie sans eux, j'ai dû me mettre à l'abri de mes parents, parce que leur contact me déstabilisait. Le pire c'est que ma mère m'accusait d'être instable, elle me disait que je finirais à l'asile comme ma tante, sa propre' sœur. De huit à vingt-cinq ans, je peux dire que ma hantise était d'être folle.


Deuxième partie

Roland Coutenceau interrogé par Bernard Geidel, médecin et journaliste

Page 251

Vous semblez accorder plus d'importance à ce que vous appelez la trahison de la fonction paternelle qu'à l' agression sexuelle elle-même.

C'est vrai. Je préfère cette lecture par la trahison de la fonction paternante ou paternelle, car c'est celle qui me semble la plus profonde. Mais je crois qu'il ne faut pas être obsédé par cette capacité qu'ont certains êtres humains de dépasser les trahisons de la vie. Cela leur appartient, il ne faut pas être fasciné par le pardon. Ce n'est pas la seule bonne solution, le penser serait se mettre dans une logique idéaliste, morale. Je suis un thérapeute, un accompagnateur, je fais en sorte que les gens accouchent de leur vérité : haine ou désinvestissement aboutissant à la séparation, ou pardon et reprise de contact, ou encore questionnement qui peut être infini. On ne peut pas tout comprendre. Il faut parfois accepter le mystère, l'énigme de l'évolution des sentiments, l'alchimie interne qui préside aux choix divers. Il en est de cette trahison comme de bien d'autres : leur destin n'est jamais écrit d'avance, il varie.

 

Voir aussi les billets concernant le livre de Roland Coutanceau :

1/ Vivre après l'inceste Haïr ou pardonner

2/ Peut-on pardonner ?
3/ Un silence difficile à rompre
4/ Désordres relationnels et sexuels
5/ Le père incestueux
*/ L'enfant investi d'une sorte de mission
6/Les milieux sociaux et culturels
7/ Quelques conséquences sur les survivantes
8/ Le dévoilement

9/ Trois profils des pères incestueux

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 15:18

Quelques mots sur Van Der Weele :

Teo Ven Der Weele est thérapeute missionnaire en Asie et en Europe depuis une trentaine d'années. Actuellement, il est aumônier du personnel de l'hôpital psychiatrique chrétien hollandais subventionné par le gouvernement. Il a enseigné dans de nombreuses écoles de Jeunesse en Mission et il est impliqué dans la formation de conseillers laïcs



Téo développe la notion du pardon de cette manière :

Le conseiller doit être parfaitement au clair avec cette notion du pardon. Il ne s’agit pas de faire pression sur l’abusé pour qu’il laisse son passé derrière lui. L’abuseur peut lui-même avoir utilisé ce terme pour prouver à sa victime à quel point cette dernière est “mauvaise” car elle ne pardonne pas…

Non. Pardonner, dans le Nouveau Testament, a la même racine que “délier, libérer”. Si l’on est sans cesse obnubilé par son abuseur, c’est qu’on est encore lié à lui (on se souvient des relations sexuelles qui font effet de colle). Pour Téo, “se libérer, c’est se concentrer sur l’avenir, sur nos propres choix, même si notre abuseur refuse d’admettre ce qu’il a fait ou minimise l’ampleur de ce qui est arrivé. Les concepts fondamentaux liés au pardon sont la repentance et la confession.” (p. 100)

Toujours pour Téo, “le sujet du pardon ne peut être dissocié de l’enseignement biblique sur la justice.” Un des piliers de cette justice est que toute personne responsable de ses actes doit subir les conséquences de son comportement. Si ce n’est pas le cas, il y a injustice, ce que les abusés supportent très mal lorsqu’ils en sont victimes. Leur ardent désir de justice s’associe avec celui de vengeance, ce qui est un besoin normal. Pour Téo,” la rage est une réaction justifiable face à l’injustice.

Les survivants d’abus doivent apprendre à se mettre en colère mais sans pécher” (Ephésiens 4.6) (p.  104)


Selon Téo il y a deux étapes pour vivre le pardon :

1. Vouloir se venger après un abus grave est naturel et biblique et le nier c’est nier la souffrance et la gravité de l’acte abusif. Alors que faire ? Nous avons un autre moyen d’exprimer ce désir de vengeance - que la vengeance elle-même : C’est l’apporter - sans la nier - à Dieu qui fera justice mieux que nous.  Il réglera lui-même ses comptes avec celui qui nous a offensés. (Romains 12.19) (p. 105) Cet acte de s’en remettre à Dieu va libérer le survivant non seulement de son désir de vengeance mais aussi de son offenseur car le désir de vengeance lie l’offensé à l’offenseur.

 

2. Le pardon inclut « le concept de se détourner de ses offenseurs. C’est un aspect important pour entrer dans la guérison du passé. » (p. 105) Il semble que « le problème ne soit pas ce qu’on nous a fait, ni même qui nous l’a fait, mais ce que nous avons ressenti ». (Selon des notes de séminaires) (p. 105)

 

“Pardonner, dit Téo, c’est choisir avec bon sens de se concentrer sur sa guérison, et non sur la personne qui nous a blessés” (p. 105). Téo précise qu’il est normal d’éprouver de la difficulté à pardonner car seul Dieu peut pardonner. Pour l’homme, « pardonner est surhumain, mais Dieu veut nous transmettre le pouvoir d’apprendre à le faire. La grâce précède l’obéissance ».  (p. 105) En d’autres termes, “quand Christ vit en nous, Il peut faire couler son esprit de pardon.” Pour Téo, “apprendre à pardonner est un processus qui commence lorsque nous prions : Dieu, apprends-moi à pardonner.” Selon l’expérience de Téo, les survivants d’abus pour qui ces notions de vengeance, justice et de pardon sont acquises détourneront plus facilement leur attention de l’abuseur et ainsi seront libérés du lien qui les rattachaient à lui.

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Published by E.T. - dans Pardon
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 12:09
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ET SI...


Des fois j'ai envie de rire, alors comme on parle beaucoup de pardon, je me suis demandée pourquoi Adam a oublié d'employer ce petit mot magique auprès de son créateur au lieu de se cacher comme un malpropre. Peut-être que Dieu ne le lui avait pas appris ce petit mot, et c'est bien dommage. Alors là ce serait à qui la faute ? Il y a des mots que les enfants ne peuvent pas inventer. Car si au lieu de se cacher et de balancer la faute sur sa copine, il avait parlé, peut-être que nous n'en serions pas là où nous en sommes aujourd'hui, et peut-être même que l'arbre de la connaissance, nous y aurions eu droit. Si Adam avait reconnu qu'il était un peu goinfre sur les bords et un peu trop curieux et qu'il ne savait pas résister à sa compagne, si Eve avait reconnu qu'il ne faut pas manger n'importe quoi, même si on vous dit que ça ne fait pas grossir... Si elle avait dit qu'elle avait oublié qu'il ne faut jamais accepter un bonbon de quelqu'un qu'on ne connaît pas, et si ce quelqu'un avait reconnu que tout ça c'était de sa faute à lui, parce que ça ne lui plaisait pas du tout d'habiter dans la zone, alors peut-être que... Peut-être que la "chute" n'aurait pas eu lieu.

René Magritte : le Château des Pyrénées
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Published by Catherine Lestang - dans Pardon
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